ZINC
On |>eut le séparer des alcalis^ avec lequel il reste ordinalremeat mélangé dans les analyses^ par diverses méthodes et notamment en utilisant l'insolubilité de son phosphate.
M.Tnichot donne un moyen très simple que j'ai appliqué au dosage de lithium dans Teau de la Bourboule^ et qui donne des résultats satisfaisants. On prépare des liqueurs titrées de chlorure de lithium contenant de 1 , 5, 10^ 20, 30, 40, 50 milligr. de ce chlorure par litre^ et on les essaie au spectroscope comparativement avec l'eau minérale. On se sert d*un fil fin de platine, contourné en hélice, de manière à former à son extrémité un petit cylindre creux qui retient toujours une goutte du même volume.
472. Emploi des sels de zinc en thérapeutique. — L'oxyde de zinc et les sels de zinc sont des astringents.
L'oxyde de zinc s'emploie mêlé à l'axonge, à la poudre d'amidon, contre certaines maladies de la peau, l'eczéma^ lesbrû* lures. On fait usage d'un cérat à l'oxyde de zinc contre les con* jonctivites et les blépharites.
Le.sulfate de zinc est un des. astringents les plus fréquemment employés, et on l'indique surtout contre les flueurs et dans les maladies inflammatoires des yeux.
Enfin, le sulfate, le cyanure, l'acétate et le valérianate de zinc, sont indiqués comme antispasmodiques, et usités dans le traitement de l'épilepsîe.
ZINC MÉTALUQQE.
Zn = 52,75.
La calamine (carbonate de zinc sUicaté) et la blende {zinc suU furé) sont les minerais de ce métal.
Pour le retirer de la calamine on calcine le minerai, ce qui fournit de l'oxyde de zinc. Pour l'extraire de la blende on grille le minerai, ce qui donne encore de l'oxyde. Puis on réduit cet oxyde par le charbon.
La manière d'opérer la réduction est variable avec le pays. En Belgique on place le mélange dans des tubes cylindriques en terre fermés par un bout (fig, 91). L'extrémité libre de ces tubes s'emboîte dans un cône en fonte emmanché lui-même dans un cône en tôle. Le premier tube est porté) au rouge vif
dans un fourneau^ les deux autres sont à Tair libre et servenl de récipient. Le zinc se condense en grande partie dans le cône en fonte; la matière retenue dans le cône en tôle renferme,
Fig. 91.
outre du zinc, une substance brune, nommée cadmie, qui renferme un métal, plus volatil et plus oxydable que le zinc, appelé le cadmium.
Le minerai silésien est de la blende. Ce produit, après son grillage, est calciné avec le charbon dans de grands moufles en terre réfractaire. Le zinc distille à travers des tubes en terre, et se condense dans un récipient placé dessous.
En Angleterre, le mélange d'oxyde de zinc et de charbon est distillé dans des creusets fermés par le haut, et portant dans le fond une ouverture qui donne passage à un tube en fer dont l'autre extrémité plonge dans un creuset faisant Toffice de récipient.
On purifie le zinc du commerce en distillant dans une cornue de grès de l'oxyde de zinc pur intimement mélangé avec du charbon. Le métal est recueilli dans une terrine pleine d'eau placée dessous l'ouverture de la cornue.
Le zinc est un métal blanc bleuâtre, cristallin. Sa densité oscille entre 6,8 et 7,2. Il est cassant à froid et vers 200°; on ne peut le laminer qu'à une température intermédiaire. Il fond vers 410°, et il bout vers 900°.
Il se recouvre à Tair d'une pellicule très mince d'hydrocarbonate, qui, adhérant fortement au métal, le préserve de l'oxydation. Il diffère en ce point du fer, dont l'oxyde s'écaille, et laisse à nu le métal, qui se ronge jusqu'au centre. M. Sorel a fait de cette propriété du zinc une application extrêmement heureuse, qu'on appelle, assez improprement du reste, la gaîvor nisation du fer. On plonge de la tôle, ou du fil de fer, dans un bain de zinc fondu, et on les retire quelques instants après. Le fer se recouvre d'une couche mince de zinc qui le présene de l'oxydation.
Le zinc brûle dans l'air en répandant une belle lueur verte; il se forme l'oxyde ZnO.
Le soufre distille sur le zinc sans l'attaquer. Le chlore, le brome, l'iode s'y combinent directement.
ZINC ET SES COMPOSÉS* 3â9
^Le zinc est rapidement dissous par l'acide chlorhydrique et par l'acide sulfurique étendu (préparation de Vhydrogène), Le zinc très pur, obtenu par plusieurs distillations, est à peine attaqué par ces acides; son oxydation a lieu soudainement si on le touche avec du cuivre ou avec tout autre métal plus électronégatif.
Les solutions alcalines réagissent à froid sur le zinc , et don. nent de l'hydrogène et une combinaison d'oxyde de zinc avec Falcali.
On fait aujourd'hui des toitures très légères avec des feuilles de zinc agrafées les unes sur les autres. Le zinc entre dans la constitution du laiton [cuivre jaune).