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simple, gazeux, d'une couleur jaune- verdâtre , ayant une saveur et une odeur très -for tes, désagréables, et sui generis. Lorsqu'il est bien sec, son poids spécifique est égal à 2,4^1 6. Il éteint les corps en ignition , et l'on a observé que la flamme , avant de disparaître, pâlit et devient rougeâtre.
Propriétés chimiques. Ce gaz fait passer les couleurs végétales à la couleur fauve, et finit par les détruire sans retour; il produit également cet effet sur l'indigo.
Le chlore bien sec ne passe point à l'état liquide, même à un froid de 5o<>. S'il tient de l'eau en dissolution , il est susceptible de cristalliser à quelques degrés au-dessous de o.
La plus forte chaleur ne lui fait éprouver aucune altération. Il est électro-négatif. En effet, si on le dissout dans l'eau , et qu'on y fasse passer un courant de fluide électrique, il se rend, avec l'oxigène au pôle positif, et l'hydrogène au pôle négatif. Par la pression et le froid réunis, M. Faraday est parvenu à liquéfier le chlore desséché sur l'acide sulfurique : son poids spécifique paraît être i,33 (»).
Avec le gaz oxigène il ne contracte directement aucune union, à moins que l'un d'eux ne soit à l'état de gaz naissant. Il forme alors deux oxides et deux acides.
Avec le gaz hydrogène, et à volumes égaux , il donne lieu à du gaz acide hydrochlorique, dont le volume est égal à celui des deux gaz constituans.
(0 Ann. of philos, avril i8a3.
( lis )
Les circonstances qui accompagnent cette union sont dignes de remarque. Si on les combine à parties égales, le chlore étant très-sec, dans un lieu bien obscur et à la température ordinaire , ils n'exercent aucune action l'un sur l'autre , même après plusieurs jours; si c'est à une lumière diffuse, ils se combinent peu à peu et forment un volume égal de gaz acide muriatique; enfin si Ton expose le mélange à l'action des rayons solaires , il se produit de suite une détonation violente et du gaz acide muriatique. Un corps en ignition ou une chaleur de 2oo° donnent lieu au même phénomène.
L'influence de la lumière sur le chlore est telle, qu'elle détermine son union avec le gaz oxide de carbone, et donne lieu à une formation de chlorure d'oxide de carbone ou gaz oxicarbonique.
Eau. Le chlore est très-soluble dans l'eau. A la température ordinaire, ce liquide en prend une fois et demie son volume; elle acquiert alors une couleur semblable à celle de ce gaz. A deux ou trois degrés au-dessus de o , le chlore liquide se congèle et cristallise en lames d'un jaune doré que M. Davy avait regardées, en 1810, comme des hydrates. M. Faraday (0, après avoir séché ces cristaux entre des feuilles de papier Joseph, les introduisit dans un tube qu'il ferma ensuite à la lampe, et les plongea dans de l'eau à 3o°. Ces cristaux furent décom-
C1) Faraday, loco citato. Le Bulletin général et universel des nouvelles scientifiques , de M. le baron de Ferussac, contient également un article très-intéressant sur la liquéfaction, par la pression, de ce gaz et de quelques autres, extraits du mémoire de M. Faraday.
( i«3 ) poses, et il obtint deux liquides, l'un d'un jaune pâle qui paraissait être de l'eau, l'autre d'un jaune verdâtre qui ne se mêlait pas avec ce liquide.Refroidis à 21, ils se réunissaient de nouveau en cristaux. Au-dessus de ces liquides il s'e'tait formé une atmosphère de chlore , dont la couleur foncée indiquait la grande densité. En divisant le tube, il se Ht une explosion; le liquide jaune disparut, et il se dégagea une grande quantité de chlore gazeux. M. Faraday pensa d'abord que ce liquide était un aouvel hydrate de chlore, mais il se convainquit ju'il se formait également lorsqu'il condensait par a pression et le froid du chlore gazeux très-sec.
Le chlore , ainsi liquéfié, est très-limpide et reste iquide à un froid de 170. Il est très-volatil; à la empérature et sous la pression ordinaires, une portion se volatilise et produit un froid assez intense )our maintenir , pendant un certain temps, la liquilité du reste.
Tous les oxides métalliques, excepté ceux de la nemière section , à une haute température , sont lécomposés par le chlore sec , pour former des
!hlorures; l'oxigène devient libre.
Le chlore se combine aussi avec l'azote, l'iode, le >hosphore, le soufre, le sélénium et tous les méaux.
