‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 479 sur 508 · SELS · texte numérisé non relu

SELS

400. Pour doser les sels de l'urine on en évapore 5 à 10 grammes dans une capsule. On grille le résidu dans unemoolk ou sur une lampe à double courant à une température peo élevée, et on pèse le résidu. Si l'on avait à doser les chlorures, les sulfates ou la chaux on employerait les méthodes données (77) (71).

Pour doser les phosphates on ne peut pas les précipiter dire^ tement dans la dissolution à l'état de phosphate ammoniacomagnésien, par suite de la présence de la chaux et de l'oxyde de fer, qui seraient précipités en même temps. Le mieux est de se servir du procédé suivant, donné par M. Boussingault, que nous conseillons d'employer pour l'analyse des guanos^ des noirs d'os, et des autres engrais.

On dissout la matière dans de l'eau aiguisée d'acide chlorfaydrique, on ajoute à la liqueur de l'acide sulfurique, puisdem fois son volume d'alcool : toute la chaux est précipitée à l'étit de sulfate. On filtre : l'acide phosphorique est en' dissolution. On évapore au bain-marie pour chasser l'alcool, et on ajoute dr l'acide citrique au liquide. Cela fait, on verse de l'ammoniaque dans la solution, et s'il se fait un précipité^ on rajoute de l'acide citrique pour le redissoudre. Lorsque la liqueur citrique ne précipite plus par l'ammoniaque, on ajoute du sulfate de magnésie, et on dose l'acide phosphorique à l'état de phosphate ammoniaco-magnésien.

DÉPOTS URINAIRES

401 . Supposons que l'urine ait produit un dép6t. Pour recot* naître sa nature, on prend un tube de verre effilé par an M

l'on plonge cette pointe dans le dépôt formé, i^irèt am ap*

DÉPÔTS URINAIRES. 697

puyé le doigt sur l'autre extrémité; on retire alors le doigt^ on l'appuie de nouveau et on puise par ce moyen une certaine quantité de dépôt. On l'essaye par divers réactifs, puis au microscope si ces premiers essais n'ont pas éclairé suffisamment.

L'urine contenant un excès d'acide urique est acide et limpide; le dépôt est cristallin, légèrement coloré; il est soluble 'dans la potasse ou la soude, insoluble dans l'ammoniaque et dans l'acide acétique.

L'acide nitrique fonce la couleur d'une urine riche en acide urique. Il peut s'y former un dépôt brun ; ce dépôt est soluble dans les alcalis.

L'urine renfermant des urates se trouble peu de temps après l'émission; ce dépôt est blanc ou coloré, boueux. La chaleur le dissout, ainsi que la potasse ou la soude. Quelquefois ce dépôt est coloré par une matière nommée la purpurine; quoi qu'il en soit , une légère élévation de température dissout le dépôt des urates, qui se reforme par le refroidissement.

L'urine renfermant des phosphates terreux peut se troubler, mais le dépôt ne peut être confondu avec les précédents, parce qu'il ne disparaît pas par la chaleur, et qu'il se dissout dans l'acide acétique, tandis qu'il reste insoluble dans la potasse ou la soude.

Les dépôts urinaires formés par l'oxalate de chaux sont blancs; ils ne se dissolvent pas dans l'ammoniaque, ni dans l'acide acétique. La chaleur ne les dissout pas davantage, mais les acides minéraux les dissolvent. Si le dépôt était formé par du carbonate de chaux, il se dissoudrait dans l'acide acétique avec dégagement d'acide carbonique. Les dépôts de phosphate ammoniaco-magnésien sont blancs, solubles dans l'acide acétique , insolubles dans l'ammoniaque.

L'urine contenant de la cystine possède une odeur acre ou même repoussante. Elle fournit aussi un dépôt, mais il ne se dissout pas quand on chauffe, et il est soluble dans l'ammoniaque.

Certaines urines sont troubles parce qu'elles contiennent du mucus, ou qu'elles commencent à se décomposer. La présence du sang les colore en rouge ; celle de la bile en jaune verdâtre. n est des urines qui sont blanchâtres ou opalines : l'agitation avec de l'éther les éclaircit. On rencontre quelquefois des urines bleues ou noirâtres.

Si Ton place sous un microscope , grossissant de 250 diamètretj une goutte ou deux du dépôt formé dans l'urine, et

DÉPÔTS URINAIRES

qu'on essaye les réactions précédentes, elles apparaîtront beaucoup plus nettement. Ajoutons encore ceci :

L'acide urique se montre en plaques cristallines qui ont la forme de losanges. Les urates sont tantôt amorphes, tantôt cristallins.

Le phosphate de chaux est amorphe.

Le phosphate ammoniaco-magnésien présente des cristaux prismatiques (fig. 103).

L'oxalate de chaux offre de beaux octaèdres (fig, 104).

Fig. 105.

Fig. IM.

La cystine montre de belles tables hexagonales.

On reconnaît le pus à des globules sphériques dans lesquels on aperçoit deux ou trois nucléus lorsqu'on ajoute un peu d'acide acétique. La matière se prend en gelée au contact de la potasse.

Le mucus se distingue à sa consistance glaireuse, à sa coagulation par l'acide acétique ; des cellules diverses sont en suspension dans ce liquide. On rencontre à peu près toujours dans ces dépôts des cellules d'épithélium ; elles sont ovales ou irrégulières.

On trouve encore dans les dépôts urinaires :

Des globules sanguins. Si l'urine est restée acide, ils se présentent en disques caractéristiques; si l'urine devient alcaline, ils se détruisent.

Des animalcules du sperme : on les reconnaît sans difficulté à leur tête ovoïde que suit, après une légère dépression et un rent, une longue (\\xe\3Le c^cim^^.

CALCULS ÏÏRINAIRES. ^^

Des tubes urinifères ressemblant à des poils : leur surface est chagrinée^ des ponctuations très-longues les sillonnent.

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