ANGLE DE CHUTE
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ioH'60"
1iOi8'50"
4«ir37"
go T 4"
Un fantassin occupe dans le rang. . • . . 0'"60
dans la file 0™40
Distance d'un rang À l'autre 1"00
Un cheval occupe dans le rang 1"00
— dans la file 2"»20
Distance d'un rang à l'autre 0™66
Un cheval occupe dans les traits 2"70
Intervalles entre les divisions d'infanterie 100 pas
— brigades 76 —
— régiments 50 —
— bataillons 30 —
Intervalles entre les escadrons
— régiments de cavalerie .
( montées
— batteries î , , ,
f à cheval
12 mètres.
Une pièce attelée occupe en longueur
Espace minimum pour le service d*une pièce (en
largeur) 5 —
i (13" batteries montées.) Intervalle normal entre les pièces • • j î j^^ __ ^ cheval.)
( (15°» — montées.) — — d axe en axe. î ;^, . x. i \
( (21" — achevai.)
Largeur de la voie des voitures de Tartillerie de campagne, entre les traces extérieures des roues 1"55
Voies des roues entre les milieux des jantes. 1"48
Largeur occupée par les voitures de Tartillerie
de campagne 2"00
Travail d'un cheval : égal & celui de ... . 7 hommes.
Poids d'un fantassin armé 80 kilogr.
— d*un cheval de troupe 450 —
— d'un cavalier monté 588 —
„ • .^ j ( calibre de 7c,5. 300 —
— dunepièce de campagne j .^^
Poids de la pièce de 8*,7 complètement chargée,
avec accessoires (afiut et avant-train) ... 1 ,785 —
Poids de Taffùt seul complètement chargé, avec
accessoires 955 —
Un cavalier fait par minute . . . . . . 1 10" au pas.
— — 250" au trot.
— — 450"au galop
Un bataillon d'infanterie marchant à l'attaque
occupe une profondeur de 500 mètres.
La chaîne de tirailleurs ouvre le feu & la distance
maximum de 1,000 mètres.
Entre 1000 et 500 mètres les feux de tirailleurs s^exécutent par salves d'escouade. Le feu à volonté ne s*ouvre qu'en deçà de 500 mètres.
De 1800 à 1000 mètres on peut£aire exécuter des feux de salve, par section, sur des colonnes ou sur des batteries.
L'artillerie n'ouvre son feu sur des troupes en marche qu*à la distance maximum de 3000 mètres.
L'artillerie de position peut canonner des villages et de fortes batteries à des distances de 4000 & 5000 mètres.
Dès que l'infanterie arrive dans la zone de l'artillerie (À 3000 mètres), elle marche en ligne de colonnes de compagnie, ou en ligne déployée, si le terrain est découvert et le feu intense.
Elle prend toujours la formation de combat, à 2 kilomètres de l'ennemi, A moins que le terrain ne soit couvert ou accidenté.
Le tir de l'infanterie cesse d'être très redoutable à 600 mètres; celui des shrapnels à 2000 (1) et celui des obus à 2500 mètres.
Le tir des obus est efficace & de très petites distances (même 100 mètres). Celui des boites & balles n'est employé que jusqu'à 400 mètres.
Les éclats des obus sont dangereux jusqu'à 450 mètres du point d'éclatement (2). A cette distance l'évasement du c6ne de dispersion est de 260 mètres. La limite de dispersion pour les shrapnels est de 700 mètres en longueur et de 180 mètres en lar-
(1) Avec les DOD veaux canons de campagne du système prussien on tire à shrapnels jusqu'à S700 mètres. En Autriche, on considère le shrapnel comme efficace jusqu'à S300 mètres.
(â; C'est une moyenne. Pour les canons autrichiens de 8«7 et de 7^5, qui sont établis sur les mêmes données que les canons belges, la limite de dispersion des éclats est aux petites distances de 5Sft mètres en longueur et de 300 mètres en largeur : aux grandes distances de 375 mètres en longueur et de 3d5 mètres en largeur.
geur(l). On estime que lee balles sont dangereuses pour le 7*5 à 500 mètres du point d*éclatement et pour le 8«7 à 650 mètres (2).