Préparations. Pour obtenir le chlore, on introduit ans un matras de 5 à 6 parties d'acide hydrochloique, et 1 de peroxide de manganèse. En faisant hauffer l'appareil légèrement , il se dégage aussik une grande quantité de chlore qui peut servir tors à la désinfection de l'air. Si l'on veut obtenir
ce gaz et le conserver, on adapte au matras un j lubc recourbe' qui va plonger sous une cloche pleine I d'eau. Lorsqu'on veut l'obtenir en dissolution dansl ce liquide , on fait plonger ce tube dans un flacon j à trois tubulures, plein aux trois quarts d'eau qu'on I a soin d'entourer de glace pour augmenter l'absorp- I tion de ce gaz; on ajoute à cet appareil celui de] Woulf, si Ton veut dissoudre le chlore en grande quantité dans ce liquide. Dans cette opération, l'hy-j drogène de l'acide hydrochlorique s'unit à une por-J tion de l'oxigène duperoxidc,et forme de l'eau; il set dégage alors du chlore, tandis que l'oxide, désoxidéjl en partie, se combine avec une partie d'acide hy-| drochlorique non décomposé. On peut obtenir éga-jlement le chlore, en traitant, par i parties d'acider sulfuriquc à 60, étendu de 3 parties d'eau, un mélange de 4 parties d'hydrochlore de soude ( selu marin) , et i de peroxide de manganèse.
Usages. Le chlore est lies-employé pour le blanchiment des toiles et d'un grand nombre d'étoffes, ainsi que pour leur décoloration; c'est principale- ment à M. Berthollet que nous en devons l'appln cation à ces deux arts. Lorsqu'on le destine à cesusages, on le prépare à l'état liquide, ou mieux on leu fait passer à l'état de chlorure de chaux. Ce sel est maintenant généralement adopté. MM. ChaptalJ Payen, etc., en fabriquent une grande quantité.
Le chlore gazeux a été annoncé par M. Guyton Morveaux comme un puissant désinfectant de Tain vicié. L'expérience a confirmé celte heureuse obseri vation. Il est cependant sans aucun effet sur l'aï) altéré par les miasmes produits par la fièvre jaundj
( n5 ) comme MM. Bailly, Balcells (0 , Arejula (2) , Lefort (3) et moi (4), l'avons démontré.
Ce gaz respiré, même disséminé dans l'air , irrite fortement les membranes muqueuses, en produisant une espèce de coriza- il peut causer aussi des crachemens de sang. Cependant, dans les cas d'asphyxie par l'hydrogène sulfuré, on peut en obtenir de bons effets; c'est même, dit M. Thénard, le seul agent qu'on puisse employer avec succès. Dans les maisons d'observation, dans les lazarets, etc., on expose les marchandises et les vêtemens aux fumigations du chlore; les papiers même n'en sont pas exempts. Lors de ma rentrée d'Espagne, dix mois après que la fièvre jaune eut cessé, mes livres, et mon manuscrit sur cette maladie , subirent cette épreuve au lazareth de Bellegarde, et, par -dessus le marché , mon manuscrit fut mis en infusion dans de très-bon vinaigre rouge, qui, comme on le sent bien , l'effaça presque entièrement. Je dois rendre justice au jeune médecin chargé du service sanitaire qui , très-novice encore, ignorait les expériences précitées, et qu'il suffisait d'exposer les objets, pendant quelques jours , à l'air pour les désinfecter, si toutefois ils étaient infectés.
(0 Mémoire sur la désinfection de Barcelone, imprimé dans le n° i du Periodico de la Sociedad de salud publica de Catalugna.
(2) Memoria sobre la ninguna utilidad de los gazes acidos.
(3) Journal général de médecine , tome LU.
14) Voyez mon ouvrage sur l'air marécageux, couronné par l'Académie royale des sciences de Lyon.
(i.6) Plusieurs médecins ont iait tous leurs efforts pour appliquer le chlore liquide au traitement de quelques maladies. Williams Wallace Ta proposé dans quelques affections internes , et particulièrement dans celle du foie et de la rate, soit à l'intérieur, soit en fumigations. Ce dernier moyen lui paraît plus avantageux; c'est ainsi qu'il dit avoir guéri beaucoup de lésions anciennes qui avaient résisté à tous les remèdes ordinaires (T). Le docteur Braun porte si loin son enthousiasme pour les vertus du chlore contre la fièvre scarlatine, qu'il le proclame le spécifique de cette maladie.. Il le donne en dissolution dans l'eau, à la dose d'une cuillerée à café pour les enfans de 3 à 6 ans, toutes les 2 ou 3 heures, et à celle d'une cuillère à soupe pour les adultes. Hufeland le recommande contre le typhus bellicus et la fièvre nerveuse; le professeur Baumes, et plusieurs autres médecins, l'ont également employé dans les fièvres adynamiqûes, etc.
