i4.5oo
poids Biétrif.
poids I poids demarc.'nUlrîq.
5oo 5oo
poids de marc.
i45o.oi5
i654.3oi
8IIL
Tables relatives aux monnaies.
1'* Table pour convertir les Ufres toorvois en francs.
Ha ;32
CD
sa
5oo 5oo
lOOQ
'Be$ mesures, poids et monnaies, 79
s* Tàbjle pour convertir tes francs en livres
tournois.
Livres tournois
âtoo
Soo
5oo
8o Des mesures, poids et monnaies,
3* Table qui désigne la valeur des anciennes monnaies en or ou en argent.
Tarif des pièces d'oF
de 24 livres.' pièces, fr. c.
9 211 95 10 235 50 20 471 00 30 706 50 40 942 00 50 1,177 50 GO 1,413 00 70 1,648 50
de 48 livres, pièces, fr. c.
Tarif des écas
de 3 livres, écus. fr
de 6 livres, écus. fr. c.
4* Table, — Poids et valeurs des métaux
m,onnayés,
kilogr. (I) decaivre. de billom. d'argent.
vaut valent
5fr.
50 fr.
200 fr.
lOOOO
d'or.
(f) On donné ici la Talear des kilogrammes .* si l'oo
Des mesures, poids et monnaies, 81
5* Table, — Valeur et poids des monnaies.
Sommes, de cuirre. de billon. d'argent. d'or.
Francs. kilogr. kilogr. kilogr. grammes.
100 pèsent 20 2 0.5 32.258
On voiÇ d'après ces tables , que le cuivre et l'argent monnayés sont entr'eux dans le rapport de 5 ù 200 ; ou de 1 a 40 ; et l'argent et l'or, dans le rapport de 2 à 5i 5 ou de 1 à i5 et demi. Il faudrait ainsi donner 4^ kilogrammes de cuivre monnayé pour un d'argent , et 620 pour un d'or : de même il faudrait donner i5 kilogranunes et demi d'argent monnayé pour équivaloir à un kilogramme d'or ; le tout abstraction faite des différences que peuvent apporter dans les spéculations du commeroe
Teat connaître la valeur des hectogrammes , décagraromes et grammes en métaux monnayés, il suffit de séparer par le point an chiffre pour les hectogrammes, 2 pour les décagrammes et 8 pour les grammes. Ainsi , 7 hectogrammes en monnaies de cuivre valent 3 fr. 50 c. , un décagramme en monnaies d'argent, 2 fr.; un hectogramme en or monnayé, 310 fr.
8^ De$ mesureg, poids et m&nnmUs.
la plus ou moins grande facilité de tran^K>rter les ( spèces y et la rareté plus on moins grande de tel ou tel métal dans le temps et le lieu donnés.
Le billon est avec le cuivre dans le rapport de ] o à I , et avec l'argent 5 de i à 4« Dix kilogrammes de cuivre monnayés valent un kilogranmie de billon ; 4 kilogranmies de billon valent uo kilogranune d'argent monnayé.
6* Table. — Valeur de for et de V argent aux
changée.
Le kilogramme d'or pur se paie , fr. cent, sans retenue . . . • ^444 44 444
Et aux changes des monnaies 5 il est payé 5454 44 444
Au titre de 0^900 avec un dixième d'alliage il vaut, sans retenue . . 3ioo 00
Et avec la retenue faite aux changes Sogi 00
Le kilogramme d*argent pur se paie 9 sans retenue 22» 2a 22a
Et aux chaînes il est payé. . . . 218 88 889
Au titre die' 0^0 il vaut 5 sans retenue , 200
Et avec la retenue faite aux changes ....»• , • . igp 00
Jfûtvyk» ti observations sut te pied, etc. 85
SECTION V
Notions et dùse^vàtions sur te pied, Vaune et iàs poids usuels ou métriques.
