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Fig. 72 et 73. — Lalriiies, système Doullon.

La maison Doulton fabrique des latrines composées d'un simple tuyau en grès de o m. 3o de diamètre et recevant des sièges en chêne (fig. 72 et 7 3). D'un côté, ce

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tuyau est terminé par un siphon, qui maintient constamment 1 eau dans l'appareil; de l'autre, il communique avec un réservoir de chasse automatique.

La maison ang-laise Jennings fabrique une g-arde-robe en une seule pièce de faïence (h'g-. 7 4). Elle se compose

F'g- "A — Appareil Jennings.

d'une cuvette et d'un siphon séparés par une soupape entourée d'un flotteur. Quand on lève la soupape l'eau s'écoule par le siphon; le flotteur, n'appuyant plus sur 1 eau, ouvre une valve qui permet l'introduction d'eau dans la cuvette.

La maison Porcher construit un water-closet sans siphon. Il exige moins d'eau qu'un appareil à siphon. L évacuation se fait par le côté lorsqu'on soulève un fer-

moir siphoïde qui retient l'eau dans la cuvette et sert de trop-plein. On peut construire le même appared avec siphon à la partie inférieure.

Le sanitaire Flicoteaux se compose d une cuvette et d'un siphon en faïence, fonctionnant à l'aide d'un réservovr ,1, chasse spécial (fig. 7 3). Dans une cuve métalhque es. plongé un siphon dont la grande branche communique avec la garde-robe, el don. la petite reçoit l'extrémité d un petit tuyau I. faisan, fonction d'injecteur. Quand le réservoir est'plein, la partie coudée du siphon est à . cent.mètre au-dessus du niveau d'eau. Si alors on appuie sur le bouton B, l'eau de la ville s'élance ,k„- l'injecteur, remplit le siphon et l'amorce. Une disposition spéciale du Flotteur du robinet de niveau permet à ce robinet de ne se fermer qu'au dernier moment. Ce flotteur es. place dans une cuve, qui ne se remplit que lorsque le niveau maximum de l'eau est atteint; l'eau déborde alors dans cette cuve pour la remplir brusquement. Quand le réservo.r se vrlc, l'eau de la cuve s'échappe par un petit trou.

Certains appareils de chasse fonctionnent sans qu on ait à s'en occuper, ni même appuyer sur un bouton. Le simple fait de fermer ou d'ouvrir la porte des watc.-elosets provoque une chasse vigoureuse qui nettoie la cuvette. Ces appareils ont le seul inconvénient de dépenser beaucoup d'eau et parfois sans motif, puisqu'il suffit d'ouvrir la porte pour produire la chasse (1%. 08 c.-avant).

Le système dit français (Havard-Loyer) (fig. 76}. garde l'eau à la hauteur que l'on veut dans la cuvette Ouand on tire la poignée de la soupape, on produit l'évacuation ; quand on pousse cette môme poignée, on introduit de l'eau dans l'appareil. L'eau n'arrive que quand la soupape est fermée ; on n'en use donc pas mut.lement.

La maison François supprime le siphon, qui dépense beaucoup d'eau. Elle a un appareil à deux valves, cous-

l'ill

LA IVfAISON IDÉALE

Fig. 75. — Appareil sanilaire Flicoteaux.

CAMNETS D'AISANCES

huit de sorte qu'une seule valve est ouverte à la fois; il n'y a jamais communication directe de l'appartement avec le tuyau de descente.

Appareil de chasse automatique. - M. Lafforgue a imaginé, en 1892, un système pour l'évacuation automa-

F j ? . 7 6. — Garde-robe : Système dit français.

tique des vidanges et des eaux pluviales et ménagères. C'est l'air comprimé qui joue le principal rôle dans ce système qui peut être alimenté seulement par de 1 eau de Seine, ce qui peut réaliser, sur le gaspillage ordinaire de l'eau de source, une économie de 70 pour 100.

Le système Lafforgtte peut s'adapter aux anciens systèmes de garde-robe « à l'anglaise » ; pour cela, il suint de placer, au bas du tuyau de chute des cabinets d aisances, au rez-de-chaussée ou dans les caves, une cuve d environ o m. 60 de long, o m. ho de large et o m. ib de haut. Cette cuve, fermée hermétiquement, est munie d un siphon de o in. n de diamètre s'amorçant automatiquement au moyen de l'air comprimé.

L'appareil se compose donc (fig. 77) do cette cuve B mise en communication directe avec le tuyau de chute L des matières, sur lequel se greffe un second tuyau rece-

LA MAISON IDEALE

vant les eaux pluviales, ménagères et l'eau de Seine, qui l'alimente à débit constant.

Alùneriîatioii avec leau de Set ne

Fig- 77- — Appareil de chasse automatique (système Lafforgue).

