‹ Manuel de fortification de campagneChapitre 62 sur 69 · p. c. à 1,000 mètres · texte numérisé non relu

p. c. à 1,000 mètres

Les pour cent qui atteignent une colonne de compagnie repré-

sentée par 4 cibles espacées de 5 mètres et adossées à des levées de terre (pour éviter qu'une balle traverae plusieurs cibles) sont :

42.9 pour cent, à 1,000 mètres sur les 4 cibles; 23.7 pour cent de ces coups atteignent la cible de tête. De ces derniers quelques» uns (10 p. c. environ) proviennent de ricochets.

Lorsqu'on emploie des cible snon adossées à des levées de terre, les pour cent s'élèvent à 79.9.

L'un et l'autre résultat ne sont obtenus qu'avec des tireurs d'élite.

Le major Paquié évalue les pertes que subit réellement une colonne de compagnie & 17 pour cent lorsqu'elle est à 1,000 mètres de l'ennemi et & 11 1/2 pour cent lorsqu'elle est à 1,600. Dans ces mêmes conditions, les pertes de la ligne déployée descendent de 9.5 à 4 pour cent.

Bzpérlenœ de tir ftdte à Calais avec le 25"* liataillon de

Cible de 4^S0 de diamètre.

à 200 mètres 80 p. c.

CUfle carrée de j9 mètres de hauteur sur 4 mètres de largeur.

à 400 mètres 43 p. c.

Cible rectangulaire de 2 mètres de hauteur sur

4 mètres de largeur,

à 800 mètres (par un fort vent) . . . 22 p. c.

Feux de tirailleurs. — Ces feux eurent lieu & des distances inconnues, les hommes avançant successivement par bonds ; les hausses étaient données par les sous-officiers et les caporaux. Le sol (laisse de basse mer en sable fin) permettait au projectile de ricocher sans trop se déformer.

Résultats.

De 200 à 400 mètres, sur de petites cibles de 0^7b de hauteur et 0°>50 de largeur distantes de 13 mètres, on a obtenu 14 pour cent d'atteintes ;

De 400 & 600 mètres, sur des cibles de 1 mètre sur 2 mètree, distantes de 13 mètres, 14, 34 pour cent;

De 400 & 800 mètres, sur le même but, 5,4 pour cent :

De 200 à 1,000 mètres, on a obtenu 13,6 pour cent sur divers buts représentant:

1» Une batterie, de 1,000 à 800 mètres ;

2° Des groupes de tirailleurs, de 800 à 400 mètres ;

3® Des tirailleurs isolés à genou et accroupis, de 400 A 200 mètres.

Bspérlenoe de Spandaa.

En vertu d'un ordre de cabinet du 4 juillet 1872, prescrivant d'introduire dans les exercices, à titre d'essai, des formations spéciales, on fit à Técole de tir de Spandau des expériences de tir très pratiques. Elles avaient pour objet de faire connaître le degré d'efficacité du feu d'une ligne de tirailleurs contre des buts debout, couchés, en colonne, en ligne et par le flanc. Nous en donnons ci-après les résultats : ^

1^ But : Un bataillon en colonne dovble (debout), représenté par deux panneaux de 28 mètres de longueur, placés à une distance tie 15 mètres l'un de l'autre.

Nota. Comme il était admis que la majeure partie des balles traversaient les deux panneaux ou cibles, on ne compta que la moitié de celles qui avaient touché le but.

D'autre part, on, estima que chaque balle ayant atteint le but mettait 11/2 homme hors de combat, à cause de la formation en ordre profond.

Soixante hommes, couchés, exécutèrent pendant deux minutes un feu lent de tirailleurs & 500 mètres.

Total des coups tirés : 81 1.

Total des touchés : 900, savoir : 394 dans la première et 506 dans la seconde cible.

Résultat modifié suivant Thypothèse ci-dessus = — - -4- ---

ou 675 hommes mis hors de combat.

2® But : Demi'bataiUon en ligne (debout), figuré par 24 cibles de 57'^6 mètres de longueur totale.

Nota, a. Tous les touchés comptaient.

b. Un quart à déduire pour les intervalles.

c. Chaque balle qui touchait le but mettait un homme hors de combat.

Soixante hommes» couchés, exécutèrent pendant deux minutes un feu lent de tirailleurs à la distance de 500 mètres. Nombre des coups tirés : 906.

— touchés : 565 = 62 p. c.

Déduisant un quart des touchés, il restait 424 hommes mis hors de combat.

3® But : BernubcOaillon en ligne (couché).

Les 24 cibles ne mesuraient que 23 pouces de hauteur.

Le reste comme ci-dessus (n^ 2f).

Nombre des coups tirés : 807.

— touchés : 220 = 27 p. c.

Déduisant un quart des touchés, il restait 165 hommes hors de combat.

4® But : Deux colonnes de compagnie à 50 pas d'intervalle (debout).

