CARACTÈRES DE L'ACIDE NITRIQUE
On le sépare de l'oxygène, en le condensant dans un tube en 0 refroidi.
D est solide, cristallisé, fusible à* 29° 5; il bout vers 48° à 50°.
Il détone à la lumière, par une faible élévation de température, et sous l'influence d'un agitation même très-faible.
6i. Caractères de Pacide azotique et des azotates. — 1» Cet acide dégage des vapeurs rutilantes lorsqu'on le chauffe avec du cuivre. Si c'était un azotate, on ajouterait de l'acide sul- , lurique pour mettre l'acide azotique en liberté.
2° L'acide nitrique détruit la couleur bleue de l'indigo.
3» Il colore en jaune la soie, les tuyaux de plume et en général les tissus animaux.
4» Le caractère le plus sensible est le suivant : on délaye un peu de sulfate de fer dans l'acide sulfurique pur; le mélange ; reste incolore. Si l'on y ajoute un cristal ou deux d'un azotate Use produit une coloration rose ou brune.
0» Les azotates fusent sur les charbons ardents.
Le composé Az 0* Br (58) mis en présence de l'eau se détruit; ^oici la réaction :
Cette réaction met en évidence cette idée de Gerhardt, que l'eau est un type auquel se rattachent une foule de corps, les acides et les sels. Ainsi nous avons :
H r • H " • Az 04 " • K " •
Eau. Acide azotique Acide uzolique Azotate ordinaire. anhydre. de potasse.
L'acide officinal est le composé Az 0^ 4H0, bouillant à 123° ><His la pression de 76*^*'°- Sa densité est 1,422; il contient 40 pour 100 d'eau.
61 Applications. — L'acide nitrique est fréquemment employé dans les laboratoires comme réactif oxydant, ou pour produire des azotates. Tous ces sels sont soiubles dans l'eau, l'industrie en consomme annuellement de fortes proportions surtout pour la fabrication de l'acide sulfurique, de la nitrol^nzine, de ïaciâc oxalique ^ etc.
I! Fond vers 111". Il Iwiil A liai:
Corpi unnlogue i l'oxygùiic,
63. Extraction. — Le aoulrc, si: rencontrant à l'étal nali aux environs des vokans, a été (^tmrui de toute antiquité, son de sa cunlenr jaune, de la farilili' aïec la(|uell« il brûle i^t de l'odeur iicre iiui se défraffe dans su conihustion. l.aSicii en ('ontii?nl des dé|i(Us eonsidératiles autour du cratère de divw volrans élcints, et t'est île eette leri-e (solfatare) qu'on le retire
Un lui fait suliir eu Sicile une [ireiiiii're distillation trcg-gm sière dans des pots en terre disposés, deux sur le même rang dans un fourneau (Ut fourneau de galère {fig. fll ). La distUlt
Fis LBl
lion conduite tro]) rapidement donne, dans des vases scntblabl placés en dehors du fourneau, du soufre qui a entraîné 0 ' |iour 100 de terre.
On le redistille en France dans des a|iparcils perfection» dont voici le dessin [/îfl. 62).
A, connie où Von fait arriver du soufre fondu dons i supérieur 0 par la chaleur perdue du foyer C.
Bj chambre de condenaalion.
s la chambre est très-grande et que la distillation soit conttile lentement, le soufre se dépose sur les parois en poussière 4te ^eur de soufre.
Flg. 82.
[jH^u'au contraire on pousse la distillation très-rapidemcnt, le soufre échauffe les parois assez fortement pour que ce corps fende, et forine une nappe liquide sur le sol de la chambre. On leEiilécoulerdans des moules en bois, légèrement coniques, fcroéseDbaspar un bouchon, et plongeant dans l'eau froide. C'est "Ki que l'on obtient les bâtons ou coïmihs de soufre du com-
W. Propriétés. — Soufre solide. — Lis soufre est un corps ^ide, jaune citron, sans saveur, qui acquiert par le frottement Mciir des eori)s élcctriscs, et la pro|)riété d'attirer les corps hm. Il est également mauvais conducteur de la chaleur, ce 'jui détermine des craquements et même la rupture d'un bà- 1"» lie soufre qu'on chauffe à la main, parce que les pailles ""érieures résistent à la dilatation qu'éprouvenl les points fdiaalfés par le contact de la main. I,a densité du soufre solide ^^oialBe de S.
124 SOUFRE. ^j
Son point de fusion est voisin de 110°, son point d'ébullitioit^ est à 448°.
Il est insoluble dans l'eau, un peu soluble dans l'alcool et IV ther, plus soluble dans les huiles grasses et dans les essences, Il benzine par exemple. Il est très-soluble dans le sulfure de bone, à l'exception d'une de ses variétés. La dissolution de soufrs^ dans le sulfure de carbone, abandonnée à Tévaporation spoii-l tanée, laisse déposer des octaèdres droits à base rhombe (sys^*? tcme rhombique). Le soufre natif cristallise de cette façon.'U densité de ce soufre est 2,03. '
Cette cristallisation opérée vers 70° à 80 fournit, outre ces oe-v^ taèdres, des prismes obliques à base rhombe du système kB- ^ norhombique. ''
Enfin si, après avoir fondu du soufre, on le laisse refroidir lentement et qu'on le décante de façon à obtenir une géode de' I cristaux, il n'y a plus que des prismes : cette modification a pour "S densité 1,97. Donc le soufre cristallisé à froid, et le soufre cris--*'^ tallisé à chaud sont sous deux formes incompatibles, et le sou- ' fre est un corps dimorphe.
Ce dimorphisme tient à de chaleur latente qui existe dans le soufre prismatique. Les expériences précédentes tendent à le ' prouver. De plus, si Ton maintient les cristaux octaédriques vers 100° à 105°, ils perdent leur transparence, et passent à la forme prismatique, tandis que, si l'on abandonne les prismes à la température ordinaire, peu à peu ils deviennent opaques, et si on examine alors ces prismes opaques on trouve qu'ils sont formés par un chapelet d'octaèdres droits placés bout à bout. De i)lus, si l'on mouille les prismes avec du sulfure de carbone, il se dégage de la chaleur et on obtient des octaèdres. Enfin, le soufre prismatique, d'après MM. Favre et Silbermann, dégage en brûlant, par gramme, 44 calories de plus que le soufre octaédrique.
Le soufre en fleur contient toujours une proportion notable de soufre insoluble dans le sulfure de carbone. On le nomme soufre insoluble ou soufre amorphe. On l'obtient en très-grande (juantité en soumettant à un refroidissement brusque du soufre maintenu quelque temps en fusioTi à une température supérieure à celle à laquelle il s'épaissit.
C(^ soufre contient une plus forte quantité de chaleur latente
«lue les deux variétés précédentes, car si on le chauffe à 100°,
sa fem/)ératnre s'élève soudain à 1 10°, le soufre fond, et donne le
soufre cristallisé. Par conséquent, uwe cexVame ^vix^wNJvVè. <^& ^\Mr