CÉRUSE
Biozyde, PbO* = 119,80. — On le prépare en faisant bouillir, pendant une demi-heure environ, du minium avec de Facide azotique étendu d'eau. On jette sur un filtre; la liqueur est une solution d'azotate de plomb, le bioxyde de plomb reste sur le filtre.
Le soufre, broyé avec le bioxyde de plomb bien sec, s'enflamme. Cet oxyde absorbe l'acide sulfureux par l'agitation avec ce gaz :
S02 + PbO^ == PbOSO^
C'est un réactif oxydant usité en chimie organique. 11 se dissout dans les solutions concentrées d'alcalis, et il forme des plombâtes, sels peu stables (M. Fremy).
SELS DE PLOaffi.
Aaotate de plomb, PbOAzO^ = 165,50. — Ce sel se forme quand on chauffe le protoxyde de plomb ou le plomb avec de l'acide azotique étendu. L'évaporation de la liqueur le fournit en octaèdres réguliers peu solubles. Ce sel soumis à la calcination donne de l'acide hypoazotique (58).
207. Carbonate de plomb. Géruse. — Ce sel se rencontre dans la nature avec la forme de Tarragonite. La céruse est un hydrocarbonate de plomb qui se rapproche de la composition :
2(PbOCOî»)PbOHO.
On fabrique ce corps en traitant les acétates basiques de plomb par l'acide carbonique : tout l'oxyde de plomb, en excès sur la quantité nécessaire pour former de l'acétate neutre, se précipite à l'état de céruse. Le procédé le plus ancien est exploité dans le nord de la France, il est désigné par le nom de procédé hollandais.
On place de champ dans un creuset des lames de plomb enroulées sur elles-mêmes, après avoir versé du vinaigre de basse qualité dans le fond de ce vase. On dispose beaucoup de ces creusets dans du fumier chaud ou de la tannée, etc., en ayant soin de les recouvrir de lames de plomb, et on les laisse ains 30 à 40 jours. Le vinaigre, évaporé par la chaleur du fumier, forme sur les lames du sous-acétate qui est transformé en carbonate par l'acide carbonique produit par la fermentation. On retire et on bat ces lames pour détacher la céruse, et on les place de nouveau dans les creusets.
Thenard a donné un procédé plus rationnel qui se résume à