‹ Manuel de chimie, ou precis elementaire de cette science dans l'etat actuel de nos connaissances (volume 2)Chapitre 13 sur 38 · I OU · texte numérisé non relu

I OU

yj 2.

IIO^

DE CHIMIE. > lOX

Comme résultats de Deluc me semblent im« portans, en ce que nous pouvons , d*après eux^

comparer directement les (îilatations du verre dans ces clifférens liquides tliei mométi iques , j*ai ajouté à la table ci-dessus les deux colonnes centigrades et Fahrenheit, pour présenter à la fois les réduc« fions dans ces deux échelles thermométriques. L'alcool était d'une force telle, que sa flamme allumait la poudre à canon , et il fut reconnu qu'une petite différence dans la force de Tesprit ne changeait pas beaucoup les résultats. La saumure était de l'eau saturée de sel commun.

M. Biot , dans le premier volume de son important, ouvrage ^ Traité de Physique , a fait la recherche de plusieurs formules empyriques, pour repré* aenler les lois de dilatation des différons liquides. Elles sont trop compliquées pour un ouvrage de cette nature. Il fait voir que pour tous les liquides dont Içs dilatations ont été Jusqu'à présent oljser* ▼ées , la marche générale de cette dilatation peut être représentée, pour toute température, par une expression de celte forme S'tr=:at'^bt''^ct^ \ expression dans laquelle t désigne la temp^ature en degrés dln thermomètre à mercure i ai c sont des coefficiens constans qui dépendent de la nature Ju liquide; et «T^, la dilatation vraie pour l'unité de volume 9 comptée de la température de la glace fondante. Nous nous bornerons à citer un exemple qui sufiSra pour faire apprécier les grandes-^res» sources géométriques de ce physicien. Pour l'huile d'aUve 9 la formule devient D^^sso^gaoCij X -f-

Le taUeau qui suit présente ses résultats corn*parés avec l'expérience.

102 • MANUEL Dtffès da Uiermom. k mercnre. Colculei. ObserTes.

So"» 800 800

3o * a9,i5 îi9,3

M. Gay-Lussac a essayé dernièiemcnt de découvrir quelque loi qui correspondrait à la marche de diUlaûon par la chaleur 4e liquideii différens ; dms

b^tt^ yfw 9 aii tiep de comi^arer I9S 4ilatatjions de liquides différens au-dessus ou au-dessous d'une température uniforme pour tous, il partit d'un point valable, quant à la température, mais uniforme à partir du terme où la force-répulsive des molécules des eorps est la même , c'est^il-dire , du degré de l'ébullition de chaque liquide sous une pr^ession donnée. Parn^i cev^^ dçs liquides qu'il ewuna, il en trouTa deniP ^ni se dilatent également à partir de èe point , savoir : Taioool et le sulfure de carbone, dont le premier bout à 78^,4 et l'autre à 46^,60. Les autres liquides n'^offrent pas, à cet égard 9 la même ressemblance. Une autre analogie entre les deux liquides, ci-dessus , çousw^e en œ que le même volume de chacun d'eux pro*. duit à son terme d'ébullition , sous la même pression atmosphérique 9 le mâme volume de vapeur^ ou 9 . en d'autres termes , que les densités des va-*

Î^eors sont ehtre elles comme celles des liquides à eurs températures Respectives d'ébullition. On a > représenté, dans la table qui suit, les résultats* obtenus par ce chimiste distingué.

DE CHIMIR.

io3

Table des contractions de looo parties en 'volume, par

refroidissement.

PS

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