SUEUR
405. La sueur est un liquide sécrété à la peau par de petites glandes, dites sudoriféres. Ces glandes sont des tubes contournés sur eux-mêmes et partant d'un cul de sac situé dans le tissu sou&-dermique. Leur nombre est très-grand. La quantité de cette sécrétion n'est pas bien déterminée; cependant on sait qu'elle Bst assez forte, et on admet qu'elle est plus de la moitié de l'exhalation pulmonaire.
On obtient ce liquide en pressant des éponges contre la peau en transpiration et en lavant ensuite ces éponges avec de l'eau.
La sueur est un liquide acide, d'une odeur variable avec les individus, d'une saveur salée. Elle renferme 1 à 2,5 pour 100 de substances fixes à 100<*. Le chlorure de sodium mélangé de chlorure de potassium forme près des 2/3 de ce résidu; on n'y trouve pas de phosphates alcalins. Elle doit son acidité aux acides inférieurs de la série grasse; le plus abondant est l'acide formique associé à de petites quantités d'acide acétique et d'acide butyrique. M. Favre y a signalé l'existence d'un acide particulier (acide sudorique).
La sueur contient des matières grasses, provenant des glandes sudoriféres et sébacées, et une matière azotée, peut-être l'urée, qui se change en sels ammoniacaux. La sueur du visage renferme une proportion notable de ce corps dans l'urémie.
La sueur parait laiteuse parce qu'elle est chargée de cellules épithéliales. Elle renferme de l'azote et de l'acide carbonique.
Quelques substances , comme l'acide benzoïque , l'iodure de potassium^ passent dans la sueur,
702 OBUF.
CBUFS.
406. L'œuf se compose d'une'enveloppe de blanc onalbumeny^ de jaune ou vitellus. Dans Tœuf de poule le rapport du poids du blanc à celui du jaune est de 24 à 15.
La coquille de l'œuf d'oiseau est formée environ de
90 à 95 pour 100 de carbonate de chaux, 2 à 4 » phosphate,
1 à 3 » matière aaimale sulftirée.
L'albumen de l'œuf est séparé de la coquille par une membrane azotée et sulfurée^ et du jaune par la membrane yiteUine. Il est formé d'albumine^ et de diverses matières solubles, azotées et sulfurées^ mal définies encore, et enfin de substances salines.
On y a trouvé environ :
83 à 86 pour 100 d*eau,
12,5 » d'albumine, 3,0 i> de diverses matières organiques,
un peu de sucre et de matières grasses, j 0,7 pour 100 de sels.
L'albumine est donc le principe dominant. Elle est enfermée dans des membranes cellulaires , et on y aperçoit des corpuscules. Elle paraît unie à la soude.
Les chlorures alcalins forment plus de la moitié des sels, le chlorure de potassium prédomine sur celui de sodium. On j | rencontre peu de phosphates.
La consistance du blanc de l'œuf est très-variable avec les espèces; il est quelquefois fluide, d'autres fois gélatineux. La chaleur ne parait pas^ en coaguler l'albumine à la même température, et la compacité du coagulum est très-dififérente. Ces effets sont dus soit à des différences dans les albumines, soit à des combinaisons diverses de l'albumine.
Le vitellus des oiseaux est visqueux, opaque, coloré en jaune. On y observe au microscope des globules graisseux peu colorés, et appelés globules vitelUns ; ces globules contiennent des granules extrêmement fins. Lorsqu'on traite ce liquide par de l'acide acétique étendu, les globules se détruisent et les granules apparaissent. Le contenu de ces globules est formé surtout par des corps gras, de l'oléine, de la margarine, et une graisse pbosphorée contenant la lécithine de M. Gobley, de laquelle ona re- •^ i vers corps, et ivolammeut un acide appelé phosphcglyc^ , de la névT\tie l^U^V
OEUPc SPERME. 703
Ces corps flottent dans une solution albumineuse pauvre en ^li. Cette albumine est, suivant M. Lehmann, mêlée dans le ellus à de la caséine; suivant MM. Dumas et Gahours, cette bstance serait un principe albuminoïde distinct, la vitelline. Le vitellus renferme des quantités d'eau très-diverses, 48 à > pour iOO. Il contient environ i,5 pour iOO de substances miorales; les chlorures et lesselssolubles y sont rares, la soude y tmoins abondante que la potasse ; les phosphates etnotamment phosphate de chaux en forment près des quatre cinquièmes. Les corps gras abondent dans le vitellus, car Téther lui enve pr^s de 30 pour 100.
Lors du développement de Tembryon l'œuf présente les phéomènes généraux de combustion qui caractérisent la vie anilale : de l'oxygène est absorbé , de l'acide carbonique et de la ipeur d'eau dégagés, l'albumine disparaît graduellement ainsi le les sels.
Perte de poids de l'œuf le 9** jour d'incubation. ... 5 pour 100, » 15* » •... là »
SPERMF.
407. Le sperme est gélatineux, opaque, plus lourd que l'eau, lue d'une odeur forte. La chaleur ne le coagule pas, l'alcool le ^cipite, les acides le dissolvent.
fl est formé d'une liqueur incolore dans laquelle nagent une »ule d'animalcules spéciaux, nommés spermatozoïdes. Ces êtres lez l'homme ont une tête ronde ou ovale à laquelle est soudé n corps ayant l'aspect d'un fil qui va en s' amincissant.
longueur du corps, 0™">-,042 environ.
Longueur de la tête, 0>nm.,o045.
Largeur de la t6te, 0°>ni*,0018.
La liqueur séminale se gélatinise après son émission ; cet effet 8t attribué à une matière semblable au mucus, appelée la spernaiine,
La propriété fécondante appartient aux animalcules ; ils se enserrent longtemps dans l'urine et même à l'état desséché. Si ^ mouille un linge imprégné de sperme sec, et qu'on le place ^rle porte-objet du microscope on aperçoit les spermatozoïdes avants. Les taches de sperme chauffées légèrement pendant I^elques minutes se colorent en jaune foncé.