Justin., Nove//., XLYIII
100 WJIUJDKS CHRONOLtHÎKiliKS. [Liv. », Chap. i,
actes pontificaux dès la fin du v cl y figura régulièrement a parlir du pontificat de Pelage 11 {•tSi) '. Depuis cette époque, les exemples on sont de plus en plus fréquents, et l'on peut dire que du vin' au ii' siècle, les actes où elle ne figure pas sont l'exception. Un la trouve depuis le début du VIII' siècle dans les actes des souverains de la Grande-Bretagne ■ ; introduite par Charlemagne dans les actes inipéiiaux, elle persista jusque 80US le règne de Philippe 1" dans les diplômes des souverains de la franco, et beaucoup plus longtemps dans ceux des empereurs d'Allemagne. A la fin du xiii' siècle encore, Guillaume Durand remarquait combien elle était d'un usage fréquent*. Si on ne la trouve plus guère en France, sinon dans quelques actes ecclésiastiques, après le xv* siècle, il n'est pas rare de la voir figurer dans les documents italiens jusqu'au milieu du xvii'*.
Il serait dilTicite de détei-miner avec quelque exactitude l'usage des divers temps, des divers pays, des diverses chancelleries, en ce qui touche les différentes espèces d'indictions, à cause des nombreuses variations et des fréquentes erreurs de calcul. On a vu plus haut qu'à l'ancienne îndiction du 1" septembre, l'inlluence de Bède avait fait généraleinent substituer celle du 34 septembre. Fréquemment toutefois, on tenta de revenir à l'ancien style et l'on reprit pour quelque temps le tenue primitif. Dans un exemplaire du calendrier de Bède provenant du Honl-Cassin, on trouve en regard du Si septembre la mention : llic incipiunt iailictionet, mais une inain contemporaine a répété ces mois en face du i" septembre*.
La confusion s'est accrue surtout aux x* et xi' siècles. On a dit déjà que l'indiction l'omainc i-ln'il le ri-sultat du rapprochement du point de départ de l'indiction et de celui de l'année : cette confusion entre les deux termes s'est souvent opèive aussi pour ceux qui faisaient commencer l'année au 35 mars ou i Pâques. La règle donnée par les computistes pour le calcul des indictions, et les pancartes pascales qui indiquaient les diverses notations chronologiques de l'année ont dû beaucoup contribuer à favoriser les erreurs de celte espèce. L'incertitude du calcul de l'indiction était telle pour les scribes ignoraiiLi des x' et xi' siècles qu'ils