PI
Coupe AB
f'g. 84 et 85.!— Cabinets communs avec sièges à la turque et latrine collecteur (pour casernes, hôpitaux, lycées, etc.). (Plan et coupe) (Jacob).
CABINETS D'AISANCKS
simple couteau pouv couper le tuyau de plomb à la longueur convenable ; on rabat la collerette avec la tête du levier, qui sert de marteau à cette occasion. Les deux articulations de cet appareil sont obtenues au moyen de couteaux; leur position évite tout dépôt de nature à retarder l'oscillation.
Latrines et urinoirs. — Dans les établissements publics tels que lycées, écoles, casernes, etc., on fait usage
Pig. 80. — D, dalles séparatrices en ardoise ou en marbre. — R, revêtement eu ardoise ou en marbre. — C, caniveaux. — A, re ; i l i -, • ;: eftet d'eau (Doulton).
de latrines qui se composent de cabinets côte à côte, desservis par un tuyau horizontal en grès vernissé formant retenue d'eau, percé de tubulures au droit des sièges, tuyau
LA MAISON IDÉALE
qui est lavé par les chasses d'un réservoir automatique (fig. 84 et 85) ; les urines tombent dans une cuvette rectangulaire établie devant les sièges et remplie d'eau, qui se nettoie de la même manière; le sol, au-dessus de cette cuvette, est nivelé par une grilleà barreaux méplats. A l'extrémité de chacun des bassins, un siphon ventilé raccorde la chute.
Les urinoirs peu vent être disposés suivant l'un des trois types les plus en usage (fig. 86 à 90); au fond, c'est tou-
Fig. 87 et 88. — Urinoirs publics avec caniveaux (Jacob).
jours l'eau qu'il s'agit de distribuer en quantitéjsuffisante pour assurer le lavage automatique et empêcher les mauvaises odeurs.
CABINETS D'AISANCES
Les dalles séparatrices des urinoirs se font surtout en ardoise ou en marbre; il y a parfois une auge en grès émaillé (fig-. 89), formant retenue d'eau. Un autre
Fig. 89. — Urinoirs publics à ange. — A, ange en grès émaillé, formant retenue d'eau. — B, revêtement et stalles en lave ou en glace. — C, rigole en grès vernis. — L e grand réservoir est d'un volume supérieur à celui de la retenue d'eau dans l'auge; le petit réservoir sert pour le lavage du revêtement (Doullon).
système, peut-être plus dispendieux, mais plus apprécié
parfois, est celui des pots-appliques en fuïence ( l i y . 90).
Il faut en moyenne 4 cabinets et 6 urinoirs pour
LA MAISON IDEALE
ioo personnes et 2 cabinets et 2 urinoirs par chaque centaine ou fraction de centaine supplémentaire. On doit
Fi ; . 90. - Uriaoirs avec pots-appliques à stalles et pots de faïence (Jennings).
CABINETS D'AISANCES
ITh
éviter les angles, saillies, moulures, tout ce qui pourrait arrêter ou conserver la poussière.
Dansles casernes, ateliers, magasins, lycées, dcoles.ayant un personnel exclusivement masculin, on installera des
sièges à la turque. .
Dans les lycées, écoles, ateliers et magasins ou a population est exclusivement féminine, ainsi que dans les hôpitaux, on installera des cuvettes forme bidet avec «ègerampe eu siège en ébonitoïde forçant les v,s,.euses a s'asseoir. L'emploi ,1e ces cuvettes supprime les terras-
sons. „ i
Urinoir à nappe d'huile isolante. - En 1890. la ville de Vienne (Autriche) a mis en serv.ee des unno.rs publics du système W. Beetz, qui on. donne d excellents résultats. Dans ce système, l'arrosage continu est supprimé; il y a donc une économie d'eau énorme.
Le principe est d'isoler l'urine de l'air, au moyen d'une nappe d'huile
désinfectante, liquide plus léger
que l'urine et imperméable.
L'appareil (hg. 91) consiste en
un bassin a, dans lequel s'enfonce
un gobelet renversée, dont le fond
d est percé de trous d'd', par lesquels l'urine tombe dans le bassin.
Le tuyau d'écoulement /; se pro- Fi
|,,nge en e vers le haut, jusque
sous le fond du gobelet c. De la . position des orifices c et e, par lesquels le liqu.de passe
du bassin dans le gobelet et de. celui-ci dans le tuyau
d'écoulement, il résulte que l'ensemble des pièces lor.nc un
siphon. . .,
Pour mettre en train, on commence par verser de 1 eau
(J1 __ Urinoir à huile isolante.
