U^C — H5=(HC
Formylène.
radicaux t4tr4quivalents.
Carbone.
(*) C'est le nom que Laurent a donné au radical HO du peroxyde d'hydrogène EH)*. Nous avons déjà indiqué que l'on assigne plus souvent à ce résidu le nom d'hydroxyle.
25. Bo«bi<»B décompositioiiti. — Quoique les radicaux dont on admet l'existence dans les composés n'y existent pas nécessairement tout formés, ils ne sont pas purement imaginaires, en ce sens que ces radicaux constituent des groupes d'atomes qui, par double décomposition, peuvent passer d'un composé dans un autre. Pour fixer les idées, cherchons un exemple dans l'alcool CWO; rien ne prouve que ce composé renferme de Téthyle C'H* tout formé, mais en représentant sa composition par la formule C*H*.HO, nous exprimons que le groupement C*H* peut, par double décomposition, se séparer de l'alcool et entrer dans une autre combinaison en y remplaçant de l'hydrogène ou un élément du même ordre qui vient lui-même prendre sa place ; ainsi HCl -h C^HMIO == CWCl -h HHO. Avec le secours de ces deux classes de radicaux composés, on peut rapporter au type acide chlorhydrique simple ou condensé, le plus grand nombre des hydrocarbures, hydrocarbures chlorés, aldéhydes et chloraldéhydes, tandis qu'on fait rentrer les alcools, les éthers, les acides ternaires et les sels dans le type eau, simple ou condensé. Presque toutes les réactions de ces corps les uns sur les autres, ou sur des corps appartenant à des types différents sont des exemples de doubles décompositions dans lesquelles les types des corps réagissants et les types des composés résultants restent les mêmes (§12). La double décomposition, c'esl-à-dire l'échange mutuel d'atomes ou de groupes d'atomes apparaît comme la forme la plus générale des actions chimiques. Nous verrons plus loin que l'on peut considérer comme des doubles décompositions l'union directe de deux éléments,, la simple substitution d'un élément à un autre dans une combinaison, aussi bien que l'élimination d'un élément isolé. Dans cç
n MANUEL DE CHIMIE.
dernier cas, la double décomposition se fait exactement comme lorsqu'un radical composé est mis en liberté.
HCl -h HCu = CuCl -f- H« (Wurlz)
2C*H»C1 -h (CW)*Zn = ZnCl« + 2C*H^^
26. Diamérônes. — Laurent a donné le nom de diamérônes à des combinaisons renfermant deux radicaux composés différents, susceptibles de se scinder ou de s'échanger, par double décomposition, contre d'autres radicaux. De semblables corps renferment évidemment les résidus de deux combinaisons, qu'ils sont susceptibles de régénérer dans certaines circonstances. Le caractère essentiel d'une diamérône est de pouvoir, par addition directe ou indirecte des éléments de l'eau, reproduire les deux combinaisons plus simples dont elles dérivent ou dont elles pourraient dériver. L'éther benzoïque, par exemple, est une diamérône; il renferme incontestablement le radical benzoïle et le radical éthyle, susceptibles l'un et lautre de passer dans une autre combinaison. L'eau le décompose en une autre combinaison benzoïque, Facide benzoïque, et en une autre combinaison éthylique, l'alcool ; deux combinaisons dont dérive Téther benzoïque, ou qui auraient pu lui donner naissance