PRÉPARATIONS IODÉES
ble et supérieure dans les maladies scrofuleuses et syphilitiques.
L'action prolongée de l'iode sur la peau produit une irritation, puis une corrosion. Il détermine l'inflammation des membranes muqueuses et séreuses, et il amène une excitation générale.
Son ingestion longtemps continuée produit des palpitations , des accidents nerveux et un amaigrissement très grand.
A haute dose l'iode est yénéneux. D'après Orfila., 4 grammes suffisent pour tuer un chien, mais à la condition de liçr l'œsophage car sans cette précaution l'animal vomit le poison.
C'est Goindet de Genève qui , le premier, émit l'idée que les éponges doivent leur efficacité dans le traitement du goitre à l'iodure qu'elles renferment, et ce fut lui qui introduisit la teinture d'iode dans la thérapeutique. Le succès encouragea ses essais, et aujourd'hui l'iode est l'agent résolutif le plus employé.
Lorsque l'iode est libre ou simplement dissous, il est très irritant, doué d'une saveur et d'une odeur désagréables. Lorsqu'il est combiné à un corps comme le potassium, ou les autres métaux, il n'a pas d'action irritante, et sa saveur et son odeur sont masquées; aussi l'emploie-t-on le plus ordinairement à l'état de combinaison.
Les principales préparations iodées sont : l'eau iodée, la teinture d'iode, la pommade à l'iode, la glycérine iodée.
On emploie encore un sirop d'iode, l'iodure d'amidon, un sirop d'iodure d'amidon, l'huile iodée, etc. Ce dernier médicament a été imaginé lorsque Ton a eu constaté les propriétés thérapeutiques de l'huile de foie de morue, de raie, etc., et reconnu la présence de l'iode dans ces substances. On fit d'abord usage d'une simple dissolution d'iode dans l'huile; MM. Personne et Deschamps pensèrent avec juste raison qu'on obtiendrait un effet plus certain et surtout plus semblable à celui de l'huile de foie de morue en formant une huile dans laquelle l'iode serait combiné. M. Berthé a modifié ce procédé. Il y ajoute une faiblç proportion de phosphore, substance qui se trouve également dans l'huile naturelle*
Le brome possède une action analogue à celle de l'iode ; on s'en est servi pour le traitement des maladies scrofuleuses, du croup et de l'angine couenneuse ; on emploie de l'eau bromée. H a une action corrosive énergique, aussi Ta-t-on proposé pour combattre les effets de la morsure des animaux venimeux. Il détruit même le curare. Le bromure de potassium est un mé-