‹ Manuel de chimie, ou precis elementaire de cette science dans l'etat actuel de nos connaissances (volume 2)Chapitre 30 sur 38 · DES SELS · texte numérisé non relu

DES SELS

On ,a pour l'ordinaire fait emploi du mol srf^ ])our désigner un composé en proportions dennies, de matière acide avec un alcali, une tenc ou

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ou OKÎde métaiyqne. Larsq[ue les proporcicm» des parties eonstirpianles se trouvent teUev^nt réglées

entre elles que la substance qui en' résulte n'affecte pas la couleur dcrinfusion de tournesol ^,011 «elle de chou rouge , cette substance forme alon» nn sel ^u^on apjpelle âeicÂv. Lorsque Tacide est reconnu prédtminiajit par la coloration en rouge de ces infusions , le sel est dit acidulé; et c'est ordioairement en faisant précéder le nom du sel de sur ou que Toq désigne cet excès d'acide.

Si au contraire l'acide- paraît être en marquant ou en quantité nMMdre que celle néeeesaire pour saturer l'alcalinité de In base, le sel eSt dit être avec excès de base; et l'on indique cet état du sel en rappelant smu-seL. Ainsi ^ d'après ces manières de distinguer les différens états des sela , ki dénomination de sulfate de potasse , qui nous présente le sel dans son état de neutralisation parfaite, sans aucqu excès pi d'()cide sulfuriqpe^ ni de potasse ^ deviendrait celle de stêr^sul/at^ «tu de bî-sulfuêa de pptasse^ )iour le méine sel avec exc^ d -^cîde.^ eft de sous-sulfate de potasse, pobr Iç même sel avec excès dé base. Ces trois sortes différentes de sels doivent auguientex considérablem^Af le iHvnbre, des coni«* posé» salifia; et quoique ce, noipbre ne^soiA p» exactement connu, parce qu'il #n est bearoonp qui n'ont pas été examinés par les chimistes , il est cependant très probable qu'il s'élève aurdje^isus de appo. ,

Les 4ifférens genres de sels $e distinguent par les* noms de leurs acides. Les ternùnaîsoMs des noms de ces genres varient selon la nature de l'acide qui les constitue. Elles sont en ate pour genres de sels dont Jl^ acides contiennent Toxigène au masimwn^ et en ite pour ce^ dont l'acide n'est pas saturé de ce. principe* Les saie différent beaucoup sans leurs propriétés, suivant que leur «icide esl; jou* ^on saturjs d'oxigène^ Les sais en

DE CHIMIE. * a55 ^

ite sont rarement permanens; exposés k l^siir, ils en absorbent ordinairement l'oxigène, et se con« sertissent ainsi en sels en aie%

On distingne eh^qw espèce particnlière de set % en ajoutant à sa dénomination de genre le nom de sa kase; ainsi Je sel composé d*acide sulfnriqne et de soude, s'appelle sulfate de soude. On désigne les sels triples, en faisant suivre leur nom de genre de l'une et de l'autre de leurs bases réunies par des tirets ; ainsi , le sel composé d'acide tartriqne , de , potasse et de soude, se nomme tat*trate de potasse et de soude. Quelquefois aùssii les sels triples s'indi-

aui^nt en- plaçant devant leur nom générique celui e Tnnedes Bases 9 Tacide faisant fonction d'adjectif$ ainsi , par exemple^ la soude muriatée de rhodium est un sel triple composé d'acide muriatique , de soude et d'oxide de rhodium. Parfois le nom de la base qui précède celui du genre est un peu altéré « comme sulfate immonio de magnésie^ pour suifatëde mag^nésie et d'ammoniaque,

La dissolubilité des sels dans l'eau est leur propriété générale habituellif la plus importante. Dans ' ce liquide , ils sont ordinairement cristallisés ; et c'est par son.Bioyen qu'ils sont pàriiiés et séparés les uns des autres dans Tordre inverse de ^r fo«

cuité de dissolution.

M. Gay-Lussac a récemment publié, dans les Annales de Chimie et de. Physique ^ t. Xl , pag. 296, un Mémoire importent sur la dissoluUlité des sels.

