DE
mécanisme, dans son ensemble, est susceptible d’un grand nombre d’objections qui ne pouvaient pas être faites à celui de Ramsden; et cependant encore, en considérant que ce mécanisme fut établi et dirigé par des hommes de génie, tels que les Lavoisier et Laplace, ses résultats doivent nous commander de la vénération.
Les recherches de MM. Petit et Dulong , sur la mesure des dilatations de quelques solides, ainsi que sur celle du mercure, sont également recommandables, et comme originales ; et par leur préeision physique. Ils les commencèrent par la dilatation du mercure. Leur procédé, en opérant avec ce corps, est fondé sur cette loi incontestable d’hydrostatique; que lorsque deux colonnes liquides communiquent entre elles par un tube latéral, les hauteurs verticales de ces “ae colonnes sont précisément en raison inverse de leurs densités. Dans VPaxe de deux cylindres de cuivre, exactement dressés , étaient fixés deux tubes verticaux de verre, communiquant ensemble à leur partie inférieure par un tube horizontal de verre, reposant sur une barre de fer bien établie de niveau. L’un des cylindres était chargé avec de la glace, et l’autre avec de l’huile, pouvant être chauffée à volonté au moyen d’une étuve placée au-dessous. Le syphon rectangulaire de verre renversé était rempli presque | ati sommet de mercure, et la hauteur à aquelle le liquide était stationnaire dans chaque branche, se mesurait au moyen d’une lunette Micrométrique, se retournant en un plan horizontal sur une baguette verticale. A la lunette était suspendu un niveau très sensible à bulle d’air, et elle était susceptible d’être mise en mouvement, d’une très petite quantité, vers le haut où vers le bas, par une vis de rappel. La température de huile, le milieu de chaleur ,se mesurait au moyen de deux thermoraètres, l’un à l'air et l’autre à
go MANUEL mercure, dont les boules occupaient la presque totalité de l'étendue verticale du cylindre. L’allongement de la colonne chauffée de mercure pouvait être rigoureusement reconnu , en dirigeant la vue à travers le micromètre, d’abord à la surface de cette colonne, et ensuite à celle de la colonne main- ‘tenue froide par la glace. Après avoir ainsi déterminé, par une suite d'expériences faites avec beaucoup de soin, la dilataion du mercure à différens intervalles du thermomètre, MM. Petit et Dulong cherchèrent alors à reconnaître l’expansion du verre par les dilatations apparentes du mercure dans un vase de verre qui le contient. Après avoir rempli de mercure, bien purgé par l’ébullition d’air et d'humidité, un tube à thermomètre, ils plongeaient ce tube dans la glace, en l’y tenant jusqu’à ce que le liquide ft devenu stationnaire; et alors ils coupaïent transversalement le tube au point où le mercure s'était arrêté. Ils en prenaient ensuite le poids exact , après quoi ils le mettaient pendant quelque temps dans leau bouillante. Ce tube , retiré de l’eau , et bien essuyé, était pesé de nouveau. On connaissait ainsi la quantité de mercure qui en était sortie, en le portant de la température de la glace fondante à celle de l’eau bouillante; et cette quantité, comparée avec le poids total du mercure dans le tube , lors- . qu’il fut mis d’abord dans la glace fondante,. donnait la dilatation de volume qu'avait éprouvée ce liquide. Ce procédé est précisément le même : que celui employé, il y a long-temps, par:
M. Crighton, ainsi que par le D* Ure; et c’estt d’après ce procédé qu'il porta dans son Mé-moire, à = la dilatation apparente du mercure dans le verre.
MM. Petit et Dulong cherchèrent ensuite à me. surer l'expansion d’autres solides, et ils y parvin-rent ayec beaucoup d’habileté, en introduisant unee
DE CHIMIE. . Où
baguette cylindrique du solide, du fer, par exemple, dans un tube de verre fermé à l’une de ses extrémités, après avoir soudé à l’extrémité de ce tube un autre tube capillaire, qu’on remplissait de mercure, purgé par l’ébullition d’air et d’humidité. En exposant alors ce tube à diverses températures , et déterminant les poids du mercure qui en sortait, 1l était aisé d'en déduire la dilatation du fer; ce volume sorti représente évidemment la ‘somme des dilatations du mercure et du métal, diminuée de la dilatation du verre. Pour faire le calcul, il est nécessaire de connaître les volumes de ces trois corps à la température de la glace fondante; or, celui du fer s'obtient, en divisant son poids par sa densité prise à zéro. On déduit de la même manière le volume du verre du poids du mercure qui le remplit à la même température; enfin, celui du mercure est évidemment la différence des deux premiers. Le procédé qui vient d’être indiqué peut s'appliquer également aux autres métaux, en prenant seulement la précaution d’en oxider la surface, pour empêcher l’amalgamation du mercure.
Le DrUre fit ,en 1812 et 1813, un grand nombre d’expériences sur la mesure dela dilatation des solides avec un appareil micrométrique d’une construction particulière. En opérant avec des baguettes de zinc, il se trouva particulièrement embarrassé ; en reconnaissant, après d'innombrables essais, qu’élles s’allongeaient constamment par des échauffemens et refroidissemens alternatifs. Il semblerait que les plaques qui composent ce métal, en glissant Pune sur l’autre par la force expañsive de la chaleur, présentent assez de frottement d’adhérence pour empêcher leur rétraction de s effectuer entièrement. Il serait à désirer qu on püt connaitre la limite de cet effet, et s’assurer quels sont les autres métaux susceptibles du même changement.
Il espère pouvoir terminer dans peu ces recherches
pyrométriques.
Le D: Ure p
résente ici une table très étendue de
dilatation, récemment compilée d’après les meilleures expériences.
Tasze I. — Dilatation linéaire des solides par la chaleur.
Dimensions que prend , à 100 degrés, une barre gueur à o° est 1,000000.
Verre (en tubes )....
Idem
Verre (en plaques)..
Jde crown-glass..
Idem. idem...
Idem. idem. ….
Idem(en baguettes).
SAPIN Re rester Platine IEEE RTE Tdemireresme.e Tien EEE 4 Idem (et verre)...
Palladium. . . .. .. és Antimoine .....,. a
Fonte de fer prismat. .
Fonte. defer.. 1...
Acier, se.