L*obus de 8«7 produit 148 éclats ; celui de 7«5 en produit 109.
Le shrapnel de8"7 projette 186 balles et éclats dangereux. Les balles ont 14 mil. de diamètre et pèsent 15 grammes chacune. Le shrapnel de 7«5 projette 124 balles et éclats dangereux..
Pour produire de bons effets, le shrapnel doit éclater à 60 mètres enyiron (3) en avant du but et Tobus à une distance d'autant plus rapprochée que la tn^ectoire est plus courbe. A 1200 mètres un obus touchant terre à 60 mètres du but est encore efficace. A 2000 mètres, pour produire de Teffet, Tobus doit éclater à 20 mètres au plus du but.
Un corps d^armée de 2 divisions marchant en colonne par demisection et les voitures par 2 occupe une longueur de 25 1/2 kilomètres (4), depuis la pointe de Tavant-garde jusqu*à la queue de Tarrière-garde. Cette longueur comprend la distance entre Tavantgarde de cavalerie et Tavant-garde d*infanterie ou 1500 mètres; la distance entre Tavant-garde d*infanterie et le gros de la colonne ou 400 mètres; la distance entre le gros et la réserve ou 300 mètres; la distance entre la réserve et le convoi ou 5600 mètres (dans cette distance se meut la cavalerie qui occupe une longueur d*environ 600 mètres); et la distance entre le convoi etTarrière-garde ou 200 mètres.
(i) Ces chiffres sont des moyennes : Pour les canoDs aulrichiens la limite de dispersion des balles est aux petites distances de 675 à 750 mètres en longueur et de 450 mètres en largeur, ; aux grandes distances de 675 à 750 mètres en longueur et de 210 mètres en largeur (i7S seulement pour le canon de 7/5).
(3) Revue (f artillerie, t. XII, p. 537.
(3) En Autriche on a obtenu de très bons résultats avec ^n intervalle d*éclatement de iOO mètres.
(4) r/est la longueur réelle de la colonne ; elle est supérieure des 4/7 à sa longueur théorique. On estime, en effet, aux 4/7 rallongement qui se produit dans les colonnes en marche.
La place occupée dans les colonues par le convoi varie du tiere au quart de la longueur totale, en supposant qu il y ait dans ce convoi une réserve de vivres pour deux jours.
Une colonne dé corps d'armée en marche a besoin de 5 heures environ pour se déployer en cas d'attaque inopinée.
La longueur d'un corps d'armée en colonne avec distances de manœuvres est théoriquement de 10100 mètres et en réalité de 15875.
Par colonnes de manœuvt>e on entend les troupes, le convoi et les services du quartier général, mais non ravant-gardenirarrièregarde.
Dans la longueur théorique de 10100 mèti*es de la colonne de manœuvre du corps d'armée le convoi et les services du quartier général occupent 3730 mètres et la troupe, 6370 mètres.
Annexe II.
Tir exécuté au Steînfeld, en 1876, avec le canon Uchatius de
8«7 à la distance de 758 mètres (Poids de Tobus 6'*337, poids de la
charge \^h) :
1<* Contre un mur en briques et ciment (maçonnerie sèche et
rassise de 0°^91 d'épaisseur) :
A. Les obus lestés ou chargés traversent le mur ;
B. Quand Tobus est chargé, il éclate dans Tépaisseur de la maçonnerie, et tous les éclats sont projetés à travers Touverture ;
2^ Contre un mur en briques et ciment de 0'"46 d'épaisseur :
A. Les obus lestés ou chargés traversent le mur ;
B, Quand Tobus est chargé, il traverse le mur et éclate au delà;
3° Contre une palanque composée de lambourdes 0'"30d*équarrissage, derrière lesquelles on avait construit une banquette de 0™70 de hauteur et de i mètre de largeur. Devant la palissade se trouvait un prisme tri<u^ulaire en terre argileuse de 2 mètres de hauteur et de 4 mètres de base.