On est étonné , est-il dit dans ce Mémoire , en parcourant les différens ouvrages de chimie, du Tague de nos connaissances sur la dissoiubilité des sels; elles se bornent à l'observation commune , que les sels sont pins solubies i chaud qu'à frèid^ et à -la solubilité de qtielques uns d'entre eux 5 à une température ordinairement très incertaine; cependant c'est de cette propriété des sels que ^dépendent leur décomposition mutaelle fimx sé^**

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ration et les différons procédés de leur analyse. Comme opération chimique , la, dissolution des sels mérite une attention particulière; car quoique , les causes auxquelles elle est due «oient les mémos que celles qui produisent les autres combinaisons , cependant leurs effets ne se ressemblent pas.>^ **

La détermination de la quantité d'un sel que Teau peut dissoudre n'est pas une^opération très dîfificile : elle consiste à saturer Teau exactement du sel dont< on Tent connaitreia solubilité à une •température déterminée; à peser une certaine quantité de cètte dissolution, a la faire évaporer , et à peser le résidu salin.

On obtient une dissolution' saline'' ptofâttément gattuRée , des deux manières qui suivent'?' en fai* sant chauffer l'eau avec le sel, et en la laissant i'efroidîr jusqu'à la température pour laquelle on cherche la solubilité; ou bien, en mettant dans Vika froide «m grieind excès de sel , et en élevant . graduellement la température. Dans chaque cas,* il faut maintenir constante la température finale pendant deux heures ai]|» moins , et remuer fréquemment la dissolution saline pour être assuré . ' qa^eile est complètement saMrée* Par des expériences directes faites avec beaucoup^de sôm , M. Gay-Lussac reconnut que le!s deux procédés . .donnent absolument les mêmes résultats, et qu'on ,peuten conséquence les employer indifféremment.

Il arrive aouvent que la distolution d*ini*firel qui ne cristallise pas, et que par celte raison on regarde comme saturée, cède des molécules salines aux cristaux de la. même nature qu'on y plonge; et.l'4>n a conclu de cèla ^ue les cristtiux d'un* sel ' appauvrissent sa dissolution , ^et la font descèndre au-dessous de son véritable point de Mtuntion. M. Gay-Lussac pense que ce fait , qu'il regarde comme certain , et même comme très générai , n .été mal expliqué* * . * * '

La saturation d'une dissolution saline d^une

température invariable est le terme où le dissolvant, toujours en contact avec le sel , ne peut plus en prendre davantage ni en abandonner aucune part^. D'après cette définition , tonte dissolution sali|ie qui peut abandonner du sel sans que la têm- ♦ péralure cminge, est nécessairement sursaturée. On peut voir que, en général, la saturation n'est

S oint un terme fixe, et que la cause qui la pro* uit est la même que celle qui rend l'eau liquide au* blessons de la température à laquelle elle se congèle.

Pour reconnaître la solubilité d'un sel , M. Gay- Lussac indique d'opér^er ainsi qu'il suit : \ Ayant saturé de l'eau d'un sel à une température déterminée 9 on prend «un matras de la capacité de x5oà MO gtaiÉmes d'eau , et dont le col a de i5 à i8 centimètres de longueur. Après l'avoir pesé vide, on le remplit au quart environ 9 de la dissolution saline, et on le pèse de nouveau; pour évaporer l'èau , on saisit le matras par son col avec des pinces, et on le tient sur un brasier ardenj isous un angle d'environ 45 degrés, en ayant l'attention de le remuer continuellement , et de donner au liquide un mouvement vibratoire^ afin de favo- ^ xiscT l^ébuUition et de prévenir les soubresauts^ qui sont très fréquens avec quelques dissolutions salines , dès que , en conséquence de l'évaporation , il commence à se déposer des cristaux. Lorsque Ja masse saline est desséchée , et qu'il ne s^en dé* gage plus de vaj>eur d'eau à une chaleur presque Touge , on souffle dans le matras avec un tube de verre adapté à l'extrémité d'un soufflet, afin d'en i:hasser la vapeur aqueuse c^ui en remplit la capa» cité ; on laisse ensuite refroidir le matras, et on le pèse. On connaît alors la proportion d^eau au sel qu'elle tenait en dissolution , et l'on exprime cette proportion en représentant le poids de y eau , par 100.