Calcul des coups comme au n® \^,

Trente tirailleurs firent feu pendant deux minutes sur chaque compagnie à 500 mètres.

Nombre des coups tirés : 826.

— touchés : 892 = 107 p. c.

Déduisant un quart des touchés, il restait 669 hommes hors de combat.

5^ But : Deux colonnes de compagnie à intervalle de SO pas (couchées), représentées par trois panneaux de 23 pouces de hauteur; le reste comme ci-dessus.

Nombre des coups tirés : 828.

— touchés : 531, plus 60 ricochets qui furent déduits.

En dôfialqaant un qoart dès touchés, il restait 428 hommes hors de combat.

6® But : Demi-bataillon (debout) en colonne par peloton et par le flanc. Chacun des quatre pelotons était représenté par des cibles doubles à la tête, au centre et & la queue.

Nota. On avait recommandé aux tirailleurs des ailes de tirer diagonalement.

Chaque balle qui frappait la double cible mettait 11/2 homme hors de combat.

Déduire un quart pour les intervalles.

Le reste comme ci-dessus.

Nombre des coups tirés : 729.

— touchés : 510 =» 69 p. c. ou 571 hommes hors de combat, d'après le calcul précédent.

Le nombre de balles ayant touché les différents pelotons était réparti comme suit :

1" peloton 162 hommes touchés.

7^ But : DemirbataiUon en ligne (debout).

Soixante hommes furent déployés en tirailleurs; ils se couchèrent et, pendant deux minutes, ils exécutèrent un feu de salve à 500 mètres. ,

Le chef commanda le feu douze fois.

Nombre des coups tirés : 677.

— touchés : 365 = 53 p. c.

Ce qui donnait, d'après le calcul établi au n® 2^, 274 hommes hors de combat.

Ce feu de salve fut exécuté de deux manières :

L'officier, après avoir indiqué aux hommes les distances et les points de repère, commanda d'abord : armez! joue! et, après une légère pause, feu! après quoi chaque homme rechargeait son arme et attendait de nouveau dans la position d'en joue le commandement de feu! En second lieu, l'officier commanda aux tirailleurs, couchés, à^appréter les armes, les avertissait de viser et ordonnait ensuite le feu.

Récapitulation du résultat des expériences.

Soixante tirailleurs, couchés derrière un abri, tirant à 500 mètres (625 pas), mirent en deux minutes hors de combat :

675 hommes, dans un bataillon & colonne double (debout); 669 — dans deux colonnes de compagnie à intervalles

(debout) ; 571 — dans un demi-bataillon, par le âanc, par peloton

(debout) ; 428 — dans deux colonnes de compagnie à intervalles

(couchées) ; 424 — dans un demi-bataillon en ligne (debout) ; 165 — dans un demi-bataillon en ligne (couché).

Cette intéressante expérience £Edt voir clairement que deux compagnies en colonne^ même couchées, éprouvent autant de pertes que le demi-bataillon en ligne, à rangs serrés et debout; que les pertes de ce dernier demi-bataillon, en ligne et couché, sont trois fois moindres que celles des colonnes de compagnie couchées, et quatre fois inférieures & celles du bataillon debout et en colonne double.

La ligne est donc la formation normale pour toutes les subdivisions, a rangs serrés, exposées au tir efficace de Tennemi, c*est- À-dire non protégées par le terrain ou d'autres abris artificiels.

Mais comme, d*autre part, un bataillon ayant son effectif au complet est déjÀ un corps difficile à manier à Taide de la voix, sur le champ d'exercice, cette formation ne devra jamais être employée dans le tumulte du combat; elle ne pourra guère être adoptée que pour les réserves qui attendent, soit debout, soit couchées, rinstant d'intervenir.

En principe, on ne fera usage de la colonne que pour se mouvoir; toutefois, on la déploiera même dans ce cas, si le terrain le permet. Le déploiement se fera par compagnies ou tout au plus par demi-bataillon (1).

(4) Résumé des principe* de la tactiqtte moderne^ par le général baron de Wechmar.

A.nnex:e n<> 3.

ORDONNÉES DE LÀ TRÂJEGTOmE MOYENNE DU MÂUSER

(AU-DBS8US DB LA UQHE DB lORB HOROONTALB).

Diftano«s.

Ordonnée! pour Ordonnées pour Ordonnée! poar lahaaiiedeSOOm. labauuedelOOOm. labanMedelSOOm.

50 mètres

DlitanoM. Ut

laufud

Oidonnéet pour Ordonnée! pour OrdonnAe» pour Uhaufude 500 m. LahauModa 1000 m. l&hantMda 1500 m.

N. B, Tous les fusiU en usage» excepté ceux à âme héUooïdale Witworth, Martini-Henry, etc., ont sensiblement les mêmes trajectoires moyennes.

Ordonnées de la trajectoire moyenne de l'Albini

(AU DESSUS DE U UMB DE MIRE HORIZOKTiLE).

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