Cette eau se mélange avec les matières de vidange et les eaux pluviales et ménagères et le niveau s'élève sans cesse dans la cuve B. Cette cuve, munie en haut d'un tampon et d'un tuyau de ventilation, communique, parle bas,

avec un siphon recourbé en U, formant fermeture hydraulique complète.

Le siphon débouche dans un autre tuyau de chute D qui tombe à son tour dans la canalisation conduisant à 1 égout

public. .

Lorsque la cuve B est pleine, l'air qui se trouva, à sa partie supérieure est refoulé dans le tuyau de vent.lat et remplacé par de l'eau. En même temps que le n vea de l'eau s'élève dans la cuve, il monte dans la branche verticale du siphon. Mais la cuve commumque avec 1 air extérieur, tandis que la branche du siphon emprisonne une coucke d'air A qui, en se comprimant par ascension de l'eau, fait que le niveau de l'eau dans le siphon est au dessous de celui de l'eau dans la cuve. L'eau contenant a affluer, il arrive un moment où sa press.on finit par va.ncre la résistance de l'air comprimé A, qui es. refoule e s'échappe par la canalisation. L'amorcement se produit aussitôt et l'eau de la cuve remplit instantanément les deux branches du siphon, puis est entraînée avec force dans la canalisation. Cette chasse vigoureuse aide a la dilution des matières et à leur évacuation.

Quand la cuve est vidée, son niveau s'élève peu à peu par l'apport continuel de l'eau de Seine et les mômes laits se reproduisent périodiquement.

Appareil sans réservoir, système Lefèvre (fig. f). - Un cylindreC à deux tubulures est mis en communication par la tubulure inférieure A avec la canahsat.on d eau de la ville et par la tubulure supérieure B avec la cuvette. Dans ce cylindre se meut une tige portant intérieurement au cylindre deux pistons. Le bouton supérieur D de cette ta se place sous le siège. Un ressort à boudin s appuyant sur ce bouton et sur ce cylindre soutient la tige soulevée a l'état normal. Dans cette position, la commun.cat.on entre

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A et B ne peut avoir Heu à cause du piston inférieur qui est interposé entre ces deux tubulures.

Au moment où, en «'asseyant sur le siège S, on appuie sur le bouton D, on fait descendre dans Je cylindre les

fiff. 7 8 -— Appareil sans réservoir, système Lefcvre

deux pistons en comprimant le ressort à boudin. La communication entre A et B est alors interrompue par le piston supérieur. r

Lorsque le siège ne supporte plus aucune pression, le ressort à boudin soulève le bouton D et fait remonter la tige du piston. A ce moment-là, la communication entre A et B s établit et la vitesse d'ascension de la tige et des deux p.stons est réglée de façon à permettre dans la cuvette 1 écoulement d'eau voulu par les règlements. Cette vitesse peut, d ailleurs, ^tre déterminée à volonté au moyen d'une ouverture pratiquée dans le fond supérieur du cylindre et qui laisse l'air emmagasiné entre le piston supérieur et le

fond s'échapper avec une plus ou moins grande rapidité. Cet appareil supprime donc les réservoirs et eurs accessoires; il 'est automatique, et la pression de 1 eau qu 'écoule est celle de la canalisation de la vdle même. Le bruit est considérablement diminué et ne cause aucune vibration aux cloisons. Il ne peut y avoir en outre aucune

Pe UnrobTuet d'arrêt peut se placer avant le cylindre, pour permettre la visite de cylindre, s'il y a heu, sans arrêter le service de l'eau dans les autres p.èces d un ap-

partement. ■ ,

P Une disposition du cylindre, basée sur les différences de pression qui s'exercent sur deux pistons de d.ametres différents dans un même milieu, permet de faire fonctionner l'appareil à basse pression . .

Un peut en outre, si on le désire, act.onner le piston directement au moyen d'un levier placé à la portée de la main et agissant sur le bouton D. •

Appareils de chasse perfectionnés. - La plupart des appareils de chasse à siphon présentent 1 inconvénient d'une fermeture souvent imparfaite des robinets ou soupapes d'admission commandés directement par un flotteur inconvénient qui se traduit par un supplément inutile de dépense d'eau, qui peut dépasser 2 litres à chaque vidange du réservoir.

L'appareil %. 79 à 8i, qui fait partie de la catégorie des appareils plongeurs, évite d'une façon absolue la depense d'eau inutile.

Il se compose d'un réservoir en foule, d une cloche formant siphon, d'un couvercle mobile servant à la to.s de flotteur et de plongeur, et d'un levier de commande de remplissage. Toute' la manœuvre est faite par ce levier, articulé sur un couteau et qui, par son déplacement a droite et à gauche de son axe vertical, produit brusque-

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