a5& iimuEii

Jusqu'à TépMne du perfectionnement joiroduit éàns la BomeDetatHre ohimique pa,r Guy ton Mof^ veau, en 1781, les chimistes étaient dans l'usage de rapporter les genres des sels aux bases , et d*en distiuguer les espèces par les acides. Ce savant changea' totalement la méthode en faisant dérÎTer des acides les nèuveaûx termes génériii|ues des sels. Lavoisier, Berthollet et Fourcroy, qui avaient donné leur assentiment à ces ingénienses correc* tions de Morveau, se réunirent i lui en 1787^ pour fonder de ooiioert une noui^eUe nomenclature chimique y qui est aujourd'hui universellement adoptée.

Fourcroy a établi une classification des sels, en divisant ces corps chimiques en onze genres ^ dis* posés en raison de Tattraetion générale dea acidee |iour les bases, dans l'ordre suivant :

Su(f(Êtes, (

ammoniaco-magnësien ,

de' baryte, dépotasse, acide de potasse, de soude , 4e 'strontiane , de chaux , d'ammoniaque , de magnésie |

de baryte ^ de chaux , de potasse, de soude ,

de strontiane, d'ammoniaque,

de. baryte,

de potasse , de soude ,

de glucine, d'alumine, ^ acide d'alumine et dé potasse saturé d'alu* mine triple , de zircone.

de magnésie, ammoniaco^magnésien , de glucine, d'arumine ,

de zircone. ^

NUraUSp

. ^ . de magnésie,

, ammoniaco-magnésien, de glucine j .

de strontiancy

de chaux , d'ammonia^e^

de baryte 9 de potasse , de soude 9 de strontiane 9 de chaux , d'ammoniaque ,

de baryte 9

de potasse 9 de soude, de stioiitianef de cbanz , d'annaoniaquey

d'aiufhnie ^

de zircone.

de magnésie y

am m on i aco-magnéaieo f de glucinef d'alumine ^ dezircone. .

Mariâtes,

de magnésie,

ammoniaco-magnésien , de glucine, , d'alumine , de zircone^ de silice.

t Mariâtes saroxigénés ,

de magnésie I

de glucine, d'alumine y de zircone*

de baryte ,

de potasse # ' • ^ de soude,

de strontiane f dediauxi

Phosphates ,

de baryte , de strontiane 9 de cbanz «

acide de chaux, de potasse , de soude, d'ammoniaque , de sonde et d'aminci-

Ph^sphiteé,

de chaux , d'ammoniaque ,

de baryte, ammoniaco^magnésien ,

fie sUAttliane , * deglttfiiiie«

niaque , demagn^ie, ammoniaco^magnésiei

de glucine, ^ •d'alumine ,

de zircone , de silice.

Digiti^ca by IL

clenidgiiésie^ .de potasse ^

de soude ,

de chaux ,

de baryte,

de strontiane,

de magnésie 9 '

de potasse,

de potasse silicée ,

de soucie,

de soude silicée ,

d'alumine y de zircone.

Fluates,

d'ammoniaque , ammoniaco-magnésien ,

ammonîaco-^ilicé , de glucine, d'alumine^ de zircone^ de silice.

de chaux , de baryte, de stfontiane yde soude,

. 9.i|psaturé de soude^. .

'd'ammoniaque.

.JSoratei,

de magnésie , magnésio-calcaire , de potasse 9 de gluclne, d'alumine, ,de zircone, de silice.

de baryte 9 de strontiane,

de chaùx, de potasse, de soude^ « demagnésiej^ d^ammoniaqite^

Carionatés,

ammoniaco-magnésien ,

deglucine,

d'altimiiie,

de zircone ,

ammoniaco-zirconien , ammoniaco*glucinién •

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