De V azote.
Histoire. L'azote, comme l'oxigcne ., est un corps simple qu'on trouve rarement seul (a) ; mais à l'état de combinaison, solide, liquide ou gazeuse.
Les anciens le regardaient comme de l'air gâté,
(0 liesearcl es respecting the médical powers oj clilorine. London, 182 3.
(*) On avait ou, jusqu'à présent, que le gaz azote n'existait pas seul dans !a nature; mais on vient d'en découvrir plusieurs sources dans le comté de Fensstaere. Les princi-
( "7 ) et les stahliens, comme vicié par le phlogistique , qu'ils supposaient se dégager par la combustion et la respiration. C'est Lavoisier qui découvrit ce gaz dans l'air atmosphérique en 1775 ; il. lui donna le nom de mofette atmosphérique, dénomination qui fut successivement remplacée par celle de septon , gaz méphitique, gaz nitrogène, alcaligène, enfin par celle d'azote, qui dérive de deux mots grecs : privatif de la vie. Plusieurs chimistes se livrèrent de suite à l'étude de ce corps. M. Berthollet annonça qu'il élait un des principes constituans de toutes les substances animales; Fou rcroy ajouta que la chair des vieux animaux en donnait plus que celle des jeunes, et que celle des frugivores en produisait moins que celle des carnivores, etc. M. Cavendish le reconnut pour le radical de l'acide nitrique ; M. Berthollet, comme principe constituant de l'ammoniaque et de l'acide hydrocyanique; Fourcroy le trouva dans les vessies natatoires des carpes. L'azote existe aussi dans quelques substances végétales : M. Davy enfin l'a découvert pur, avec un peu d'eau, dans plusieurs échantillons de cristal de roche. Ce gaz y était 6 à 10 fois plus rare que l'air.
pales sont situées au sud-est de la ville de Hosick. Dans une étendue de quatre ou cinq acres on en rencontre trois qui en donnent une grande quantité. Il paraît s'exhaler des graviers qui couvrent le sol de ces sources, ainsi que des parties sèches du sol. Lorsque le terrain est inondé d'eau, il se fait iour à travers ce liquide , en produisant une espèce d'ébullition. Si l'on presse une surface de ce sol d'environ cinq 1 six pouces carrés , dans dix ou douze secondes on recueille ûsqu'à un litre de gaz azete.
Il le trouva également dans des cristaux dont l'origine est attribuée au feu, mais de 60 à 70 fois plus rare que l'air. Un fait digne de remarque, c'est que M. Davy annonce avoir vu un de ces cristaux dont la cavité contenait du gaz azote 10 ou 12 fois plus comprimé que l'air atmosphérique, et au lieu d'eau un liquide visqueux; en lin un autre cristal sans gaz. Ces curieuses observations offrent trois phénomènes propres à exercer la sagacité des physiciens.
Propriétés physiques. Le gaz azote est incolore et insipide; son odeur est un peu fade, quand il a été dégagé des substances animales ; retiré des autres corps, il est inodore ; son poids spécifique est de 0,957; il est impropre à la combustion et à la respiration.
Propriétés chimiques. Le calorique le dilate sans lui faire éprouver d'altération à aucune température ; il n'exerce aucune action sur le gaz oxigène ; ils ne font que se mêler ensemble comme avec l'air; il se combine avec les corps simples suivans : le chlore, l'hydrogène , le carbone , l'iode, le potassium et le sodium.
Préparation. On peut se procurer le gaz azote par tous les moyens propres à opérer la décomposition de l'air ; on emploie ordinairement le phosphore ou le gaz hydrogène; on brûle le premier sous une cloche pleine d'air, et on lave ensuite le gaz; et le second, dans l'endiomètre de Volta. Nous devons à M. Berthollet un procédé propre à l'obtenir en grand , et qui consiste à prendre de la chair musculaire, fraîche et bien lavée, à la couper en petits morceaux et à l'introduire dans une cornue, ou une fiole à médecine, à laquelle on adapte un tube re-
( "9) courbé ; on y verse ensuite une suffisante quantité d'acide nitrique étendu d'eau , et, en favorisant son action par le calorique , on obtient une grande quantité de gaz azote qu'on recueille sous des cloches.
