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face commence à se eongeler, on en fait prompteinent couler tout ce qui reste an-dessojas à Télat liquide, on obtient des cristaux de soufre en ai*
gnilles. Si l'expérience se fait dans un yaisseau de verre ou sur une plaque de fer , on verra que les cristaux commencent à se former lorsquç la température s'est ^baissée à environ xo4 degrés cen-* tigrades.
Le soufre, chauffé à l'air, à la température de ^9^ degrés centigrades, s'allume spontanément, brûle ayec une flamme d'un bleu pâle, en émettant une grande quantité de Tapeurs d'une odëur très . suffocante; si, étaiïit fondu^-^on le tient pendant quelque temps dans un ymseau ouvert à la chaleur d'environ i5o degrés centigrade^;, il s'épaissit et dévient visqueux; et si on le jette alors dans une bassine contmant de l'eau ^ il parait être rouge et ductile comme de la cire. On s'en sert dans cet état pour prendre des empreintes de cachets et de médailles; sa pesanteur spécifique est, dit-on, augmentée de T,99 à i,3a5. Ce doangement n'est pas du à l'oxidation ^ car il a lieu en vaisseaux clos. La cbaleur n'est pas seulement capable de fondre* le soufre, elle peut encore le gazéifier. Si, en effet, après avoir rempli de sonfrt- aux trois (jnarts une cornue de verre ^ on y adapte une allonge dont l'extrémité plonge dans une capsule oir^errine pleine d'eau, on place cette cornue à feu nu sur un fourneau muni de son laboratoire , et qu'on le chauffe peu à peu , le soufre après s'être fondu d'abord, deviendra limpide, puis wtrera en ébul* lition et se réduira bien au-aessous de la chaleur rouge, en un gaz qui se liquéfiera dans le col de la cornue, coulera dans l'allonge, et de là dans la capsule 9 où il se iîgera et cristallisera confusément^
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Schéele découffît , en 1774? celte substance, qu'il déligna par 1^ nom à* acide marin déphlogistl» fué. Il reçut des «ut^iirs de la tiofllpelle noaiencia:tare, lors de la réformation du langage chimiqne^
celui diacide muriatique oxigéné , et ensuite, de Itirwaii , la dénomination de gaz oximuriatique ^ parce qu'on le considérait couarae un composé-d^oxigène et à» l'aeide du sel marin , appelé alota aeiiemu^ piàtifMê. . , « »
Les principales recherches dont ce corps a été l'objet sont dues à BerthoUet, Guyton-Morveaui Chêne vis ) à MM. Gay-Lussse et Thénard^et à«ir HuBiphry Davy. : •
' Berthollet en fit une élude panicuttèrif, et créà
un art aujourd'hui généralement pratiqué , l'art de blanchir les toiles par le chlore. Guyton-MprYeatl s'en servit pour désinfecter l'air; dueBèviîL eher^ eha le f^rraûer à détenniaer les prapottions l^ide Aurifttique oxigéné ; MH. Gay-Lassac et Thénard tirèrent de leurs expériences celte conséquence importanteque l'acide muriatique oxigéné, qui jttsquialors avait été regardé oommé uii torps eompo^é ^ pouvait être een^idéré confinnii» uh cèips simptoTiet que tous les phénbiAèties qu'il préseu* tah s't xpliquaient très bien dans ceitv' hj-pothèse , que dix huit mois après que MM. Gay**Kussac et Thénard l'eurent énoncée , sÎT-tiomphry Davy adopta éxolQsiveiMnt.
Lie cblère peut s'obtenir par le procédé qui suit t on introduit dan§ une petite cornue de verre du peroxide de manganèse réduit en poudre^ et on ^ ajoute de l'acide muriatique (h}'drochloriqne)ordinaire du commerce , en quantité suffisante pour^ qu'il en poisse résulter un mélange à l'état de pâte. On fait plonger le bec de la cornue dans une cuve
d'eau 9 et l'on place demis un flacon de verre ren<^ Teraé et préalablemeiH rempU 4'eau 5 poutant oon-^ tenir un litre de ce liquide. Oit'eheufie h cornue
à la lampe; il y a dégagement d'^n gaz qui entre dans le flacon , déplace Teau et le remplir. Aussitôt que le flacon eal^leia du gas dégagé ^ oa le relire et xOk le feraa exàetemem avec m bodefaon dé verre usé à Témeri et toot préparé è ce^ effet. On substitue un autre flacon au premier, et ainsi successivement jusqu'à ce qu'on ait obtenu la quantité de ga2 qu'on. d!esiraii; se preeiiTeK.^CergaB eat> le ehiare^ ainsi nommé à eanse dè sa coulenr. * ^
Le cblore est nn corps gaaenx ayant lés pro* priétés mécaniques de l'air. Sa couleur est jauneverdàtre. 'Ua une odeur extrêmement Morte et suffocante, qui est exactement semblable à celle de fean régale ou dm In^nge bie»>gOBmi i d ë iii u idi i fes nitrique et muriatique ( bydrocliiéviqiic^'). Lors-*: qu'on est exposé à respirer les vapeurs dut chlore^* on éprouve une sensation d'étouffement des pkis insupportables f elles jpErovoqnent une fonx yio* lente aveû expectofatipn , qui eontihrae pendant quelque temps, et réduit à un très grand degré de faiblesse. La saveur de ce gaz est astringente.
