SELS DE MERCURE
Emploi médical. — Cet azotate de mercure est employé comme caustique. Il ne produit pas de salivation, parce qu'il se transforme lentement en sublimé. Le mercure d'HaJmemann est inusité.
220. Sels au maximum. — On emploie en pharmacie un nitrate acide, produit avec
Mercure 100 gr.
Acide nitrique olficioal à 1,42 .... 150 Eau distillée 50
On fait dissoudre le mercure dans Tacide nitrique et dans l'eau préalablement mélangés, et on évapore la solution jusqu'à ce qu'elle soit réduite aux trois-quarts de son poids^ c*està-dire à 225 grammes. Le produit obtenu est un liquide visqueux.
Sulfate de mercure. — On chauffe au bain de sable, dans une capsule de porcelaine^ 60 grammes de mercure avec 80 grammes d'acide sulfurique à i,84. Le mercure se transforme en une poudre blanche, qu'on dessèche complètement, et qui constitue le sulfate HgOSO'.
A la température de i 5° l'eau qui contient moins de 67 gr. d'acide sulfurique libre par litre détruit ce sel et forme un sous- sulfate jaune 3(HgO)SO', appelé le turbith minéral. Si l'eau contient une proportion d*acide plus grande, elle dissout le sel neutre sans le décomposer. Il y a donc pour ce sel, comme pour le chlorure d'antimoine, et pour le nitrate de bismuth une quantité limite d'acide qui règle le phénomène.
Le turbith des pharmaciens se prépare en traitant le sulfate par 15 fois son poids d'eau bouillante. Il est usité à l'extérieur pour le traitement des ulcères vénériens.
Sulflires de mercure. — Ethiops minéral. Le Codex dit de triturer i p. de mercure et 2 p. de fleur de soufre lavée jusqu'à ce que le mercure soit éteint et que la poudre ait une teinte noire uniforme.
Cinabre, — En distillant l'éthiops on obtient un sublimé, rouge violacé, qui est identique au cinabre naturel. Il vaut mieux distiller un mélange de i p. de soufre et de 6 p. de mercure, î^ cinabre est cristallisé, sa densité est de 8,i.
Le vermillon est du sulfure de mercure, d'un beau rouge, qu'on obtient en agitant pendant plusieurs heures vers 60<^ un mélange de
Mercure 300,
428 CINABRE. SUBLIHË CORROSIF.
Soufire 114,
Polasse 75,
Eau 400.
PROTOCHLORURE DE MERGORE.
SYNONYifSS, bicblorure de mercure, sublimé corrosif.
IlgQ =3 135,5.