HISTORIQUE
Le droit d'un peuple ne se forme pas tout d'un coup ; expression et résultat de sa civilisation, il se développe et se modiâe avec elle. Ses transformations, surtout celles qui affectent le droit civil et privé, sont souvent lentes a s'accomplir : elles existent d'abord en germe, et c'est seulement à certaines époques qu'elles sont mises en évidence et faciles à constater.
C'est d'après ces idées, qu'en adoptant une division indiquée par Gibbon et admise par G. Hugo et Mackeldey, on a partagé l'histoire du droit romain en quatre périodes, à la fin de chacune desquelles on peut, en jetant un regard en arrière, observer les changements survenus dans la société romaine, et par suite dans sa législation. — La première de ces périodes commence à la fondation de Rome et finit aux Douze Tables (an de Rome 300 ; avant J.-C. 450). — La seconde finit à Cicéron (R. 640 ; avant J.-C. 100). — La troisième à Alexandre Sévère (R. IfXXJ ; an 250 de l'ère vulgaire).— La quatrième à Justinien (Rome 1300 ; depuis J.-C. 530) (1).