BICARBONATE DE SOUDE
MaO HO 2 G0> = 8^.
STifONmi : sel de Vichy.
143. On le prépare dans les fabriques en faisant arriver du gaz carbonique dans une chambre portant des claies sur les-
(1) AnnatestU chimie et 4e physique, k* série, t. XIV, p. 12.
ESSAIS ALGALIMÉTRIQUES. 317
quelles sont des cristaux de carbonate neutre. Dans les pharmacies on peut opérer de la façon suivante. Prenez un vase de grès on de verre long et étroit^ muni d'une ouverture latérale et portant un diaphragme^ percé de trous, placé à une certaine distance du fond; placez sur ce diaphragme du carbonate neutre cassé en petits fragments; bouchez ce vase avec un couvercle portant une ouverture, lutez ce couvercle et faites arriver du gaz carbonique par la tubulure. L'eau du' carbonate neutre est chassée par Tacide carbonique et tom be dans le fond du vase.
Ce sel est alcalin; il se transforme à partir de 70<> en carbo* nate neutre.
Il est employé pour la préparation des eaux de Seltz sur les tables. Il est le principe des eaux alcalines gazeuses de Vichy et des pastilles de Vichy. On l'administre à la dose de 25 centigrammes à 2 grammes par jour. Il est la base du soda-powder, du soda-water des Anglais.
Oo trouve en Egypte et dans les Indes, après la saison sèche, des efQorescences qui sont constituées par du sesquicarbonate de soude, 2NaOH03CO', appelé le natron,
144. Essais alcalimétrlques. — Le butde ces essais est de faire connaître la quantité d'alcali libre ou carbonate qui existe dans un mélange.
Le principe de cette méthode, due à Descroizilles, et perfec* tioDnée par Gay-Lussac, est le suivant :
Raisonnons sur la potasse ; tout ce que nous dirons s'appli* quera à la soude.
1^ La potasse libre et le carbonate de potasse bleuissent le tournesol rouge.
^ L'acide sulfurique attaque ces matières. Tant que Tacide Boifurique n'a pas été ajouté en quantité nécessaire pour s'emparer de toute la potasse, la liqueur colorée par le tournesol est bleue ou possède une teinte vineuse ; aussitôt qu'une goutte d'acide sulfurique est mise en excès, la coloration rouge pelure d'oignon apparaît, et la saturation est terminée ou à peine outrepassée.
On nomme titre d'une potasse le nombre de centièmes d'oxyde KO qu'elle contient.
Le calcul des équivalents fait voir que 5^' d'acide SO'HO saturent 4K',80 d'oxyde KO.
On pèse iOO grammes d'acide sulfurique récemment bouilli, on les verse dans de l'eau distillée placée dans un vase jaugé
31S ESSAIS AtCALIMÉTRTQUES.
d'un litre; on agite le liquide pour le mélanger^ on le laisse reflroidir dans un seao d'eau de puits fraîche^ et on complète le Tolume d'un litre ayec de Teau. Ce mélange d'eau et d'acide constitue la liqueur «onnale ou ahalimétrique. On enferme cette liqueur dans un flacon k l'émeri. Il est clair que SO^ contiennent 5 gr. d'acide SCraO. On en Terse 50*^ dans une burette graduée divisée en demi-centimètres cubes ; le chiffi*e 0 est en haut, le chifre iOO est en bas au point où 50>« sont consommés.
D'autre part, on pèse 4*^80 de la potasse à essayer, ou mieux dix fois plus, 48*^, 0 (ce qui permet de vérifier Tessai en en^ faisant plusieurs). On les place avec de l'eau dans un ballon ou dans une éprouvette d'un demi-litre; on agite, et quand la dissolution est complète on en puise bO^'' dans une pipette , et on les verse dans un vase plat disposé sur une feuille de papier blanc.
On colore cette liqueur par 3 ou 4 gouttes de teinture de tournesol, on place à côté un vase semblable contenant la même quantité d*eau et de tournesol et deux gouttes d*acide sulfurique normal, puis on verse l'acide normal dans le premier vase en Fagîtant sans cesse.
U est daîr qu'il faudrait 50^, e'est-àrdire 400 dimions de la burette» si la potasse était l'oxyde KO pur. Dès lors, s'il en faut 60 divisions, c'est que la potasse renferme 60 pour 100 de KO, c'est-à-dire qu'eUe titre 60. S*ii en faut 75 ou 48, etc., elle contient 75 ou 48 pour i 00 de KO ; son titre est 75 ou 48.
On vérifie cet essai par un- ou deux autres, en ayant soin de n'ajouter le tournesol que lorsqu'on est sur le point d'atteindre la neutralisation.
Si la potasse contenait des sulfures alcalins, l'essai serait mauvais, parce que les sulfures ont une réaction alcaline au tournesol ; on en serait averti par l'odeur d'acide sulfhydrique, et on calcinerait la prise d'essai avec un peu de chlorate de potasse, qui changerait le sulfure en sulfate.
Le même mode d'essai s'applique à la soude : seulement on emploiera 3iK',63, parce que c'est la quantité de soude, NaO, qui sature 50^' SO» HO.
Dans les fabriques de notre pays on se sert plus généralement encore de la méthode alcalimétrique, telle que Ta donnée Descroizilles, malgré qu'elle n'ait pas, comme la précédente, le précieux avantage de faire connaître immédiatement le titre pondéral de l'alcali. On prend 5 gr. de la potasse, ou de la
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soade à essayer, et on fait l'essai comme le précédent avec la même liqueur normale. Si Ton a employé 60 divisions de la burette pour la neutralisation, on dit que le sel est à 60 : cela signifie que f 00 kilog. de cette matière contiennent une quantité d'alcali pouvant saturer 60 kilog. d'acide sulfurique à 66<^. Pour connaître la quantité de potasse il suffira de multiplier le nombre de degrés obtenus par Qf^^fikS^ quantité nécessaire pour saturer 0^^05 d'acide sulfurique à 66® :
60 X 0",048 s= 2'%880 d'oxyde KO contenu dans les 5 gr. et 2^,880 X 20 = 57^,600 pour 100 kilogr.
On aura la quantité de soude en multipliant le nombre de degrés par 0»',031 6.
Si l'on veut connaître la quantité de carbonate de soude que renferme cette matière, on multipliera le nombre de degrés par 0»^,054.
Us essais alcalimétriques dans les laboratoires se font généralement ayec une liqueur titrée d'acide sulfurique contenant 1 équi?. = 49*' d'acide sulfurique monohydraté par litre, ou le dixième^ ^^9, de cet acide. On titre cette liqueur en en précipitant l'acide sulfurique à l'état de sulfate de baryte qu'on pèse.
La difficulté d'avoir de l'acide sulfurique pur le fait souvent remplacer par de l'acide oxalique qui, lorsqu'il a été purifié et abandonné;à l'air, a pour composition CW3H0 = 63.
144 5t8. Souvent on dose un alcali^ de l'ammoniaque par exemple (160 bis), au moyen de la liqueur alcaiimétriique. On en prend un volume connu et en excès^ dans lequel on fait rendre l'alcali qu'on veut doser.
Lorsque la saturation est terminée, on détermine^ au moyen d'une solution alcaline titrée, ce qui reste d'acide libre non saturé par la base que l'on veut doser. On ^détermine, d'autre Pttt, la quantité de la liqueur alcaline titrée qui est nécessaire pour saturer le volume de liqueur alcalimétrique sur lequel on & opéré. La différence fait connaître la dose d'alcali cherchée.
La solution alcaline est de la soude^ du carbonate de soude, <le la baryte^ de la chaux, etc.