‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 53 sur 508 · PROTOXYDE D'AZOTE · texte numérisé non relu

PROTOXYDE D'AZOTE

PBOTOXIDE D'AZOTE.

Sthorïhes I Gu blUnnt, gai du psrsdli.

n 1773 par Priotkf ■ BllOs31.Cet tqniTdenl reprèKUlel toI.

■■ cUeÉ l'air, 1^.

té rapponte t lliTdrosèae, ou poidi de la molécule,

£5. Préparation. — On l'obtient en décomposant leniement ■r la chaleur {Jig. SS) l'azotate d'ammoniaque dans une cornue kTCTTe munie d'un tube de dégagement :

Aï H* 0,Ai O* = 3 Aï O + 4 HO.

Flg. S5.

ComiDe il ne se dégage que de l'eau et du protoiyde d'azote, il K traie absolument rien dans la comue, si l'on poursuit l'opéntioii,tant qu'il reste du sel Tondu.

Pr^rUtés. — Ce gaz est incolore, dépourvu d'odeur, et doué 'me saveur sucrée. Sir H. Davj, ayant respiré du protoijde d'a-

"■•'UIinDuIedu bloirtlc d'aiole m Ai O, parce que ce corps eat lOrmède lM.Ai«tl Tol. O réuDli en 2 TOlumcs. La formule de l'acide bidIcui est *''6' p«te que 3 toI. d'Aï cl 9 ïoI. 0 forment ce corp». La formule de Pacfde ^h<a(J([ue est Ai^e* ; 1 vol. Al et t vol. d'O forment ce corpi. La rormule ^ fuit aiotique eit Ai'6* parce que J roi. At etSrol.d'O forment ce caTfi&.

flW^ ACTION DU PROTOXYDB D'AZOTE SUR L'ÉCONOMIE.

zate^ s'endormit et éprouva des rêves agréables. Ces expériences se néyétèrent avec frénésie en Angleterre^ et même en France : de là ks noms de gaz hilarant, de gaz du paradis, sous lesquele on le désigna. Des accidents, survenus à la suite d'inhalationa de protoxyde d'azote, impur probablement, firent renoncer à ces expériences.

Des essais plus récents ont montre que l'inhalation de ee gaz est sans danger lorsqu'il est pur, et on a parfaitement établi qu'il agit à la façon de l'éther et du chloroforme, c'està-dire qu'il détruit momentanément la sensibilité, que c'est un corps anesthésique.

Un dentiste de Paris, M. Préterre, l'utilise aujourd'hui pour endormir les personnes à qui l'on doit faire une opération, et son emploi s'est montré sans danger.

11 est assez soluble dans l'alcool, et l'eau en dissout son propre volume à 5°.

Faraday a montré qu'il se liquéfie à la température de 0* sous une pression de 30 atm. M. Natterer en a préparé le premier une assez grande quantité, et aujourd'hui on l'obtient avec abondance et facilité dans un appareil construit d'après les conseils de M. Dumas par M. Blanchi. C'est un liquide très-mobUe et limpide, bouillant à — 88». Projeté dans une capsule rouge il entre en calcfaction, et, comme il s'évapore avec une certaine rapidité, si on place la boule d'un tube thermométrique dans ce liquide, le mercure s'y gèle, de sorte que l'on a le curieux phénomène du mercure solidifié dans un vase incandescent. Lorsque Ton verse du protoxyde d'azote dans un tube bouché, puis qu'on y ajoute du mercure, ce métal tombe au fond, mais il s'y congèle. Supposons ensuite qu'on jette un charbon incandescent dans ce tube, le protoxyde d'azote se décompose aussitôt, et son oxygène brûle le charbon avec un vif éclat.

Ce gaz est remarquable aussi par son pouvoir comburant, ce qui s'explique, car il renferme plus du tiers de son poids d'oxy-. gène. Ainsi une bougie, du charbon, du phosphore à peine dlumés, s'y embrasent avec une énergie qui rappelle la combustion de ces corps dans l'oxygène. Cependant il faut une certaine température pour que la séparation de l'oxygène et de l'azote ait lieu, et Ton remarque que si le soufre, fortement embrasé^ continue à brûler dans ce gaz, il s'éteint au contraire, si Ton n'a fait que l'allumer faiblement.

Lorsque Y on met le feu à un mélange de protoxyde d'azote et

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