APPAREIL DE L'ACADÉMIE
ment les diverses parties dans rintérieur de la flamme. Lorsque l'on arecaeîili une quantité suffisante d'arsenic à l'état de taches^ on adapte au tube D un tube de Liebig renfermant une solution d'azotate d'argent. L'azotate d'argent est décomposé à froid et donne naissance à de l'argent métallique et à de l'arsénite d'argent qui reste dissous. La présence de l'argent fait déjà soupçonner l'existence de l'arsenic. On filtre et on sature la liqueur exactement par l'ammoniaque : il se sépare de l'arsénite d'ar* §ent jaune qu'on essaie (95).
Les liquides que l'on soumet à l'appareil de Marsb ne doivent pas contenir d'acide nitrique ou de produits nitreux. L'acide nitrique réagit sur l'bydrogène et fournit de l'ammoniaque et des composés nitreux. L'hydrogène attaque violemment les composés oxygénés de l'azote, et il peut en résulter des explosions. De plus, l'arsenic est changé, d'après M. Biondlot, en flocons d'hydrure solide sur lesquels l'hydrogène est sans action . Des traces de sucre, d'alcool, de gomme, etc., rendent ce corps attaquable par l'hydrogène; aussi conseilie-t-on d'ajouter dans l'appareil un peu de sucre dissous, mais il vaut mieux éviter la présence de tout produit nitreux.
Si le liquide soumis à l'appareil de Marsh renfermait des matières organiques non détruites, le liquide mousserait, et il pourrait se former des taches charbonneuses. Ces taches sont très difficilement solubles dans l'acide azotique; dans ce cas la liqueur évaporée, puis reprise par l'eau, ne se colore paseq rouge brun par la solution de nitrate d'argent.
Il est également indispensable de produire un dégagement lent d'hydrogène, car il pourrait arriver qu'une petite quantité de sel de zinc fût entraînée dans la flamme , et alors , le zinc étapt réduit, il se formerait une tache. Les taches de zinc se dissolvent dans l'acide azotique; si l'on évapore la solution, et qu'on reprenne par l'eau, le liquide ne produit pas de color ration brune avec le nitrate d'argent, et elle précipite en blanc par une goutte de sulfhydrate d'ammoniaque étendu d'eau.
Le sulfure d'arsenic n'est pas décomposé dans l'appareil de Marsh ; on ne doit donc jamais opérer avec l'arsenic à l'état de sulfure. De plus, on ne doit verser dans l'appareil que de l'acide sulfurique étendu et froid, et entretenir un courant peu rapide; stns quoi cet acide serait réduit et il se formerait de l'hydrogène sulfuré qui transformerait l'arsenic en sulfure. Enfin les niatières doivent avoir été assez chauffées avec l'acide sulfurique pendant la carbonisation pour qu'il ne reste pas d'acide