‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutiqueChapitre 234 sur 527 · OXYDES DE MANGANÈSE · texte numérisé non relu

OXYDES DE MANGANÈSE

Ces oxydes offrent une série aussi régulière que nombreuse. On connaît :

le pfx>toxyde MnO, isomorphe avec les oxydes MgO.ZnO,

1 oxyde salin Mn^O* = MnOMn^O^,

le sesquloxyde Mn^O^, isomorphe avec Fe^O^Al^O^.Cr^O^,

le bioxyde HnO^,

Tacide manganique HnO^,

l'acide permanganique Hn^07.

Protoxyde, MnO. — On roblient sous forme d'une poudre verte en réduisant les autres oxydes par l'hydrogène. On prépare son hydrate en versant de la potasse dans un sel ; il se précipite sous forme d'une matière gélatineuse, blanche, qui brunit aussitôt en se transformant en oxyde supérieur. Cet oxyde est une base peu énergique ; ses sels ont une teinte blanc rosé; les deux principaux sont le sulfate et le chlorure. Ce dernier est le résidu de la fabrication du chlore; on l'emploie avec succès à la désinfection des fosses d'aisance : l'acide sulfhydrique est détruit et changé en un sulfure rosé insoluble dans l'eau :

MnCl -I- AzH^S = MnS + AzH*Cl.

Sesquloxyde, Mn*0'. — On le trouve dans la nature :

à l'état anhydf e, c'est la braunite ; — hydraté, c'est Vacerdèse.

Cet oxyde peut donner avec l'acide sulfurique un sulfate dont la solution est rouge de sang, et ce sulfate est susceptible de fournir des aluns.

Oxyde salin, MnW. — Cet oxyde constitue pn minéral appelé l'haussmanite. Il se forme toutes les fois que l'on grille un oxyde inférieur, ou que l'on calcine un oxyde supérieur : témoin la préparation de l'oxygène. Sa couleur rougeâtre le fait nommer d'ordinaire Toxyde rouge de manganèse.

On doit écrire sa formule Mn 0 Mn* C, parce que sous l'influence des solutions alcalines il se détruit en ces deux oxydes.

175. Bioxyde, MnO*. — Ce corps appelé souvent le jaeroxyde de manganèse, est le plus important de ses oxydes. Il est assez commun dans la nature, où on le rencontre cristallisé en prismes rhomboïdaux dont la teinte est grise et la poussière noire. Les minéralogistes le désignent sous le nom àt'pyrolusite.

Il sert surtout à fabriquer le chlore, l'oxygène, et les autres oxydes du manganèse.

Comme il est toujours plus ou moins impur, le commerce a grand intérêt à savoir la quantité de chlore que cet oxyde dégagera.

Ki ESSAI DES MANGA^É:5ES.

<76.Bs8B.ldesiiiaaBiuiÉBes. — Le calcul prouve que 3f%98 de bioxydc de manganèse pur dégagent i lilre de gaz chlore h 0" S0H3 ta pression de îe"-"'

C'est pourquoi, après avoir mélangé le manganèse à essayer, on en pèse 3B',98 Ifig. 92). On les place dans un ballon de

Fis- 9S.

50" environ, on y yerse 25» d'acide chlorhydrique, et on adapte à ce vase un tube recourbé dont la seconde branche est assez longue pour pénétrer au centre d'un matras à long col.

La capacité de ce matras est d'un demi-liti'e à trois quarts de litre au plus. On le remplit d'eau alcaline presque jusqu'à la naissance du col du ballon; cette eau doit contenir 10 à IS gr. de potasse.

L'appareil doit être incliné comme le montre la figure. On ctiaufTe le petit ballon trËs faiblement, de façon à entretenir uq courant lent de chlore. On porte très lentement le liquide à 1 1" bullition, puis on chauffe rapidement pendant quelques instants pour que la vapeur d'eau, produite en abondance, chasse tout le chlore dans la solution alcaline, et entin on retire vivement le tube du grand ballon, sans quoi une absorption est inévitable.

On transvase la solution de chlore dans un ballon jaugé d'un litre, on rince le vase, on fait exactement un litre de liquide, on agile et on détermine son titre cbloro métrique (165).

Si le bioxyde était chimiquement pur, il aurait dégagé un lilre de gaz chlore; il faudrait donc lO^deliqueurchioréepour 10"= de liqueur normale, et par suite le titre serait 100. Par conséquent, si le titre trouvé est 60 ou 70, c'est que le manganèse renferme 60 ou 70 pour 100 de bioxyde.

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