MAHÙSI
euï , qu'on ne peut établir de règle générale de dilatation de ces corps. Système, voluoie i, page 7^ î el traduction française, toI. I, page 85. Mais cette assertion ne s'accorde pas avec les Tesultats de MM. Petit et Dulong , non plus qu'avec mes mewres nvrométrique». «Nous n'avons trouve, disent ces ob8er;ratettr8, dont , l'exactitude est connue, aucune différence appréciable entre 1m eftets observés dans des tubes de verre ordinaire tirés de diverses fabriques, quels que fussent d aiHenrs leiir calibre intérieur et l'épaisseur de leurs parois. » Je croîs que les différences sont provenues des erreurs commises dans les mesures pyrométriques préalables appliquées à un corps dont la dilatation est- si peUte. Le général Roy, le plus exact pent-ètre de tous les expérimentateurs , trouva une fois, qu'un tube de veire se dilatait quatre fois autant qu'une baguette de cette substance; et depuis il reconnut, au contraire, que la baguette se dilatait de^ de plus que le tube, le verre provenant du même ^jOt dans la verrerie. J'ai trouvé qu'une baguette et un tube faits avec le verre du même pot, se dilataient d une môme quantité dans une étendue d'environ 200° centigrades; et je crois que le cristal ou flint-glass, tel qu'on l'emploie en Angleterre pour des operations chimiques, est d'une uniformité «marquable dan» la marcbe de dilatation par la cbaleur dans les mêmes intervalles «Le réchelle ihermométrique. Les dilatations du crown - glass et le ve|-re de glace ne diffèrent pas considérablement
entre elles. •■ • j .
La différence dans la quantité d'expansion des liquides par le même degré de température a été expliquée théoriquement par le docteur Tbomson,
ainsi qu'il suit : f " " n j^.
« L'expansion des liquides diffère de celle des Guides élastiques, non seulement en quajxUie,
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3>B CftXMtB. I05
mais encore parce qu'elle n'a pas unifomiément lieu par Vfes additions égales de lempéiature à chacun d'eux. Cette différence parait provenir de
la fixité on de la yolafillté des parties composantes des corps liquides; car, en général, ceux de ces corps dont rébuliition a lieu aux températures les plus basses , ou qui contiennent quelque principe' susceptible de prendre facilement la forme gazi^se, sont aussi ceux qui se dilatent le plus par une quantité donnée d'addition de chaleur. Ainsi, par une même nugroe^itation de température , le mercure se dilate beaucoup moins que l'eau, qui entre en ébullilion à une température de beaucoup inférieure à celle qu'exige le mercure, et la dilatation de l'alcool est beaucoup plus considérablè qiie celle de l'eau , parce que le terme de son ébulh'tion est moins élevé. L'acide nitrique se dilate aussi beaucoup plus que l'acide sulfurique, non seulement parce que le premier de ces acides entre en ébulUtion à une température moins élevée , mais encore partie ^'une portion de cet acide
• a de la tendance à prendre la forme d'un fluide élastique. Cette règle de la dilatation des liquides est au moins celle que j'ai reconnue dans tous ceux que- j'ai examinés jusqu'à présent sous ce i*apport , et j'en conclus qu'on peut considérer comme un fait assez général, que plus la température nécessaire pour faire bouillir un liquide est élevée 9 moins il y aura de dilatation produite dans ce liquide par une addition de chaleur; ou, en d'autres termes , que l'expansibilitc des liquides est à peu près en raison inverse de leur tempé-
* rature d'ébuilition. » Thomson Chemistry, Sth, edit.^ ToL I, pages 66 et 67; et traduction française ^ vol. I , pages 78 et 79. * »
Le docteur Thomson , après avoir ainsi établi cette loi relativement à la clilatation des liquides^ ajoute : « Une autre circonstance mérite 9 à cet »
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égard ^ unê a^tteution partîouliére. L'expansibilité de chacun de ces corps s^^mble augmenter âvec-la
température; ou . en d'autres termes, plus la teni-
S ^rature d'un liquide e$t voisiue de son lerme 'éhulllrîon, «t jp^is grande est la dilatation que ce liquide éprouve par l'addition d'un degré de chaleur; et , cPun* autre côté , plus la température d'ua liquide s'éloigne de celle à laquelle il commence à bouillir, et moins il y a d'augmentation dnîte dans un volume par l'addition, d'un degré « lialeur : il en résulte que J'expansibilité des liquides augmente d'autant plus lentement que le terme d'ébuUition est plus élevé.