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sur le couvercle d jusqu'à ce qu'elle commence à s'écouler par les trous e On verse alors l'huile qui doit former une nappe d au mo.ns un cent.mètre. Dès ce moment, chaque fois qu on se sert de l'urinoir, l'urine tombe par les trous d sur la couche d'huile, et coule à fond à cause de sa densité. Il s écoule, parles trous, e' et le tuyau d'éduction un volume de liquide ég-al au volume déversé dans le bas! si n.
La couche d'huile reste toujours à la surface et rend 1 appareil inodore.
d'imile^ 01 - T neU0J ' Ch3qUe J '° Ur P8r k com PO«itiou d huile désinfectante, qu'on passe au pinceau dur
le ZiïiïZF deV ° ir " F ° Pa&er - " S ' eXp,0Ue S ° US
dé^7r m , ,er Urin ° ir P ublic ' avec emploi d'huile isolante désinfectante, comme à Vienne et à Berlin, a été installé à Fans, avenue Victoria, en 1896.
La chute des cabinets d'aisances est, on le sait, placée a 1 extérieur dans la maison salubre (autrefois, dans les maisons insalubres, on la piacait à p lntérieur de , a mai so u , et prolongée jusqu'au-dessus du toit pour la ventilation; on recommande surtout l'emploi de tuyaux en plomb donnant peu de joints, en grés yernissé ou en fonte
La canalisation delà mahon salubre, établie sur la plus grande pente disponible, doit déboucher directement dans
epiedroit de l'élut public, et le branchement, qui antrefo.s était une cause d'insalubrité, muré à l'aplomb de i egout et mis en communication avec l'intérieur de l'immeuble, n est autre qu'une caye saine et sèche uniquement
estinée à renfermer le siphon terminus et le compt uTde ^ la distribution d'eau. ^
rabi e p S d-° nd ï iteS P eUVentêtre e » f °^; mais il est préférable d employer la poterie de grès yernissé, inattaquable
CABINETS D'AtSANCES
aux acides. Le diamètre est déterminé par le volume d'eau à évacuer.
Aux intersections des conduites secondaires avec la conduite principale sont établis des regards de visite (nir. 92 à 0,4) en maçonnerie, avec jointages en ciment et recotl-
fcs. 02. — Regard de visite sur canalisaf* 9 tioo (d'après Masson). F.g. 0.3. - Coupe sur C D.
verts d'un tampon en fonte posé sur encadrement en pierre. Les tuyaux s'interrompent à leur arrivée dans le regard,
Fi g . 9 4. Coupe d'un regard de visite avec siphon interposé entre la maison et l'égout.
et sont continués par des caniveaux ou demi-tuyaux en grès émaillé, raccordés par des talus en maçonnerie. On
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ventile quelquefois ces regards par des prises d'àir P faite» au travers des murs de la cour En M N J," un a utoc^e pour nettoyer les conduite^e^
On ménage en outre de distance en distance des calottes ou tes avec fermeture autoclave (fi- q5 ef J, T
Fig. g5 — Tampon en fonte à fermeture autoclave.
Fig- 96-— Tampon de record en fonte pour tuyaux (Jacob).
Afin d empocher le retour des odeurs de l'égout public le tuyau g-enéral d'évacuation est coupé par une inflexion «pho.de de même diamètre que la conduite (fig. q7 et 08) Ce stphon est placé en aval de la dernière prise dW des obturateurs-hydrauliques sont également posés au,' entrées d eau, partout où leur présence est nécessaire dans la cour (fig. 99 à io 2 ) et sous les sièges des cabinets d'aisances,pour empêcher la communication avec les descentes chutes ou canalisation. L'eau est employée comme Percepteur et les siphons placés aux orifices qui, dans une
CABINETS D'AISANCES
Fi B
IJ7 ,,| g 8. Siphons iutercepteurs (inflexion sipholde)
Fie. 99 et ioo. — Siphons de cour. (Jacob)
Fig. 101 el 10J. — SipUons de cour
LA MAISON IDÉALE
maison nsalubre son, béants, empêchent d'une manière absolue la communication des pièces habitées avec I'atmosphère des égouts. De plus, toutes les conduites sont
">'l- tant au moyen des tuyaux de chutes prolongé J«squ au-dessus du tort, que par des prises d'air ménagées ha b.lemei, sur certains points, afin de permettre le renouvellement de Jair (fig. i 3).
