X. De la mesure de température
$i Vqb chauffe modérémeni une baguette ott anneau de niétai , qui e*adapte Juste dans son étal;
ordinaire à une mesure ou jauge oblongue ou cir*» culaire, on trouvera, en appliquant chaude cette baguette «ou anneau à la jauge froide, que ses di"* mensioto aofit augmentées. C'est ainsi que les carrossiers agrandissent lenrs bandes fevtes de fer*, de manière à ce qu'*elles embrassent et serrent fortement-par leur retrait, lors^'elles se refroidis* sent , le bâti en bois de kots roues. /
Une longue expérience a prouvé que des cûépa progressivement chaufFés , augmentent progressivement de volume : c'est d'api ès ce principe que sont construits les divers instrumens destinés à mesurer la température. Si le cûrps dont on a fait cfaofix: pour inmqoer, par l'^gmentatiott de soti volume, l'augmentation de chaleur, éprouvait des dilatations égales par des accroissemens égaux du pouvoir caJorifiqt^e , alors l^nstrument serait par* fait , et nous aurions un pyromètre on thermo* mètre exact- Mais ils est très douteux qu'une sub* stance quelconque, solide, liquide ou aériforme^ conserve ce rapport ^gal entre son augmentation de volume et l'accrqissement de chaleur. '
Les recherdies de MM. Petit et Dnlong ont été insérées dans le septième volume des Annales de Chimie' et de Physique. Les auteurs de ces recherches en commencent Texposé par quelques détails historiques , dans lesquels ils font observer k que M. Dalton , considérant la même question sous un
Eoint de vue beaucoup plus élevé, a essayé d'éta- * lir des lois générales, applicables à la mesure de toutes les- te^péraluresw Ces lois > il 6iit en con- ' venir, forment nn ensemble imposant parleurrégularité et leur simplicité. Malheureusement cet habile physicien s'est trop empressé de généraliser
ses aperçus très ingénieux, mais qui ne reposaient que sur des évaluations incertaines. Il eu résulte qu^il B^est preaqw'mcme de ses assertlous qui ne se trodTe contredite par les résultats des recherches que nous allons faire connaître. » M. Gay* Lussac avait déjà fait voir que dans l'intervalle des température de la glace fondante et de Tébultitiou de i'ean , un ibermomètï^e à mereure et m ther« mmnètre à air ne présentaient aucune discordance sensible. La table qui suit, de MM, Petit et Dulong , donne les résultats depuis le point voiÂn de celui de la congélation du mercore jÛ6<^Vitt teraxe de son ébuHition,
Taiie de comparaison des éc/ieUfs du thermomètre à mercure et du thermondire à air.
iaJiquées par le ^thermomètre à mercure. '
—360 ccntîg.
i5o atio aSo 3oo 96o
Elbuiliûon du mercure.
VOLUMSS correspondant d'oae même muic d*aîr-
ii^ii^ Il i I mil m
o,86So
TSiapiRATURES indiquées par %\^ thermomètre k êîr , et corrîgéei de la dilatatîoit dn imto*
—36,00*^ cèotîç.
L'uniformilé bien connue dans les principales propriétés physiques de tous les gaz, et surtout l'identité parfaite des lois de leur dilatation 9 rendent très vraisemblable que> dans luette classe de'