‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 61 sur 508 · DE L'ACIDE NITRIQUE · texte numérisé non relu

DE L'ACIDE NITRIQUE

feau, et les dernières portions sont de l'acide à 1,42, bouillant ài23*. Si Ton fait la même opération avec un acide d'une deniÉé inférieure à 1,42, il passe d'abord plus d'eau que d'acide, et les dernières parties contiennent encore l'acide à 1, 42, car elles distillent 123°.

L'acide monohydraté attaque les métalloïdes, sauf l'oxygène, l'azote, le chlore et le brome. Avec le phosphore la réaction est si énergique qu'il faut étendre l'acide nitrique de un à deux volumes d'eau.

L'attaque des métaux est en général plus énergique par l'adde nitrique quadrihydraté ou légèrement étendu que par l'aôde fumant; ce qui tient à ce que les nitrates sont générale- , ment insolubles dans les acides concentrés. Cette expUcation n'est pas toujours acceptable, car ce fait se présente avec l'étain, et ce métal n'est pas changé en nitrate par l'acide nitrique , mais il fournit un oxyde , l'acide stannique. L'antimoine est également transformé en un oxyde acide. Lorsque l'acide est extrêmement étendu certains métaux, comme le cuivre, ne s'attaquent pas, mais si l'on ajoute à cet acide une trace d'un nitrite ou d'acide hypoazotique , la réaction se déclare.

L'attaque de l'acide nitrique par l'étain et le fer présente des phénomènes curieux et partiellement inexpliqués. L'étain est tout à fait inattaqué par l'acide monohydraté; si 'on y ajoute de l'eau une vive oxydation se déclare. Il se prote une poudre blanche qui est de l'acide stannique SnO*. Avec le fer, il se passe un phénomène plus singulier encore. Si, après avoir traité des pointes de Paris par de l'acide mono- 'ïydraté, on enlève cet hydrate, et si alors on le remplace par <fe l'acide étendu qui attaque ces clous directement, ils restent tout à fait intacts : ce fer est devenu passif. Mais il suffira de les toucher avec un métal, du cuivre, ou même avec une pointe ^e Paris qui n'a pas eu le contact de l'acide, pour que les clous Passife deviennent immédiatement attaquables. Lorsque le métal est très-oxydable, comme l'étain, le zinc, il se ^ornie, outre le bioxyde d'azote, du protoxyde d'azote, et même ''M'ammoniaque. Dans ce cas l'acide azotique n'est pas seul à •"^derde l'oxygène, l'eau de l'acide intervient également, et c'est 'lïydrogène de l'eau mis en liberté qui forme du gaz aiiimo- •ïiac avec l'azote de l'acide azotique. Si Ton verse un excès de potasse dans le verre où l'on a oxydé l'étain par l'acide azoti(\\ie, il se dégage beaucoup d'ammoniaquey car un papier de \.o\3lïxv^ç»o\

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