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Acide carbonique. .....| 0,758 1,506
Le rapport de la chaleur spécifique de l'air à celle de l’eau est, d’après MM. Clément et Desormes , comme 0,200 à 1,000, ou exactement du quart. La dernière table, qui est extraite du Journal de Physique, donne la chaleur spécifique de Poxigène par MM. Delaroche et Berard, un peu différente de leur propre nombre, table I, 4nnales de Chimie, volume 85. Le résultat le plus re-
marquable de ceux annoncés par MM. Clément et Desormes est celui concernant l’acide carbonique, qui, étant réduit au terme de comparaison en poids, donne le rapport de la chaleur spécifique de cet acide, comparée à celle de l'air, comme étant d'environ 0,987 à 1,000, tandis que celle de l’oxigène est seulement de 0,9000. Les premières tables de Crawford et Dalton donnent la chaleur spécifique de l’oxigène — 2,65, et celle de l’acide carbonique = 0,586 comparativement à celle de l’air étant 1,000. Et c’est sur ces nombres très erronés qu'ils ont établi leur système hypothétique de la chaleur latente, de la combustion et de la température animale.
On voit , d’après les expériences sur l’air à des densités différentes, que sa chaleur spécifique diminue suivant une loi beaucoup moins rapide que sa pesanteur spécifique. Lorsque la dilatation de l’air est portée au quadruple de son volume , sa chaleur spécifique devient 0,540; et lorsque cette dilatation est de huit fois le volume, sa chaleur spécifique est 0,368. Les densités en progression géométrique TI, +++, correspondent à peu près aux chaleurs spécifiques dans la série arithmétique b, 4, 3, 2. D'où il suit aussi que la chaleur spécifique de l’air atmosphérique, et probablement de tous les gaz, considérée sous le rapport de son poids ou de sa masse, diminue comme la densité augmente. C’est d’après ce principe de l’augmentation de chaleur spécifique relativement à sa masse, qu’a été expliqué le phénomène depuis long-temps observé du froid intense qui règne sur les sommets de montagnes, et généralement dans les régions supérieures de l’atmosphère; et c’est d’après ce principe aussi qu’il a été rendu. raison de ce dégagement prodigieux de chaleur
u a lieu par une forte condensation de l'air. Suivant M. Gay-Lussac, une condensation de l’air aux quatre Cinquièmes de son volume suffit pour
mettre le feu à de l’amadou ; et si pour cette condensation on fait usage d’une pompe à piston en verre, on voit un vif éclat de lumière accompagnant la condensation.
TABLE 1V. — Des chaleurs spécifiques de quelques solides, déterminées par MM. Pertr et Duroxc.
Chaleurs spécifiques , | Poids des atomes ,| Produit
celle l’oxigène de ces deux de l’eau étant —= 100. étant —= 1. nombres.
Bismuth. 0,0288 13,300 Plomb. . 0,0293 12,950 Or.5v. 0,0298 12,430 Platine... 0,0314 11,160 Etain... 0,014 7,330 Argent. . 0,0557 6,750 Zinçi 0,092" 4,030 Tellure.. 0,0912 4,030 0,0949 3,957 0,10395 3,690 0,1100 3,392 0,1498 2,460
Les produits ci-dessus, qui expriment les capacités des atomes de différente nature, approchent tellement d’être égaux entre eux, que les légères différences qu’ils présentent doivent provenir d'erreurs inévitables, soit dans la mesure des capacités, soit dans les analyses chimiques ; surtout si l’on considère que, dans certains cas, les erreurs dérivées de ces deux sources peuvent ‘être dans le même sens, et par conséquent se trouver multipliées dans le résultat. Chaque atome de ces corps simples semble done, ainsi qu’il a été déjà établi, avoir la même capacité pour la chaleur.
Il se présente actuellement ici une question 1m-
portante, celle de savoir si les chaleurs spécifiques des différens corps solides et liquides sont uniformes à différentes températures, ou si elles varient avec la température. Cette question peut être exprimée d’une manière plus claire en la posant ainsi : un corps en refroidissant d’un certain nombre de degrés thermométriques à une haute température, abandonne-t-il la même quantité de chaleur qu’en refroidissant du même nombre de degrés à une température plus basse ? Aucun moyen ne semble être plus convenable à adopter, pour résoudre ce problème, que la mesure du refroidissement produit, par les mêmes poids de glace, sur des poids uniformes d’eau à différentes températures. M. Dalton trouva, en faisant usage de ce moyen, qu’il faut autant de chaleur pour élever l’eau de 5° Fahrenheit (20,8 centigrades) dans la partie la plus basse de l’échelle, qu’il en est nécessaire pour l’élever de 4° dans la partie plus haute de cette échelle centigrade , et de 30,4 dans le milieu. — Dalton’s rew System of Chemical Philosophy. Vol. I, pag. 53.
Les expériences de MM. Petit et Dulong les portent à conclure que les capacités des corps métalliques suivans croissent avec l’élévation de leur température dans les proportions ci-après.
TABLE V. — Des capacités pour la chaleur.
Capacités moyennes| Capacités moyennes, entre o° et 100° entre o° et300° À