‹ Manuel de diplomatique. Diplomes et chartes. - Chronologie technique. - Éléments critiques et parties constitutives de la teneur des chartes. - Les chancelleries. - Les actes privésChapitre 381 sur 554 · DouËT d'Arcq, Coll. de sceaux, n" 11 à · texte numérisé non relu

DouËT d'Arcq, Coll. de sceaux, n" 11 à

i. Ibid., n^' 14 à 20. — 5. Ibid., n« 21 et 27 à 30.

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ques de la dynastie y ajoutèrent seulement la spécification du nom du peuple sur lequel ils régnaient. La légende de lun des sceaux du roi de France, Lothaire, était : f lotharivs dei GRACIA REX FRANCORVM'. Aux intailies antiques, employées par les premiers souverains de la dynastie, se substituèrent alors des effigies analogues, mais gravées spécialement pour servir de sceaux. On sait, en effet, que, contrairement à l'opinion longtemps soutenue, Tart de la glyptique fut cultivé avec succès en Occident à l'époque carolingienne; je n*en citerai pas ici d*autre témoignage que la belle intaille en cristal de roche représentant un buste de profd à droite, entouré de la légende : t XPE PROTEGE HLOTHARIVM REGEM, aujourd'hui fixée dans une croix d'orfèvrerie du trésor d'Aix-la- Chapelle, et qui est la matrice môme du sceau de Lothaire, roi de Lorraine de 855 à 869'. Les monarques qui régnèrent sur les royaumes démembrés de Tempire de Charlemagne eurent presque tous des sceaux analogues, ovales ou ronds, dont le type, gravé sur la pierre dure ou sur le métal, est un buste de profil, imité des effigies des empereurs, et entouré d une légende analogue à celle de Charles le Chauve.

Le dernier des souverains français de la race carolingienne, Lothaire, eut plusieurs sceaux différents, dont deux au moins d'un type nouveau. L'un, plus grossier que ceux des monarques précédents, est de dimensions plus grandes, plus large que haut (57 millimètres sur 53) ; il représente un buste de face qui semble appartenir à la tradition mérovingienne plutôt qu'à la tradition romaine et carolingienne'; Tautre, dune exécution moins barbare, représente le roi à mi-corps; il annonce les sceaux de l'époque suivante, et nous aurons occasion d'en reparler plus loin*.

Les sceaux de cire plaqués ne sont pas les seuls qu'aient employés les souverains de la dynastie carolingienne ; concurremment avec eux, ils se sont servis de bulles, dont ils empruntèrent probablement l'usage à la chancellerie pontificale.

Bdlles des papes. — Les papes, en effet, ont eu l'habitude de sceller en plomb depuis une époque fort reculée; il est probable qu'en cela, comme en bien d'autres choses, ils imitèrent les empereurs romains, dont la tradition s'était transmise à ceux de Constantinople. On a retrouvé des plombs à l'effigie des empereurs, et quelques-uns paraissent bien avoir rempli l'office de sceaux. Les plus anciennes lettres apostoliques, revêtues de leur bulle, qui nous soient parvenues, ne sont pas, il est vrai, antérieures au milieu du mii^ siècle^, mais on a conserve le dessin d'un plomb

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