SULFATE DE FER
FeOSO> + 7 HO s= 1S9.
Stiioicyiies : couperose yerte, Titriol vert.
i%è. On prépare ce sel dans les grandes villes avec les déchefs de fer que Ton traite dans des bassines en plomb par des résidus d'acide sulfurique qui ont servi à diverses industries.
On le fabrique en grand dans quelques contrées, comme la Picardie, au moyen de certaines pyrites de fer alu mineuses.
Le sel du commerce est d'ordinaire mélangé à de petites quantités de- sulfate de cuivre ou d'autres sels. On le purifie en évaporant la solution en présence de limaille de fer. Le cuivre est précipité, et de plus la liqueur, étant toujours acide, dégage de l'hydrogène qui empêche le fer de se peroxyder.
Ce sel se présente en cristaux vert émeraude du système klinorhombique. Ils perdent 6 équivalents d'eau à iOO^', le dernier n'est enlevé qu*à une température de 300° ; le sel anhydre est blanc, il reprend sa teinte en présence de l'eau. Au rouge il se détruit, et donne du colcothar (185).
Le sulfate de fer est soluble dans l'eau. Les cristaux de ce sel et sa solution se couvrent dans l'air d'une poussière ocreuse, qui est formée par un sel basique de peroxyde insoluble :
2(FeOSO») + b = Fe2032S03.
insoluble.
On tire parti de la grande oxydabilité du vitriol vert pour opérer des réductions. Ainsi, l'or en poudre des peintres sur porcelaine est réduit par le sulfate de fer.
Ce sel est employé pour fabriquer le colcothar, l'acide de Nordh&usen et l'encre. Il sert en teinture à faire les noirs et les gris, le bleu de Prusse, la cuve d'indigo.