Le pfrojèt d'établir des mesures unifortiies dans taifite la Fratite^ est une belle conception qu'on a tenté plusieurs fois dé mettre à exécution ^i) ; mais ces divers essais n'otit souvenl servi qu'à introduire une mesure nouvelle ou MU poids nouveau dont il a fallu établir les rapports avec les anciens 5 .ce qui imposait la nécessité de faire do nouveaux calculs et occasionait de nouveaux embarras : les tables que nous venons de donner et les notions qui les précèdent en tourùissent la preuve. Il n'est pas aisé de changer les habitudes d'un peuple tout entier^ quand elles se lient à des 6*avaux journaliers 5 à des intérêts pécuniaires 9 à des relations et à des calculs qui se renouvellent i chaque instant. Rien ft'est plus conunode que le calcul décimal ; il à œpeudant été impossible de te faille prévaloir pour la division des heures du fyas 9 pour le Calendrier 5 pour le baromètre, etc. Il a tûSine été iftipoi»S)le de faire adopter aux cultivateurs 5 aux marchands en détail ^ aux
(I) Chariema^oe, Philippe-k-Loog ^ Louis XI; etc.,
84 Notions et observations sur le pied,
ouvriers de la campagne la plupart des nouvelles dénominations. Peut-être même n'en serait -il plus question dans les villes 9 si des lois sévères n'avaient imposé l'obligation de les employer dans les iictes publics 5 dans les devis et autres pièce» à produire devant les administrations et les tribunaux. Pour calmer les murmures du peuple 9 Napoléon imagina un moyen qui fut saisi avec avidité et reconnaissance 5 et qui conciliait l'ancien système des poids et mesures avec le nouveau. C'est ce que nous allons développer dans les paragraphes suivans.
SI*'- Sitr le pied risuel au métrique.
Les nouvelles mesures étant de rigueur administrative , et aucun compte , aucun devis ne pouvant être produit devant les tribunaux et devant les administrations qu'en exprimant les me- ^ sures nouvelles, les architectes, les entrepreneurs de travaux publics, les commerçans, les notaires, etc. , ont été forcés de s'y assujettir; mais la masse des ouvriers et des marchands ou acheteurs en détail , surtout dans les campagnes , continuaient à se servir des anciennes mesures, et particulièrement du pied -de -roi et de l'aune. C'est ce qui détermina Bonaparte^ le 28 mars
Vaunt et tes poids usuels ou métriques. 85
18125 à prendre un arrêté 9 dans lequel il permit , pour les usages du commerce , de se servir d'une mesure de longueur qui avait les mêmes dénominations que les anciennes et les conciliait avec les nouvelles. Pour mieux concevoir ce règlement , il faut se souvenir que le mètre renferme 3 pieds et an peu plus de 1 1 lignes. Le régk^ment porte que le mètre se divise en trois parties égales qu'on appellera pieds 5 et que chaque pied se divisera en 12 pouces 5 et chaque pouce en 12 lignes. Ce nouveau pied s'appelle pied usuel ou métrique. Six pieds métriques ou deux mètres forment la toise usuelle.
Le pied métrique a 4 lignes de plus que le piedde-roi f différence peu importante quand il s'agit d'ouvrages de maçonnerie ou d'autres équivalens. 11 est cependant nécessaire d'en être instruit , il faut y faire beaucoup d'attention lorsqu'il s'agit d'ouvrages dont la matière est précieuse ^ puisque 56 pieds métriques équivalent à 5y pieds-de-roi. U peut donc y avoir une différence entre le prix fait en pied-de-roi ou en pied métrique , surtout quand l'ouvrage est considérable.
