II STYLE DANS L'ART DÉCORATIF
Ce qu’on appelle s/y/e dans l’art décoratif est une chose de croissance graduelle. On ne peut pas dire au juste où il commence, pas plus qu’on ne peut dire où il finit. Il est assez facile cependant de distinguer deux styles, lorsque l’un et l’autre ont été pleinement développés. Le plein développement n’est atteint que lorsque les mêmes traits caractéristiques généraux marquent la décoration de tous les objets à une époque donnée.
styles décoratifs, 1° par leur extérieur, 2° par leur but. Les traits extérieurs diffèrent, 1° dans les motifs ou formes élémentaires, comme l’acanthe, le lotus, etc.; | 2° dans le mode de traitement, qui peut être plus ou | | |
| On peut distinguer l’un de l’autre les différents |
moins conventionnel, hardi, timide, élaboré, etc. Le but peut être, 1° purement esthétique, ou l’expression
de la beauté, de la force, de la grandeur, pour le | plaisir de plaire ; tels sont les styles grec, romain, |
mauresque ; 2° symbolique, tels sont les styles égyptien et gothique. Tous les bons styles observent également certains principes généraux quant à Ja construction et à l'application de l’ornement. Pour diverses raisons, il est important qu’on soit en état de distinguer tout de suite les différents styles décoratifs. On ne doit pas les combiner dans une production graphique, comme le font souvent les décorâteurs.
Les quatre pages d'exemples qui suivent donneront une idée du caractère général des styles égyptien, grec, romain et mauresque. Les élèves ne doivent pas les employer comme exercices de dessin, quoiqu’il puisse être bon de permettre à quelques-uns des plus experts de les mettre sur le tableau noir; ces élèves auront ainsi occasion de montrer ce qu’ils peuvent faire. On les donne plus particulièrement dans le but de montrer au maître l'application pratique d’une grande partie de ce que les élèves ont appris à dessiner, et afin que l'élève voie à quoi tend son instruction.
$ 1. Formes égyptiennes
Les Egyptiens employaient divers objets naturels pour des fins d’ornementation. Le lotus ou lys du Nil, conjointement avec le papyrus, dont on faisait le papier, était d’un usage étendu. Les formes naturelles sont grandement conventionnelles. L’exécution générale est sévère ; elle montre une grande fermeté et une grande rigidité de lignes. Chaque détail est colorié. L'art égyptien était à son apogée vers l’an 3000 avant J. C. On en donne cinq spécimens sur la page suivante.
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