MENSURATION
points de repère ou jalons; ainsi, pour le thorax, la saillie de Tappendice xiphoïde, celle de Tapophyse épineuse de la vertèbre dorsale correspondante, enfin, un point intermédiaire, saillie d'une côte, mamelon ou angle inférieur de Tomoplate.
Quand on veut mesurer les deux côtés du thorax à la fois ou successivement, on peut examiner le sujet couché, assis ou debout. Quand le sujet est couché, on glisse le ruban sous le dos au niveau du point de repère postérieur, on le fait dépasser du côté opposé et on en saisit les deux chefs, que Ton ramène dans un plan perpendiculaire à l'axe du sujet; on les relève ensuite en les faisant passer par le jalon costal et on vient les croiser en avant au niveau du point de repère antérieur. Le nombre de centimètres circonscrits par un tour complet de ruban exprime la mesure cherchée. Pour un malade debout et assis, le manuel opératoire est le même.
Pour la poitrine, ces procédés donnent quelquefois lieu à des erreurs : ainsi, avec un môme périmètre, la capacité de la poitrine augmente sensiblement si, d'ovale dans le sens transversal, elle tend à devenir circulaire : aussi Woillez, en imaginant le cyrtomètre, a-t-il apporté une grande clarté dans l'étude de la mensuration.
2° Mensuration par le cyrtomèlre. — Cet instrument peut fournir non seulement le périmètre de la poitrine, mais encore ses diamètreSy et, par le fait môme, un tracé sur le papier de la coupe transversale de la poitrine montrant toutes ces données à la fois. On obtient donc par l'emploi de cet instrument tous les signes que peut fournir la mensuration des coupes horizontales du thorax.
Le cyrtomètre se compose d'une tige articulée de 2 en 2 centimètres, à double frottement, s'appliquant par sa tranche et prosentant sur sa longueur une ou deux articulations mobiles, qui permettent de retirer l'instrument appliqué sur une surface d'un pourtour
plus étendu qu'un demi-cylindre sans le déformer, et qui fait ensuite que Ton restitue sa forme d'application à la tige au moyen d'un crochet d'arrêt dans le sens concentrique.
Le malade étant couché sur le dos, on glisse l'extrémité initiale de l'instrument jusqu'à l'épine vertébrale
Fig. 1. — Cyrtomèlre de Woilloz.
à la hauteur de la base de l'appendice xiphoïde, que l'on a marqué d'avance à l'encre ou au crayon, puis on circonscrit le thorax à l'aide de l'autre main avec le cyrtomètre placé de champ, son côté résistant touchant la peau. On note avec soin le point qui correspond à la base de l'appendice xiphoïde. L'instrument est retiré facilement, grâce à ces articulations mobiles; on le porte sur le papier et on trace au crayon une courbe qui permet de déterminer le périmètre général du thorax. 3** Mensuration par la lame de plomb. — On se sert d'une lame de plomb de 0'",02 de large sur 0™,50 de long et 0™,002 d'épaisseur environ. Trois points de repère sont choisis et marqués sur le côté du thorax que l'on veut mesurer, l'un à la base de l'appendice xiphoïde, l'autre en arrière, à la vertèbre dorsale correspondante, le troisième sur la ligne verticale passant par le mamelon. On applique ensuite la lame de plomb aussi exactement que possible sur l'espace compris entre les deux jalons extrêmes et de telle façon que son bord inférieur passe par les trois points de repère. L'opérateur la saisit alors par ses deux extrémités avec précaution et fermeté et la dégage. 11 la transporte sur une feuille de papier placée sur une planche, la faisant reposer par son bord inférieur, et en trace le contour au crayon.