Dans les villes on se sert presque toujours du inètre et du pied métrique : dans les villages ^ au contraire, on conserve l'habitude du pied-de-roi; mais cette habitude change peu à peu;
Les mètres que l'on vend aujoui'd'hui sont tou.*-
86 N^fHi^ns H èiien)»iioM sut té pied j
y^QStê divîdés d'an <;ôtëpar déciifièti^ed^ Êèiilimètres et milliikiëtre&9 et de rautlie pat pïtàs^ pontes et lignes ifciétriques. Les nouteaux pieds que Fou yetd sont toujours des pieds métriques , et renferment aussi les deux divisions par pouces et lignes > centimètres, décimètres et millimètres^
Pour faira mieux apercevoir et apprécier la différence qui se trouvé entre le pied ordinaire et le pied métrique , nous allotis placer ici quel^ quiBs objets de comparaison. Un pied métrique a environ 4 lignes de plus que le pied-de-roi (i); par conséquent une toise métrique équivaut à 6 pieds 2 pouces de l'ancienne toisé royale ': 36 pieds métriques valent 3^ pieds-de-roi ; il y a donc im pied 4e différence entre 3 toises usuelles et 3 toises royales. S'il était question de 36 pieds éarrés y comme il arrive quand on fait le toisé d*un ouvrage , la différence du pied métrique au pied-» de^roi serait de i3 pieds carrés (2), <^ qui serait
(1) Nous disons environ , parce que rigoareasement It pied métrique a 4 lignes moins 98 millièmes de ligoe» c'est-à-dire moins un diiième de ligne.
(2) Voici comment on peut s'en assurer : 36, multipliés par 36, donnent i,296 pieds carrés; tandis que 37, multipliés par 37, donnent 1,369 pieds carrés* La diÉiérence est de 13. Si le piii d*ane boiserie était û%é à 1 fr. h pieà carré I ce serait une différejftce de 13 fn sur trois
TotiiM et teê poids tattels ou métrùfuis, 8j
msidérable, dans des ouvrages de menuiserie aff exemple 9 et mettrait une différeuce dans le rix; s'il s'agissait de 36 pieds cubes ^ la difTérence [ttre les pieds cubes métriques et les pieds ordi* aires serait de 3,977 pieds (1).
n résulte de là que l'arrêté du 28 mars 1812 9 aoîqae plein de sagesse et (ait poiv ménager les abitodes des ouvriers, complique encore les calais et fournit mi nouveau moyen de surprendre 1 bonne foi de ceux qui ne sont pas au courant es nouvelles dénominations. MM. les curés doi-^ snt s'expliquer nettement avec les ouvriers 5 et avoir s'ils emploient le pied- de-roi ou le pied oélrique.
fAaea i ce qai pourrait aller fort loin si od faisait boiser m eboeor, si on faisait des stalles.
(I) 36, multipliéspar 36, donnent 1,296, lequel nombre, DuUipIié encore par 36 , donne 45,656 ; tandis que 37 , Qultipliés par 37, donnent 1,369 qui, multipliés par â7, looneiït 48,633. La différence est de 2,977. Par ionsé- ^ot , si TOUS aviez fait marché pour 36 pieds cubes , isuels ou métriques de pierres de taille , et qu'on vous es livrât en pieds-de-roi , voas perdriez 2,977 pieds. Vous »ou%'ez appliquer ce calcul à 36 toises cubiques de malOODerie.
88 Notions et observations sur te pied,
Sn.
Notions et observations sur Vaune usuelle ou
métrique.
Les difficultés qu'on a rencontrées pour faire adopter le mètre et le décimètre à la place de la toise et du pied se sont reproduites , plus difficiles a surmonter encore à l'égard de l'aune. Le maniement des toiles et des étoffes étant plus particulièrement entre les mains des femmes, le changement seul des dénominations les à déconcertées. C'est pour cela que Bonaparte par l'article a de l'arrêté du 28 mars 1812 autorisa, dans le commerce des toiles et des étofles, l'usage d'une aune qui se composait de 12 décimètres, et qui était à peu près de la même longueur que l'aune de Paris, la plus répandue dans toute la France (1);
La nouvelle aune usuelle dont nous parlons , se divise comme l'ancienne, en demi, en quart, en tiers, en sixième, huitième et douzième. Elle porte sur une face correspondante la division du mètre en décimètre , centimètre , etc.
L'aune usuelle étant d'un sixième plus longue
(I) L'aane de Paris et de Lyon aTait 43 pouces 10 lignei et 5/6. L'aune de Bourg n'avait que 43 pouces 3 lignes; Bïaiê presque partout ailleurs elle était de 44 pouces.
