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DIAGNOSTIC DU SARCOME DES MACHOIRES

maxillaire supérieur gauche; mais ces données n’ont pas vrande importance pour le diagnostic. Enfin on devra prolier de ce renseignement fourni par la plupart des malades, a savoir qu'ils ont souffert des dents et qu'ils en ont perdu plusieurs, soit qu'elles aient été arrachées ou qu'elles sient tombées spontanément. On apprendra encore des malades que la tumeur a présenté une évolution rapide. En procédant alors à l'examen, on constatera les caractères suivants : consistance molle de la tuméfaction, dans cerlins cas, pulsations isochrones aux battements du pouls, tumeur présentant de grosses bosselures lisses et à surface régulière. Enfin la pression peut déterminer une crépitation parcheminée. La peau devra être examinée avec soin, on tunstatera ou non son adhérence aux parties profondes, sa rougeur, les veines plus grosses que celles du côté opposé qui la sillonnent et enfin la température locale quelquefois augmentée. Les investigations devront aussi porter du côté de la muqueuse buccale et on constatera la disparition du sillon gingivo-labial, l’épaississement du rebord alvéolaire, les dents qui manquent; enfin la coloration brunâtre de la luméfaction.

Tous ces symptômes donnent une présomption qui, pour & changer en certitude, doit être accompagnée d'un diagnostic différentiel.

Avec quoi peut-on confondre un sarcome de la mâchoire ? Avec une affection du sinus, s’il siège à la machoire supérieure.

Nous avons dit les signes qui permettent de distinguer te qui appartient à l'antre d’Higmore de ce qui ne lui appartient pas. C’est donc, aux deux maxillaires, avec les autres tumeurs qui naissent dans ces os que le sarcome pourrait être confondu et ces tumeurs sont de deux ordres : les tumeurs bénignes et les tumeurs malignes.

Les premières sont de nature très variée. Nous allons les passer en revue ; mais il faut savoir qu'elles sont très rares et qu'elles ont toujours une marche lente.

Ce sont d’abord les kystes d'origine dentaire ; nous avons déjà dit, à propos des maladies du sinus, quels étaient leurs caractères. Ils sont sous la dépendance de l'évolution d'une ou de plusieurs dents dont on constate l’absence sur l'alvéole : présentent d'abord une certaine dureté qui bientôt va faire place à une crépitation parcheminée puis au symp-

tôme de la fluctuation ; enfin ils ont une localisation alvéolaire assez nette et un volume limité, à moins (ce qui arrive pour les kystes multiloculaires) que leur évolution ne se fasse du côté de l'épithélioma ou du sarcome, auquel cas ils prennent les caractères de l'un ou de l’autre. Avant de devenir malins, ils peuvent acquérir lentement un certain : volume; ce sont alors des kystes multiloculaires, surtout fréquents au maxillaire inférieur.

Il est inutile d'insister sur l’ostéome de la face dont nous avons déjà indiqué les symptômes bien différents. C’est une tumeur qui du reste appartient au sinus et qui en possède les signes. L'exostose syphilitique ou de cause quelconque sera facilement dépistée à cause de sa dureté, de sa marche chronique, de l'absence de douleurs et aussi de son siège plus fréquent sur le maxillaire inférieur et de sa saillie du côté de la face externe de l'os.

Restent parmi les tumeurs bénignes, les lipomes dont il existe à peine trois observations dans la science et à la mâchoire inférieure, puis les fibromes et les chondromes qui n'ont d'intérèt qu'à cause de la facilité avec laquelle ils évoluent vers le sarcome. C'est donc avant leur transformation qu'il est utile de les reconnaitre.

Les fibromes aux mâchoires comme ailleurs ont une dureté élastique égale partout, une forme et une surface assez régulières; ils ont des limites bien nettes et sont indolents. Ils peuvent devenir volumineux ; à ce moment la confusion est possible, ce qui lient à ce qu'on a souvent affaire à du fibro-sarcome. Nous ne parlerons pas de l'hypertrophie diffuse de la face (sorte de fibrome pour certains auteurs), tumeur très rare, facile à reconnaitre à ce qu’elle envahit tout le squelette de la face, en donnant au malade un aspect léonin.

Les chondromes ont la consistance spéciale du cartilage. Ils sont mamelonnés comme les sarcomes, mais les bosselures sont en général plus petites. Ils sont encapsulés. n’altèrent pas la peau et, à un moment donné, comme les fibromes et pour les mêmes raisons, ils deviennent d'un diagnostic très difficile à cause de leur transformation en chondro-sarcome.

Nous dirons de mème des myxomes, dont le diagnostic clinique est presque impossible.

FIG DU SARGOME DES MAGHOIRES 224 comes et les Lumeurs épithéliales, améliore Les lésions

nomycosiques.

—— Avanl de quitter le diagnostic des affections des maxil- A nous ne saurions passer sous silence cerlaines fiser du menton qui sont en rapport avec une altération du » système dentaire. ù 2 un moment donné, et sans cause apparente, un ahcëès = ürnie au niveau du bord inférieur du maxillaire inféneure ouvert, il resle Betuloux, on curette le trajet, La fis- Die porsiaté, Dans cés conditions, si on sonde le Lrajet, on Mreive sur un point dénudé, c’est la racine d'une incisive -Malnde, celle incisive eat, le plus souvent, facile à recon- Hailre, car elle est eo général plus petite, plus opaque que == voisines, quelquel légèrement érodée à son bord 5 n'est ni ébranlée, ni douloureuse à la pression. Le traitement s'impose, c'est l'arrachement de la dent …natade, dont on trouve l'extrémité de la racine, dénudée de “on périvste, un peu résorbée, rugueuse. Un traitement. sinon s rationnel, du moins plus élégant, consiste dans Fr nt dé la dent, puis dans sa réimplanlation, aprés résection de la partie malade de la racine, Ces fistules mentonnières faciles à dinguosliquer, quan révenu de leur existence, ont été bien étudiées par G: Marchant, et; dans la Lhèse de Bellemain (Paris.

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