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IV. — Éléments anormaux de l'urine

Parmi les éléments anormaux de l'urine, on compte l'albumine, les globulincs, les peptones, la mucine, le sucre, l'acétone et l'acide élhyldiacétiqiie, les matières alcaptoniques, Turoroséine, les cylindres urinaires, les globules blancs etles globules rouges du sang, l'hémoglobine et la méthémoglobine, le pus, les corps gras, les cellules épithéliales, les matières colorantes de la bile, les acides biliaires, la leucine, la tyrosine, les ferments de l'urine, les spermatozoïdes, les entoisoaires, les infusoires, etc., auxquels nous joindrons, mais à titre de simple mention, l'inosite, la lactose (au moment du sevrage chez les nourrices), l'hémaloporphyrine, les acides gras, la cholestérine, Tacide benzoïque, l'acide lactique, .l'allantoïne, la cystine, la

iaurine, l6 carbonate d'ammoniaque, le phosphate ammoniaco-magnésien, Thydrogène sulfuré, etc.

1^ Albumine. — Nous commencerons par la substance la phis importante, et Tune de celles que Ton rencontre si fréquemment dans Turine pathologique, que Ton doit toujours la rechercher.

L'albumine peut se présenter sous diverses formes dans Turine : la serine, les globulines, la fibrine, rhémi-albuminose et les peptones ; tantôt on n'y trouve qu'un seul de ces éléments ; d'autres fois ils sont associés en nombre variable ; nous joindrons à ces albuminoîdes vrais, la mucine, contenue en très faible proportion dans l'urine normale.

L'albumine qui passe dans les urines est la serine ; elle peut s'y trouver, mais en quantité minime, en l'absence de toute affection rénale, à la suite d'efforts musculaires considérables ou de repas copieux qui amènent une surcharge du sang en matières albuminoîdes (rarement plus de 0,1 pour 100).

La présence de l'albumine dans les urines peut tenir à différentes conditions pathogéniques qui sont : 1« dilution et appauvrissement du sang (hydrémie), d'où exsudais sanguins et oedèmes ; 2° augmentation considérable de la pression sanguine dans les reins ; 3" absence de chlorure de sodium. Une urine peut encore renfermer de l'albumine quand elle se trouve mélangée à du sang extra vase en nature, ou à du pus, ou à un épanchement de chyle.

L'albuminurie peut être passagère, éphémère, ou bien, au contraire, être permanente et définitive; la proportion d'albumine, d'ailleurs très variable, peut osciller entre des traces seulement ou des quantités

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considérables, voisines de 8 ou 12 grammes et pouvant monter, très rarement il est vrai, jusqu'à 30 grammes dans les vingt-quatre heures.

L'albuminurie est un symptôme passager de-certaine» maladies du sang, telles que : fièvres de longue durée, maladies fébriles et infectieuses (pneumonie, fièvretyphoïde, typhus, diphthérie), empoisonnements par Tarsenic, le phosphore, le plomb, Tacide oxalique efc les sels biliaires, Tanémie, la leucémie, le choléra ; on l'observe en outre pendant la période de desquamation des affections éruptives, variole, scarlatine, rougeole. Dans tous ces cas cependant, la quantité d'albumine éliminée est assez minime ; et dès que Idb fièvre tombe, dans une affection aiguë, Talbumine disparaît également de l'urine.

L'albuminurie devient permanente dans les affections chroniques des reins, maladie de Bright, dégénérescence amyloïde, de même aussi dans un certain nombre d'affections du cœur ou des poumons qui s'accompagnent à un moment donné de troubles circulatoires et de stase rénale.

Les urines albumineuses ne présentent pas de ca-^ ractères particuliers qui permettent de les reconnaitreà première vue; dans certains cas cependantelles sont abondantes et pâles; par l'agitation elles deviennent généralement mousseuses; leur poids spécifique est presque toujours diminué; elles renferment également moins d'urée.

Mais la réaction de l'indican est la plupart du temps notablement accrue, surtout dans les cas de né*phrite.

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