SEL DE SOUDE
Quand on réfléchit que le principal emploi de Tacide sulfurique est la fabrication du sel de soude^ et que tout le soufre de cet acide s*entasse comme résidu fort encombrant à la porte des usines, on comprend qu'il serait doublement avantageux de revivifier le soufre des marcs de soude. Le procédé fiQÎTanty dû à H. Hund^ donne ded résultats avantageux.
Les marcs^ après avoir été abandonnés pendant 5 à 6 jours à Tair, sont placés dans des cuves portant un faux fond percé, dans lequel on lance de l'air forcé. On donne trois vents {successifs, le premier pendant i2 heures et les deux autres pendant 40 heures. Après chaque action de l'air on lessive le produit oxydé.
Les premières eaux sont très chargées de polysulfùres^ lés aatres sont riches surtout en hyposulfites.
On mélange ces eaux^ de façon que les dernières soient en excès, dans un grand cuvier portant un agitateur à son centre^ et on y fait arriver de l'acide chlorhydrique à 21®.
L*eaa devient laiteuse par la précipitation du soufre divisé, ({m peut être recueilli.
Ce procédé, perfectionné par H. Schaffner d'Aussig, par M. Mac-Tear de Glascow^ est très employé dans les pays étrangers^ et à Glascow notamment, dans l'usine Tennant, on traite les charrées de soude qui se sont accumulées depuis un demi-siècle à la porte de cette usine et qui empoisonnaient l'air et les eaux.
Le principal perfectionnement consiste à fabriquer avec la pyrite de l'acide sulfureux qui réagit vers 65"» sur les eaux sulforeuses en présence de l'acide chlorhydrique. Le soufre formé est lavé, fondu et coulé en lingots.
Soude à Tammoniaque, Depuis quelques années, un nouveau procédé entre en lutte sérieuse avec le procédé Leblanc. Des solutions de chlorure de sodium et d'ammoniaque sont soumises à un excès d*acide carbonique : il en résulte du bicarbonate de soude qui se précipite et du chlorhydrate d'ammoniaque qui reste dissous. Le bicarbonate est calciné pour fournir le carbonate neutre y et le chlorhydrate d'ammoniaque 68t chaufifé avec de la chaux- pour régénérer l'ammoniaque qui rentre dans la fabrication. Le résidu est donc du chlorure de calcium.
n faut remonter jusqu'en 1838 pour trouver la première idée d'une application industrielle de cette réaction qui a été brevetée par Harrison Grey Dear et John Heinming; en An-