‹ Manuel de chimie, ou précis élémentaire de cette science dans l'état actuel de nos connaissances (volume 3)Chapitre 30 sur 59 · DU MAGNÉTISME · texte numérisé non relu

DU MAGNÉTISME

On désigne par le nom de fluide magnétique, ja cause qui donne à un aimant soit naturel, soit artificiel, la propriété de se diriger, d’un côté, vers le pôle nord, et de l’autre vers le pôle sud; de s’incliner vers le premier de ces pôles dans l’hémisphère boréal, et vers le second dans l’hémisphère austral, et de ne pencher d’aucun côté dans certains lieux qui forment ce qu’on appelle l'équateur magnétique; d'attirer, par sa partie tournée vers le nord, la partie d’un autre aimant tournée vers le midi, et de repousser, au contraire, Ja partie sud de cet aimant; mais l'examen de ces propriétés, quel que soit le grand intérêt qu’elles présentent, appartenant tout entier à la physique, nous nous bornerons ici à parler de la découverte de M. J. Chr. OErsted, professeur de physique à l’université de Copenhagne. Ce savant physicien annonça pour la première fois, en 1620, que l'aiguille aimantée changeait de direction par l'influence de l’appareil voltaique; que cet effet avait lieu Jlorsque:le circuit était formé, et non lorsqu'il était interrompu.

M. Ampère, membre de l’Académie des Sciences de l’Institut, s’empressa de s'occuper de diverses expériences à ce sujet, dans la seule vue, d’abord, de compléter le travail du professeur danois ; mais bientôt il découvrit lui-même qu’une autre portion du circuit voltaïque exerçait, sans la présence d'aucun aimant, une autre sorte d'action sur le fil métallique, au moyen duquel ce circuit est établi. La connaissance de ce fait conduisit M. Ampère à plusieurs autres observations, dont 1! donna successivement communication à l’Académie des Sciences, ainsi que des conséquences qu'il en déduisit, et dont le but général est d'établir lidentité de l'électricité et du magnétisme.

GT

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