D'après l'ingénieur anglais Hcyller (,), l a chose essen-
Fig. io3.- Botte d'aérage avec valves de mica.
tielle pour un siphon, c'est qu'il se nettoie seul, dans toutes ses parues intérieures, sous l'action du frottement de l'eau Le siphon doit être exempt de tous angles et encoignures ou les immondices pourraient s'accumuler et engendrer des émanations nuisibles; il doit donc, autant que possible, être formé de tuyaux ronds construits et courbés de Façon è former une plongée d'eau d'au moins o m. o5i d après Hellyer,el de o m. o 7 d'après JeConseil municipal de Pans. r
(M The l'Iumber and saniian, houses.
Il est très utile de ventiler les siphons, d'abord, pour assurer ledég-açement des gaz qui pourraient s'y produire
Fig. io$. — Appareil avec réservoir de chasse.
et plus spécialement pour éviter le désamorçage résultant u un appel d air fait par une chasse un peu vig-oureuse dans une chute verticale.
On peut démontrer Putilitéde cette mesure au moyen d'un appareil (fig. io4)comprenant deux siphons en plomb A et Barré. — Maison salubre. 1 1
LA MAISON IDÉALE
B actionnés par une même chasse. Le siphon A est ventilé par le tube b en communication avec l'atmosphère ■ le ■siphon B, sans prise d'air, est simplement branché sur la chute Deux tubes en verre ce indiquent le niveau de l'eau dans les deux siphons. Après le passage de la chasse du réservoir, on constate que le siphon A a conservé sa garde d eau et que l'autre en a perdu une certaine quantité"; par conséquent l'interception n'est plus parfaite.
L'eau dans une maison. - 11 est intéressant de pouvoir se rendre compte, sur des exemples réalisés, du der-
EléValion de U di'jtr/'Autio/} d'eâu
Fig. io5.— Nourrices de distribution
nier mot du confortable hygiénique que la science peut permettre dans les maisons privées. Nous ne croyons mieux pouvoir faire pour cela que de résumer ici les don-
L'EAU DANS USE MAISON
nées principale des aménagements d'eau d ? un petit hôtel dans lequel ou a accumulé les ressources du bien-être le plus exigeant. Cet hôtel, sis parc des Princes, à Auteuil, (Paris), a pour architectes MM. Rischrnann, et a été décrit endétails(i), par M. A. Pujol, membre de la commission des logements insalubres.
Nourrices de distribution. — Dans un petit réduit situé contre l'escalier descendant à la cave, se trouvent groupés les appareils d'origine de la distribution d'eau et de "-az. Sur le mur faisant face à l'escalier, et mis en pleine lumière par la baie qui éclaire cet escalier, sont fixées les deux nourrices (2), sphères métalliques d'où partent et où aboutissent tous les tuyaux de distribution d'eau (fig. io5). L'une sert à l'eau filtrée, l'autre à l'eau ordinaire. Des robinets (fig. 106 à 108) placés de part et
Fie. 10G. — Robinet de nourrice.
d'autre des nourrices sur les tuyaux qui aboutissent à
celles-ci, sont soigneusement numérotés sur des plaquettes
émaillées donnant sommairement l'usage de chacun d'eux.
Les robinets sont à vis, montés sur les tuyaux au
(1) Construction moderne*
(2) La maison Guiuier-Vuillol fabrique des nourrices de distribution des formes indiquées fie. 107 ef iuK.
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moyen de raccords à ajustage; lavis permet le réglage de 1 ouverture du robinet ; les raccords à ajustage présentent sur les raccords à bride, outre l'avantage d'une étanchéité au moins aussi parfaite, la supériorité d'occuper moins de place.
La maison Guinier-Vuillot fabrique de ces robinets excellents (fig-. i 6).
<ig. 108.— Boules nourrices de distribution. Boules ailongi
L'EAU DANS UNE MAISON
Les tuyaux do distribution pour l'eau froide sont en plomb, qui a l'avantage sur le fer et le cuivre de coûter moins cher, de se prêter très facilement au soudage, de se bien courber. Les tuyaux en plomb, en outre, durent plus que ceux en fer, que la rouille ronge bientôt et l'innocuité des tuyaux en plomb, contestée, n'est plus mise en doute, lorsque l'eau ne fait que les traverser.
Pour la circulai ion de l'eau chaude, on s'est servi de tuyaux en cuivre, ceux en plomb se ramollissant par la chaleur.