La pesanteur spécifique du chlore est, suivant les expérienees de MAf« Gay<*Lussac et Tfaénatd^' de a,47oo, et le poids d'un désîitiètve eube^e ee gaz à la température de 160 centigrades, et sous la pression barométrique de 76 centimètres, est de 3,14596^.
LoTsqu*on expose à l'action, du chlore une cbuleur végétale bleue qœdeonquè , cette teulenr est immédiatement détruite, et elle ne peut plus être rétablie par aucun moyen que ce soit. Ainsi , le çb|ofe a la propriété de détruire toutes le^eon^ lews végétales et de blanchir les corps cotorés. Cette prtoprîété hii fut reebntme , pour la prmnièré fois, par i>chéele , et BerthoUet voulut en fciire une
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applicatio|i utile en proposa nti'empioi du chlore dand la' pratique da okficbiinenr*
La flamme dea Ixiugiefi , qu'on introduit dans ce*
gaz, p^Mit d'abord , rougit et ensuite dispnraît.
Si un animal est plongé dans une atmosphère de chlore , de manière à être forcé de respirer le gaz à Tétat de pureté, il périt .instantanément. Âmsi le chlore iie peut entretenir la vie des animaux.
L'eau absorbe le chlore avec une très grande rapidité lorsque le gaz est pur. L'absorption est beaucoup plus lente s'il est mêlé ayec Tair ou tout autre gaz .étranger. Suivant les expériences de Dakon,' un volnme d*eau, à la température et à la pression ordinaires , absorbe deux volumes de chlore.4L<'eau acquiert la couleur jaune-verdâtre , l'odeur désagréable ^ la savem* astringente et ieSt propriétés hlanchissantea du ^az liii-iiiéBie.
Le chlore hien sec n'a encore pu être ni liquéfié , ni y à plus forte raison, solidifié par un abaissement de température; il résiste à . un froid de So^; il faut qu'il soit humide pour se congeler, et alors sa congélation a lieu même au-dessous de .zéro.
Soumis A une excessive chaleur, il n'éprouve aucune altération. En adaptant une cornue de verre , où le gaz est produit à l'extrémité d'un tube de porcelaine qui traverse un fourneau plein de ofail^hon, et alimehté d'air par un bon aoufflet, le gaz sort du tube, possédant les mêmes pro«
{)riélés qu'en y entrant; on peut le. recueillir, sur 'eau , au mo^^en d'un petit tube recourbé.
' DB I.'XOQB.
L'iode n'a encore été trouvé que dans les eaux mères de la soude de varec. Cette substance fut découverte en i8i3 par M. Courtois 9 salpétrier à Paris ; mais c'est^ JVL-.Gay-Lussac qu'on doit la eounaissancede la plupart fie ses propriétés. lien a
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en effet écrite d'après ses expériences^ l'histoire presque complète; et c'est, lui qui a prouvé le pre* mier que ce nouveau corps avait une grande ane*
logie avecle chlore, et pouvait être regarde comme simple.
On peut se procurer l'iode par le procédé sui<- Tant 9 qui est celui que proposa le premier Je docteur Wolladtoh. On met en digeslicm dans Teau *
de la soude de varec réduite en poudre, et on l'y lai:sse jusqu'à ce que Teau se soit chargée de tout ce qu'elle contenait de soluble; on filtre ensuite la dissolution, et on l'évaporé jusqu^i ce que tous les 1 cristaux de muriate de soude qu'eUe peut fournir en aient été séparés. On mêle alors l'eau mère avec ' de l'acide sulfurique; et après avoir fait bouillir
Seiidaut quelque temps ce méiaiige , on l'introduit ans une cornue de verre » en y ajoutant amant de peroxide de manganèse qu'on avait mis d'acide , sulfurique dans le mélange ; on chauffe ensuite doucement la cornue, à laquelle aura été adaptée une allonge, et à celle-ci un ballon) il s'élève aus* sitôt une vapeur d'une jbelle coulsar violette^ qui se condense dans l'allonge et dans le récipient une matière noire brillante : cette substance est Yiode.Aw lieu d'une dissolution de soude de vareç, on peut employer des résidus de lessive des saTonniers, lorsqu'on s'est servi de cette espèce de soude pour la fabrication .du savon.
L'îode , à l'état solide est, suivant M. Gay- Lussac, d'un gria noir; mais sa vapeur est d'un très beau violet , couleur qui a fait proposer à M. Gay-Lussac de lui donnei' *le nom qu'il porte. Son odeur est exactement celle du chlore affaibli ; il se présente souvent en paillettes semblables à celles du fer micacé, quelquefois en lames rhomboïdales très largeset très brillantes. M. Gay«Lussac dit l'avoir obtenu en octaèdres allongés d'environ un centimètre de longueur. Sa casâure, quand fc». ^