MÉTHODES DE DESTRUCTION
on réunit ces liquides qui contiennent tout le sulfure d'arsenic à l'état de sulfure double, et on les évapore à sec au bain-marie dans une capsule de porcelaine. Il reste du sulfure d'arsenic qui peut être mêlé à de la substance organique. On le traite dans le même vase par de l'acide azotique fumant qui forme de Tacide arsénique; on évapore à sec, on imbibe le résidu avec de l'acide sulfurique concentré, et on chaufiTe lentement au bain de sable jusqu'à ce qu'il commence à se former des fumées blanches d'acide sulfurique. La masse refroidie est épuisée par l'eau bouillante. Elle renferme de l'acide arsénieux et de l'acide arsénique que l'on soumet à l'appareil de Marsh (99).
n est nécessaire de mettre un excès d'acide sulfurique et de maintenir l'action de la chaleur assez longtemps, afin que tous les composés organiques soient carbonisés.
On peut amener aussi l'arsenic à l'état métallique. A cet effets on mélange le sulfure avec du cyanure de potassium et un pea de carbonate de soude sec; on place ce mélange dans le fond d'un petit tube bouché , et on le chauffe. L'arsenic se sublime et forme un anneau miroitant dans les parties supérieures du tube.
98. Antres méthodes de destruction des corps organiiiues. — Avant de décrire l'appareil de.Marsh Jetons un coup d'œil rapide sur les autres moyens employés pour détruire les matières organiques. S'ils sont rarement employés pour la re« cherche spéciale de l'arsenic, ils peuvent servir pour d'autres poisons minéraux , et il ne faut pas oublier que souvent l'expert n'a que des indications vagues ou même qu'il n'en a pas sur l'agent toxique qui a servi au crime.
Procédés par le chlore. — M. Jacquelain fait passer un courant de chlore dans les matières suspectes divisées, et délayées dans de l'eau jusqu'à ce que la masse soit devenue blanche. Après vingt-quatre heures de repos, si la liqueur exhale l'odeur du chlore , on la jette sur un linge , on lave, deux ou trois fois ce qui reste sur le linge, on l'exprime et on soumet les liqueurs au courant d'hydrogène sulfm'é (97).
Au lieu de préparer le chlore par la méthode ordinaire, on peut faire arriver de l'acide chlorhydrique dans un flacon renfermant une bouillie de chlorure de chaux et faire passer le gaz dans le vase où sont les matières suspectes. Par ce moyen le dégagement gazeux s'opère à froid.
MM. Malaguti et Sarzeaud sont arrivés à détruire complètement les matières enterrées depuis longtemps, et changées en