Caune et tes poids usuei& ou métriques. 89
que le mètre, il est très- aisé de convertir les aiines en mètres, et réciproquement les mètres en aunes ; il suffit de retrancher ou d'ajouter un sixième : par exemple , vous avez 24 aunes d'étoffe , ajoutez un sixième , c'est-à-dire 4 9 et vous aurez 28 , qui désignent le nombre de mètres renfermés dans 24 aoncs usuelles. On vous a vendu 5o mètres d'étoffes,* retranchez un sixième qui est 5, et vous aurez 26 , qui expriment le nombre d'aunes renfermées dans 5o mètres.
Il sera donc à peu près indifférent d'exprimer en aunes ou en mètres la quantité d'étoffes , de galons ou de toiles qu'il faut pour chasubles ^ chapes, aubes, etc., à moins que dans le pays où l'on est le marchand n'ait conservé l'usage d'une aune qui fût plus courte que celle de Paris , qui eût moins de 44 pouces de longueur , ou 1 2 décimètres, ce qu'il est facile de vérifier.
Notions et observations sur tes poids usuels
ou métriques.
L'arrêté du 28 mars 1812, article 5, permet de se servir dans le commerce des anciennes dénominations des poids de marc ^ qui sont la livre , l'once , le gros et le grain ; mais on donne le nom de livre au demi- kilogramme. Il y à en effeX ua^
^o N'étions et observations sur le jned,
l>îen petite différente entre râncienne livre "ptAàs de ttiarc et le demi-kilti^anitne : ùetle difIRéteïïce taVM qiie de 3 g|io& en «tis , diitérefice peu itnportanie quft^d il ne s'agit qiie de vendre «u âthetet d^ Ddâiichandises peu précictute» ; mais quand il Vagil de «oi^> d'or ou d'argent, quand il s'agît Mitout de p(Mds €onsidérM>les , il est nécessah!^ d'exaininer si vous achetek au poids de marc ou sin polAs de Lik^p^omme. Iol différence suir loo demi-kilogrammes ou un qmntâd^ ert de d pour Ojfb) c'est-à- dire que le quintal en kûo pèse 2 livres de plus que le quintal poids de marc. Cette dilKrMce serait beaucoup plus considérable st on ttcbetait à quintal, d'après les anciens poidd de L^on, de Montpellier ou autres. U est toujours «Sisentiel de savoir à quel poids on achète , si e'eift au poids de kilo , appelé aussi poids usuel oU métrique, n faut cependant Convenir que de toutes les innovations dont nous parlons, celle du poids métrique s'est introduite avec plus de facilité que les autres dans le commerce de détail*
S IV-
Ohseti)afit}ns très-importantes Sur tes mètres et tes poids usuels ou métriques.
Avant de terminer cette matière » nous croyons deroir revenir ici et même insister sur quelques
V aune et les peidê usuets ou tnétriques. 9 1
observations très-importantes. 1" Les dénomina* tiens des pieds et des poids usuels ou métriques étant les mêmes que celles des pieds-de-roi et des poids de marc 5 il faut une attention particulière pour ne pas les confondre. Il sera ineme quelquefois nécessaire de voir le pied dont se sert l'ouvrier qu'on emploie , surtout dans les campagnes , pour s'assurer s'il est ancien ou nouveau, a* Tous les calculs que nous avons faits ou indiqués dans les sections précédentes se rapportent au pied-de*roi et non an pied métrique. 5* Les tables de la section IV se rapportent aussi au pied-de-roi et au poi^s de marc 5 et on ferait une grande méprise si on en faisait l'application au pied et aux poids usuels. Un instant de réflexion suffit pour faire ^percevoir que le pied usuel doit avoir les mêmes résultats que le mètre y qu'il n'y a de différence que dans la manière de nommer, de diviser et de compter. Quant au poids usuel 9 il est aussi le même que le poids en kilo, et il n'y a de changé qu^ les noms et les sous-divisions qui se rapportent à celles des anciens poids. Ainsi j dans le commerce en détail, on divise la livre ou le demi -kilo en onces comme autrefois, au lieu de se servir des noms de granmie, décagramme, etc.
93 Notions et observations