SOUFRE
s =a 16. Cet éctuivalent représente 1 Tolume. Densité de sa vapeur rapportée à l*air, 2^22.
Densité de sa vapeur rapportée à l*hydrogl>iie« ou poids atomique, 32. Formule atomique S. Il fond vers 111». Il bout à ftAS».
Corps comburant comme l'oxygSne, mais combustible vis-A-vis de l^oxygène du chlore^ du brome et de iMode.
63. Extraction. — Le soufre, se rencontrant à l'état natif aux environs des volcans, a été connu de toute antiquité, en raison de sa couleur jaune , de la facilité avec* laquelle il brûle, et de l'odeur acre qui se dégage dans sa combustion. La Sicile en contient des dépôts considérables autour du cratère de divers volcans éteints, et c'est de cette terre (solfatare) qu'on le retire pour Texpédier en France.
Si cette source venait à nous manquer on le fabriquerait par l'action de la chaleur sur la pyrite de fer, FeS', qui a servi à cet usage à l'époque du blocus continental :
3FeS2 = Fe^S* + S2.
On fait quelquefois subir au soufre en Sicile une première distillation très grossière dans des pots en terre disposés, deux sur le même rang, dans un fourneau dit fourneau de galère ifig» 62). La distillation conduite trop rapidement donne, dans des vases semblables placés en dehors du fourneau, du soufre qui a entraîné 6 à 10 pour 100 de terre.
Le plus souvent, en Sicile, on se contente d'enlever la majeure partie de la terre en fondant le soufre brut disposé sur une aire inclinée en tas énormes {iialcaroni) recouverts de matières terreuses humectées et tassées. Cette opération rappelle celle des charbonnières dans nos forêts de Francie (104). De-
puis un certain temps quelques industriels se servent du sulfure de carbone pour son eilracljon.
On le redistille en France dans des appareils perrectiotinca, dont TOici le dessin [fig. G3) :