Ibid., K 7, n
b. La coniparïison de ce document avec d'iuli'cs papyrus d'EI-Fayi! Said-lbn-Abd er tlaliuiân. doiit le nom ligure sur la bulle de Jean VIII, lions de directeur des llnanccs en l'an Ï23 de l'hégire. c.-Ji'd. en I [J. likntDjicii, Dot arabiirhe Papier, extrait des llilllifit. aui dtr Papyi-ut Enheiiog llainfr. Vienne, 1887, in-4, p, 10.) L'orig. i Jean VIII est à la BiU. nat,, nis. lai. 8M0. Elle a été reproduite CuiMPOLLiu^-FisEiK, Charte latine tar paiiyi-ui d'Ëgyi>lc. 1" fasc. Suti 11" 3053.
g i] LE PAPYRUS; LE PARCHEMIN. 495
du x« siècle de Tère chrétienne, les fabriques de Sicile purent approvisionner la chrétienté, mais d'un produit fort inférieur*.
Les documents sur papyrus sont généralement des pièces de très grande dimension et beaucoup plus longues que larges. La longueur do la bulle de Jean VllI pour Tournus citée plus haut est de 3 m. 90; celle d'un privilège de Benoît III pour Corbie atteint 6 m. 50*. La largeur était toujours beaucoup moindre : elle variait entre 30 et 75 centimètres.
Les termes employés pendant le haut moyen âge pour désigner le papyrus étaient charta^ tomus, chartarum tomi^j tomus charlaceus, chartinacius, etc. ; mais, lorsque l'usage de ce produit fut complètement tombé en désuétude, on en méconnut absolument l'origine et on lui appliqua des désignations plus ou moins impropres. Celle de papier d'écorccy que Ton rencontre souvent, mérite une observation spéciale parce que, sur la foi de ces mentions, et surtout d'un passage de Tritheim (\ 1516)*, les érudits ont longtemps cru à la réalité de documents écrits sur un papier fabriqué avec de l'écorce d'arbre. Il n'est pas inutile de rappeler que ce papier n'a jamais existé et que, vérification faite, les documents désignés comme étant en un prétendu papier d'écorce se sont trouvés en papyrus *.
Le PARCHEiiu<i. — Ce n'est pas avant la seconde moitié du vu® siècle que l'on voit le parchemin employé pour écrire les actes. En France, le plus ancien document sur parchemin qui se soit conservé est la fondation, par une dame du nom de Chlotilde, du monastère de Bruyères, en 670 ou 671*; le plus ancien acte royal est un précepte de Thierry III* de 677. Dans les pays germaniques, on n a pas signalé d'acte original sur parchemin antérieur au second quart du vni*^ siècle '^. En Italie, on connaît un acte notarié sur parchemin écrit à Plaisance en 716; les plus anciennes pièces sur parchemin des archives de Turin et de Florence sont d'une dizaine d'années postérieures ^. A partir de cette époque le
* J. Wiesner, Studien ûber atigebliche Baumbastjmpierey dans Sitzungaberichie d. Akad. d. Wissensch, in Wien, PhiL-hUt. CL, t. CXXVI, viii, 1892.