Usages. L'azote n'est encore d'aucune utilité dans les arts ni dans la médecine , quoique Beddoës l'ait proposépourle traitement de Japhthisiepulmonaire. Ingenhouz s'étant fait une plaie au doigt au moyen des cantharides, y éprouvait une vive douleur lorsqu'il l'exposait au contact de l'air ou de l'oxigène ; mais il s'aperçut qu'en le plongeant dans le gaz azote ou l'acide carbonique, elle cessait bientôt après , ce qui lui fit proposer l'azote pour le traitement des plaies.
De l'iode.
Histoire. M. Courtois fit en 18 1 3 la découverte de l'iode , et M. Gay-Lussac nous a donné la connaissance de ses propriétés ; c'est lui qui a démontré que ce combustible était un corps simple contenu dans la plupart des fucus qui croissent sur les bords de la mer, dans les éponges et les eaux-mères de la soude de Vareck. On vient de constater sa présence dans les eaux minérales de Sales en Piémont, et dans l'eau-mère de la saline de Sulz.
Propriétés physiques. L'iode est un corps solide et lamelleux à la température ordinaire; sa couleur tire sur le bleu , et a presque l'aspect de la plombagine j il a l'odeur du chlorure de soufre ; sa ténacité est très-faible, et son poids spécifique, à une température de 16 à 170, est égal à 4>94ô ; si on Fapplique sur la peau, elle prend une couleur jaune
( i^o ) qui disparaît à mesure que l'iode s'évapore. L'iode jouit des mêmes propriétés électriques du gaz oxigène, de manière que, si l'on fait passer un courant électrique dans une dissolution d'acide hydriodique, l'iode se rend au pôle positif et l'hydrogène au négatif.
Propriétés chimiques. L'iode se fond à 107 et bout à 175°; il se vaporise également dans l'eau bouillante; sa vapeur est d'un beau violet; il n'est susceptible de contracter d'union avec l'oxigène que lorsque celui-ci est à l'état de gaz naissant; il donne lieu alors à l'acide iodique ; il paraît avoir une plus grande affinité pour l'hydrogène , puisqu'il se combine avec lui à une haute température , et qu'il peut même l'enlever à plusieurs corps; il forme avec ce gaz un acide connu sous le nom d'hydriodique. L'iode se combine également avec presque toutes les substances métalliques ; amsi qu'avec l'azote, le chlore ; le soufre et le phosphore.
Préparation. Nous devons à M. Gaultier Claubry le procédé suivant : on brûle les divers fucus qui croissent sur les côtes de Normandie ; on lessive les cendres et on concentre l'eau-mère qui refuse de cristalliser. On l'introduit dans une cornue et on y verse dessus un excès d'acide sulfurique concentré, qui décompose l'hydriodate de potasse et forme un sulfate de potasse. Tandis qu'une portion de l'acide sulfurique est décomposée et passe à l'état d'acide sulfureux, son oxigène s'unit à l'hydrogène de l'acide hydriodique et forme de l'eau ; l'iode mis à nu se réduit en vapeurs violettes et se rend dans le réci-
pient avec un peu d'acide , et s'y dépose sous forme de James qui ont un coup d'œil métallique. On Je purifie en le distillant avec de l'eau alcalisée par la potasse ; on le sèche entre des feuilles de papier Joseph , et on le fond dans un tube.
Wollaston a donné un procédé peu différent du précédent ; il consiste à introduire dans la cornue , dès que l'effervescence est passée , du peroxide de manganèse; son oxigène s'unit avec Thydrogène de l'acide hydriodique, ce qui rend cette opération moins longue.
Usages. L'iode est devenu, entre les mains des chimistes, un réactif précieux pour reconnaître l'amidon dans les substances végétales. En effet * en versant quelques gouttes d'une teinture alcoolique dans une forte décoction contenant de l'amidon, elles lui communiquent une couleur qui varie du bleu au noir, suivant les quantités d'iode et d'amidon. Cette teinture produit le même effet sur la partie d'une racine fraîche qu'on vient d'inciser, si elle contient de l'amidon. La teinture d'iode se prépare de la manière suivante :
If iode — 20 grammes, alcool à 33 ° 8o.
