‹ Manuel de fortification de campagneChapitre 64 sur 69 · DISTANCES. I J I I I I · texte numérisé non relu

DISTANCES. I J I I I I

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CT

La comparaison de ce tableau avec ceux qui indiquent les pour cent applicables aux fusils Martini et Onu suggère au oommaii-

dant OrtuB les réHeiiona auiTantea :

' Le faail anglais pour le tir sur des buts étroits a une trè« grande supdriorité sur les deux autres armes. Cette snpârioritô

(1) La seclion est diviftde en France en 4 escoaidee.

Be fait moins sentir à mesure qne les formations groupées augmentent en largeur et en hauteur. Très sensible sur Tescouade couchée, elle Test moins sur la section & genou et encore moins sur la section debout. Pour ces trois formations, le tir à 1 ,000 mètres du fusil anglais vaut le tir à 900 mètres du fusil français et le tir À 800 mètres du fusil suisse.

n Sur une compagnie déployée debout, les pour cent obtenus par les trois armes sont très remarquables : jusqu'à 800 mètres, le fusil Wetterli donne des résultats qui ne sont pas trop inférieurs ; mais & 1 ,000 mètres, il perd beaucoup et ne donne plus que 38 pour cent contre 45 pour le fdsil français et 56 poui* le Âisil anglais.

n Quelle que soit Tarme employée, le tir sur une escouade & genou donne les mêmes résultats que sur une section, un peloton ou une compagnie à genou. Ce même &it se reproduit pour l'escouade, la section et le peloton ou la compagnie debout.

o Ce fait en apparence anormal provient de ce que la hauteur de rhomme étant la même quel que soit le faible groupement adopté, la base du plus faible but, Tescouade, a une largeur suffisante (8 mètres) pour contenir le double écart probable, de telle sorte que, même à 100 mètres, le fusil suisse n ayant qu'un écart probable de 1°*52, le diamètre du cercle décrit avec le double écart probable sera seulement de 6'K)8.

• A partir d'une distance variable pour chaque arme (fusil suisse, 800 mètres, français, 900 mètres, anglais, 1 ,000 mètres), les résultats sont plus faibles dans le tir sur un peloton marchant par le flanc sur quatre rangs que pour toutes les autres formations à rangs serrés. Il est facile d'en comprendre le motif. Le peloton marchant par le flanc ayant une base de 4 mètres, lorsque le double écart probable dépasse 2 mètres, ce peloton est manqué à la fois en largeur et en hauteur.

» Cependant constatons que, môme à 1 ,000 mètres, ladifiérence, n'est pas considérable. Elle n'est que de 4 pour cent avec le fusil anglais, 7 pour cent avec le frEmçaîs et 9 pour cent avec le suisse.

n En somme, les tableaux nous prouvent clairement que les résultats obtenus avec l'arme la plus juste ne se font sentir que sur de petits buts, que cette différence est moins sensible sur les formations groupées, et que jusqu'à 1,000 mètres les 3 armes

donnent à un fort tireur une plus grande certitude d'atteindre la plus petite formation à rangs serrés, qu*& 500 mètres les tirailleurs isolés marchant en chaîne. *•

ZONB DANGBRBUSB rAeU^.

La zone dangereuse n'est pas exactement la distance o o' (fig. 37) entre le point où la trajectoire moyenne passant par le milieu du corps d*un homme de 1"^ de hauteur s'élève A 1"^ au-dessus du sol (supposé parallèle à la ligne de mire) et le point où cette trajectoire touche le sol. Pour la déterminer rigoureusement» il faut tracer les gerbes enveloppes de l'écart probable et du double écart probable.

La zone dangereuse totale s'étendra alors depuis B' jusqu'en B, point où la partie inférieure de la tnyectoire du double écart rase la tête de l'assaillant.

Le tableau suivant indique pour diverses distances : 1® la zone dangereuse de la trigectoire moyenne du fusU Gras ; 29 la zone réellement dangereuse en tenant compte du double écart moyen et 3<^ les chances d'atteindre dans cette dernière zone.

Zon« daof «reoM Zone d»nt«r«UM réel** ChancM mojennea d« U (en tenant compte d'atteindre d* la lone

Diitanees. tn^eetoire moyenne, du double écart), dangerevee réelle.

Bemarque,

Les résultats inscrits dans les tableaux précédents ne sont jamais atteints par le tir d'une troupe. Suivant le degré de préparation des tireurs on obtiendra la moitié, le tiers ou le quart des effets que produisent des tireurs d'élite dans des circonstances exceptionnellement favorables .

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