« La table qui suit présente la dilatation. de diffé-* rens liquides .depuis la température de jusqu'à ^ celle de 100'' , en supposant le volume de ces liquides à o^ = I. >» Mêmes volumes et pages; SjS'^ tème, I — 67J et traduction française, I— 79.
Pesa meurs Ternies dVbuUîspéci&qnes. lion, ccnllf^radc»
«Alcool jOyixoo =2 98189
Acide nitr. (pes^ «péc. i,4o)« b«i,iOO s y ^ ^9i^4
Haîles fises. . , • • . . • ô^oSo 4^ ^iS^S
éthersttlfarique... 0,075 s=: 36,07 *
HuAe de téréuentbSne 0.070 tsz- .-^ x56,66 Acide niuriatîqne (pesanteur
spécifique 1,1 3n) 0^060 = 77 lO»;//
Acide sulfnrique ( pesant^or
fipéoifiqae i»85). 0^60 = jf S26fi6
San «Étnrée de sel coanniiii. 0,05 = ^07,92
Sm, «•••%•••.«•••«•.•», 0,466 S9 ^ xoo, »
llerolire. 0,0a s» yo» 546,66
LeD'Ureaajonté à la faible qnedoane le D'Thom-
son, les termes d'ébuUition, tels qu'il les établit dans son système. On remarque dans cette table que Palcool et l'acide nitrique ont la même quantité d'expansiôn ^ quoî(|ue les distances de leurs termes respectifs d'ébulUtion , à partir de o^, soient
<soiititie 3 à a. Cette tdble présente encote rhoile fixe ocAiiiie ayant une quantité d'eicpansion plus
grande que celle de Téther ; et quoique le terme d'ébullitioii de l'huile fixe soit environ dix fois cer lui de réther, à compter de téro. L'étber et l'hnile de térébenthine se dilatent dans la inénie proporrion, et cependant leurs termes d'éb\illition diffèrent de lao^. L'acide murialique et Tàtide sulfui ique se dilatent aussi d'une même quantité ^ quoique leurs termes d'ébuUition et leurs dances à prendre la forme élastique soient difféiens. Ejifin , Teau se dilate moifis que l'acide sulfurique, tandis que son terme d'ébulUtion est considérablement plus Bas.
Le mercure 9 dans ses dilatations , suit la Marche des métaux fluides; et par conséquent, il ne peut être convenablement compare aux liquides hui* leux j aqueux ou spiritueu:x:.
Dans les métaux solides , les dilatations semblent être d'autant plus grandes, qu'ils ont inoins de ténacité et de densilc, pourvu qu'elles soient exactement mesurées par l'appareil de Smeaton ^ ce 4ont cependant j'ai quelque raison de douter. L'antimoine et le bismuth offrent des exceptions remarquables à celte position généi aie. La moindre courbure dans les baguettes se dilatant^ fera évidemment paraître les dilatations trop petites. Si la dilatabilité métallique varie avec quoique fonction inconnue de densité et de ténacité, comme cela est probable à priori, nous di^viions nous attendre à ce que la dilatation augmentât avec ia température. Cette manière de Voir coïncide avec les résultats suivans de MM. Petit et Dulong.