Ce piisme ne résista qu'aux premiers coups ; le troisième obus
brisa la palissade, après avoir traversé au moins 1°'40 de terre; 4^ Contre un épaulement en terre argileuse de 4 mètres d*épaisseur en crête et de 5 à 6 mètres d^ôpaisseur à la hauteur où arrivaient les projectiles :
A. Pénétration maximum des obus lestés : 2 mètres;
B. »• » chargés : 2™10.
Tous les éclats restent dans Tépaulement.
Effets du canon T^S
1^ Les obus lestés ou chargés traversent le mur de 0™46 d'épaisseur ;
2^ Les obus lestés traversent le mur de 0™91 d'épaisseur et, qu'ils se brisent ou non, produisent de fortes dégradations sur sa face postérieure. Les obus chargés font explosion pendant leur passage, et les éclats sont projetés à travers l'ouverture, jusqu'à la distance de cinquante mètres ;
3° Pour protéger une palissade contre les projectiles lestés ou chargés, il faut la couvrir d'un masque en terre de O^^BO à 1 mètre d'épaisseur. Les défenseurs, néanmoins ne seront pas complètement à l'abri des éclats produits par les projectiles qui feront explosion dans ce masque :
4° Pénétration dans l'épaulement en terre argileuse : 1™50.
Ces expériences, faites avec des canons à trajectoire très tendue, de même que les expériences de Tegel, rapportées dans le texte, page 236, prouvent que la terre résiste parfaitement à l'artillerie de campagne, sans qu'il soit nécessaire de donner au parapet une grande épaisseur.
Annexe III.
X^ne9 ifaM9ef*eff«e# éUê fuM,
On dit qu*une trajectoire est plus tendue qu une autre, lorsqu'elle est moins élevée au-dessus de la ligne qui joint le point de départ au point d*arrivée. Lorsque la tnyectoire ne s^élève pas au-dessus du sol d'une quantité plus grande que la hauteur du but que Ton se propose d'atteindroi tout le terrain qui correspond à cette partie de la trajectoire porte le nom de 2one dangereuse.
Supposons pour fixer les idées, qu'un homme H placé à 600 mètres du tireur soit rencontré à hauteur de la ceinture par un projectile dont la trajectoire est donnée par la courbe A B C, ûg. 313.
On voit facilement qu'il n'est pas indispensable que cet homme soit placé exactement à 600 mètres pour que la trajectoire le rencontre ; il peut avancer jusqu'en A, ou reculer jusqu'en G sans cesser d'êti'e en danger ; seulement en A il sera frappé à la tête, et en 6 il sera frappé aux pieds ; la première partie prend le nom de jgone dangereuse en avant; la seconde de jfone dangereuse en arrière ; et l'ensemble de ces deux parties le nom de ;tone dangereuse totale.
La figure ci-dessouB montre :
l** Que pour atteindre un but d*une hauteur donnée, il suffit qu*il soit compris dans 1* étendue de la zone dangereuse qui correspond à la hauteur de ce but;
29 Que la zone dangereuse augmente avec la hauteur du but ;
Fig. 313.
3^ Que plus la trajectoire est rasante, plus la zone dangereuse est étendue pour un but d'une hauteur donnée.
On calcule généralement les zones dangereuses qui correspondent aux diverses distances en supposant que le tir est diriges soit sur un fantassin, soit sur un cavalier et en donnant 1™60 de hauteur au premier et 2'"o0 au second.
Le tableau suivant indique Tétendue des zones dangereuses qui correspondent, pour un fantassin et un cavalier, aux diverses lignes de mire du fusil français modèle 1874 (1).
(1) Exlrait du Manuel de Vimtnicteur de tir de l'armée française.
Zones dangereuses.
ce
DISTANCES