BISMUTH ET COMPOSÉS
Xmploi des composés du bismath en médecine. — Le bismuth n'ofh*e guère à la médecine qu'une préparation^ le sous-nitrate. Cependant on ordonne quelquefois l'hydrate de l'oxyde de bismuth, et le lactate de ce métal. Le sous-nitrate est un bon médicament dans les gastralgies.
202. Extraction, propriétés du bismath. — La nature nous ofire ce corps à l'état natif; sa métallurgie consiste à le séparer de sa gangue en le fondant dans des tubes en fer inclinés. On le débarrasse du soufre, de l'antimoine et de l'arsenic, qu'il contient firéquemment, en le chauffant au rouge, deux ou trois fois avec le vingtième de son poids de nitre qui change ces corps étrangers en une scorie de sulfate et d'arséniate alcalin.
On traite depuis quelque temps un sulfure de bismuth, de cuivre et de fer venant de Bolivie (M. Valencienn^). 11 est grillé, puis fondu avec du charbon et un mélange de chaux, de spath fluor et de carbonate de soude : le bismuth est réduit, et les sulfures de fer et de cuivre forment une couche liquide qui surnage le bain de bismuth et qu'on en sépare sans difficulté.
Le bismuth est un métal blanc rougeâtre, remarquable par la facilité avec laquelle il cristallise; ses cristaux sont des rhomboèdres. Il se brise sous le laminoir ou le marteau, et il se pile avec facilité. Sa densité est 9,8. Il fond à 264% et il est, comme la glace relativement à l'eau, plus lourd à l'état liquide qu'à rétat solide.
Ce métal s'altère à peine à froid dans l'air et dans l'eau; il brûle au rouge dans l'air et donne l'oxyde BiO*. Il brûle dans le chlore à une température peu élevée.
L'acide chlorhydrique et Tacide sulfurique ne l'attaquent que s'ils sont concentrés et bouillants; Tacide azotique réagit sur lui très énergiquement.