Temporatures par dilatotion £:ipausion en voiumc,
de Tnir. da fer. du enivre» duplatinc
De o** à loo** cent...... * 7^'
De o"^ à 3oo^ cent*, tpm^
tîtè moyenne ttt ih
io8 ^ ukmjEh ^
En triplant ces dénorainirteurs , nous avons les dilatations linéaires exprimées en fractioiia'
Fer. Cnivrej* PlAtlpe.
' De o'' à loo^ cent. -f? TTTT ^
De o"^ à 3oo° cent. . jr: rs^
multiplier les généralités qui, par Induclîon, pèsent conduire à la persuasion , c'est-à-dire groupe*- ensemble les faits qui ont quelques qualités înjportanies communes à touô, c*eôt Tobjet prînjl^l de la physique; mais imaginer des phéno- *inènes» ou entortiller les phénomènes réels pour leur donner forme propre à faire préjuger la constitution des choses , c'était le vice des écoles péripatéticiennes si admirablement exposé par oacon; vice dont le<î spéculations de M. Dalton, sur les lois de la chaleur , nous offrent, suivant MM. Petit et Dulong, de notre temps, et dans l'état de nos études, un exemple frappant.
M. Dalton a le mérite d'avoir le proniier prouvé que les dilatations de tous les fluides aériformes, 'lorsqu'ils soQt isolés des liquides, ont uniformément Ken par le même aécroissement de température; et ce fait, d'une grande importance pour la chimie pratique, a été pleinement confirmé par les recherches indépendantes, et également originales, de M. Gay-Lussac sur ce sujet, avec un appareil perfectionné et plus ex^. Ce chimiste ph\sicien démontra que loo en volume à o^ centigrades, deviennent 1,375 à ioo<> centigrades. Il s'enkùit que Taccroissement de volume pour cha* qiie degré centigrade est de o , = 0,00376 = 7^ . Ainsi donc, pour réduire un volume quelconque de gaz à une température donnée, il faut multiplier la différence thermométrique en degrés centigrades par 0,00375 ou nrtTô» ^t soustraire Je produit du volume connu , si le gaz doit ftre chauffé à une température supérieure à la température
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D£ CâlMlE. iOU
donnée; on bien le produit doit être ajouté, si le
gaz doit être refroidi au-dessous de cette température. Les vapeurs, lorsqu'elles sont chauffées hors du contact de leurs liquides respectifs, obéissent à la même loi que les gaz ; découverte dont on est redevable à M. Gay-Lussac.
' Nous parlerons actuellement de l'anomalie que l'eau présente dans ses dilatations par des change* mens de température, et nous terminerons f>ar ' des applications pratiques aux feits qui précèdenf .
Les académiciens de Florence, et après eux le docteur Çroune , observèrent qu'en plaçant dans un mélange de glace et de sel marin la boule»d'nn tube de thermomètre de verre rempli d^eau , çe liquide s'abaissait progressivement dans la tige jusqu'à un certain point; après quoi, le refroi* dissement continuant d'avoir lieu , il était accom-» pagoé d'une ascension du liquide, indiquant dilatation de l'eau. Ce phénomène remarquable fut pour la première fois étudié avec beaucoup de soin par M.Deluc, qui plaça le ternie apparent de la pins grânde dendlté 4le i^eau & 4<> degrés de Téchelle de Fahrenheit (-♦- 4**>44 centigrades ) ; et il estima qu'à partir de ce point, la dilatation de l'eau varie également par un changement égal de température, soit en augmentation ou en dimi* nntion. M* i)eluc ayant négligé, dans ses estpériences , la correction nécessaire à faire pour l'effet de la dilatation du tube de verre qui contenait l'eau , il fut reconna depnb , par sir Charles Blagden et M. Gilpin , qu'en tenant compte àt cette dilatation, le terme réel de la plus grande densité de l'eau était à 3^ degrés Fahrenheit ( -4- S^'^g centigrades)^ ^ ♦ '
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Résultats des Eapériences de MM. Blagden et*GUpin.
PesanU*ni fpéciii^ue.
Volume de l^eau*
Volume de l'eau*
p' santeur >pécifi^e;
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