La médecine s'est également emparée de l'iode , soit à l'état de pureté, soit à l'état salin; plusieurs médecins le préconisent beaucoup contre certaines affections morbides. Henneman de Schewrin regarde ce médicament comme très- avantageux dans le dernier traitement du cancer delà matrice. C'est
au docteur Coindet , de Genève , qu'est due la première connaissance des vertus médicinales de l'iode et son application à l'art de guérir. Il démontra ses vertus pour le traitement des goîtres et des scrophules. Ce médecin a publié un travail très-intéressant sur ce sujet [x)i Depuis, en France, un grand nombre de praticiens distingués, et les docteurs Carro à Vienne, Formey à Berlin, Sacco et Omodei à Milan, Fenolio à Turin, ont confirmé les bons effets qu'en a obtenus le docteur Coindet. Le professeur Brera de Padoue, a publié (2) , en 1822, un travail très -intéressant sur les résultats obtenus de l'emploi de l'iode, à l'institut clinique de Padoue, dans lequel il lui attribue, avec Coindet, de grandes | vertus emmenagogues, et contre la chlorose, la cachexie, pour vaincre les dispositions à la phthisie scrophuleuse, pour résoudre les indurations glanduleuses syphilitiques invétérées, et celles d'origine scrophuloso - syphilitiques , ou rachitico - scrophuleuses; contre l'opthalmie scrophuleuse , et pourr procurer une grande expectoration pituitoso-puru^lente, dans les maladies de poitrine. Le docteun Baron, de Londres, croit même pouvoir, par ce médicament, parvenir à guérir la phthisie pulmonaire. M. Zinc vient de publier aussi un mémoire sur les bons effets de l'iode, pour la guéri son des^ tumeurs blanches.
C1) Observations sur les effets remarquables de l'iode dans le traitement du goitre et des scrophules.
(2 ) Saggio clinico sulP iodo e suite dijferenti sue combinazioni, ottenuti neW instituto clinico medico di Padova.
( iû8 ) M. Wagner dit avoir employé, avec beaucoup le succès , riiydriodate de potasse contre les tumeurs cancéreuses , en faisant usage d'une pommade :omposée de :
hydriodate de potasse , XVIII grains, saindoux, 3 VI.
Le docteur Heller donne pour cette pommade les ioses suivantes : hydriodate de potasse i partie, aindoux 4» Le docteur Desalleurs fils, de Rouen, 'a portée au quart, et en a obtenu de très-bons effets ontre ces mêmes tumeurs cancéreuses.
M. Magendie semble avoir préludé à ces heureux ésullats, en annonçant que l'iode n'était pas un )oison. Le professeur Oriila a confirmé cette opilion , dans sa Toxicologie; il ne regarde ce corps omme tel que lorsque la dose en a été portée de in gros à un gros et demi.
Tous les praticiens qui ont fait usage de l'iode
nt reconnu que ce médicament exigeait, pour son
dministration , beaucoup de ménagemens , afin
l'éviter les accidens qu'il est susceptible de pro-
i luire. La sécrétion muqueuse qui a lieu lorsqu'on
i ?. prend à l'intérieur, est moindre quand on fait
i sage de l'hydriodate de potasse. L'action de ce
; lédicarnent, comme celle du mercure, se prolonge
I mg- temps après l'usage qu'on en a fait.
On l'administre en substance , en teinture alcooque, à l'état salin , ou en pommade.
Avant dépasser à l'examen des corps binaires, ous allons parler de l'air atmosphérique qui,
quoique étant le résultat de l'union de deux corps, ne doit point être compris dans cette classe, ces deux gaz ne formant qu'un simple mélange. Je vais exposer auparavant, dans les deux tableaux suivans, les combinaisons des corps combustibles entre eux.
TABLEAU 1
des combinaisons des corps combustibles \ non métalliques entre eux.
carbone
phosphore
soufre
L'hydrogène combiné avec le
a gaz.
a gaz.
i acide i hydrure.
Le carbone s'unit avec le
Le phosphore s'unit avec le
Le soufre s'unit avec le
soufre sélénium iode chlore sélénium chlore iode Le chlore s'unit avec l'azote L'iode s'unit avec l'azote
iode i acide,
phthore i acide,
sélénium i acide,
chlore i acide,
azote ammoniaque,
azote et carbone i acide, soufre i liquide,
chlore a chlorures,
azote i g^z-
azote et chlore i acide.
a phosp hures.
en toutes proportions^
3 phosphures.
2 chlorures.
en toutes proportions
i chlorure, i sulfure.
i chlorures.
i iodure.
TABLEAU
Des principales propriétés des corps simples non métalliques.