Les nourrices suppriment les anastomoses compliquées des tuyaux les uns sur les autres, et toutes les manœuvres de la distribution se font dans le voisinage immédiat de celle-ci ; quand la nourrice est alimentée, soit par l'eau de la ville, soit par l'eau du grand réservoir, la distribution dans tout l'hôtel est possible par un simple jeu de robinets.
Par la manœuvre du robinet K, on peut alimenter la nourrice d'eau filtrée en eau ordinaire ou réciproquement, si un accident survenait à l'une des deux distributions.
Le compteur d'eau et le compteur à gaz sont l'un à côté de l'autre dans un couloir étroit, voisin des nourrices et du filtre Carré situé à l'angle de l'escalier.
Fie. 109. — Robinet à flotteur.
Un réservoir "en tôle, de 900 litres, logé dans les combles et alimenté par le filtre ou par l'eau ordinaire, assure le service d'eau en cas de suppression momentanée de l'eau
LA MAISON IDÉALE
«le la Ville. Un jeu de 6 robinets, avec plaquettes indicatrices, placées contre ce réservoir, permet ,1e parer à toutes les exigences.
Un récipient cylindrique, en cuivre, fermé hermétiquement, fixe au-dessus de la petite nourrice et en communication constante avec elle, est rempli d'air à sa partie supérieure, qui fait office de matelas pour éviter les coups de bélier. *
La commande des services ,1e buanderie, jardin, calonlcre cave aux vins, etc., se fait en cave. Celle des servies de bains, toilette, cabinets d'aisances, etc., se fait au 2' étage, dans un réduit de 2 mètres de surface, où l'on a groupé, outre les tuyaux de distribution avec leurs robinets, le grand réservoir de 900 litres et l'appareil à chauffer 1 eau des bains et de la toilette. Cette concentration de tous les appareils est grandement à recommander
Le grand réservoir en tôle, qui repose sur des supports en fer, est alimenté en eau filtrée, par un tuyau, portant une nourrice et aboutissant, vers la partie supérieure du reservo.r, à un robinet à flotteur (fig. ,09). Ce robinet se compose d une boule de zinc vide à l'intérieur, suspendue a 1 extrémité d'un des bras de levier, dit du premier genre point d appui entre la puissance et la résistance), dont I autre bras porte une soupape tronconique, susceptible de s abaisser ou de s'élever dans la matrice du robinet, également tronconique, qui lui sert de siège. Le robinet a flotteur étant mis en place à la partie supérieure du réservoir, tant que celui-ci sera vide, ce grand bras de levier cédant au poids de la boule en zinc s'abaissera, en soulevant la soupape, et donnant, par suite, accès à l'eau A partir du moment où le niveau aura atteint la boule celle-ci, en vertu du principe d'Archimède, se soulèvera' entraînant avec elle le bras du levier sur lequel elle est tixee, et abusera la soupape suspendue à l'autre bras
L'EAU DANS UNE MAISON
Si le robinet est bien réglé, cette soupape empêchera entièrement l'arrivée de l'eau au moment où le bras du levier sera devenu horizontal.
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Coupe horizontale du Xèscr/âir.
Fig. no. — Réservoir et chauffe-bains (coupe longitudinale).
Le bas du réservoir est en communication avec un récipient cylindrique, sorte de nourrice à laquelle aboutissent tuyaux de distribution. Chacun d'eux est muni d'un
LA MAISON IDÉALE
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un autre le poste d'eau du cabinet d
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aisances du
ujauv-, avant de plonger pour atteindre
L'EAU DANS UNE MAISON
les étages inférieurs, sont maintenus dans leur position horizontale par des supports en fer feuillard.
Sur la même diagonale que le grand réservoir, mais à l'autre extrémité,est installé le chauffe-bain (fig. 1 10 et 1 1 1). C'est un réservoir cylindrique en cuivre de i m. 25de haut et o m. 4o de diamètre, reposant sur un socle cylindrique en tôle de o m. 5o de diamètre, servant de chauffe-linge, et surmonté d'un tuyau en tôle qui débouche sur le toit pour l'écoulement des produits de la combustion du gaz. Ce réservoir est alimenté d'eau par un tuyau venant de la paroi inférieure d'une « boîte à flotteur », sorte de caisse en tôle d'une contenance de 45 litres, munie d'un robinet à flotteur alimenté aussi par un tuyau. Cette boîte est suspendue sur deux corbeaux en fer scellés dans la cloison, de manière que son bord supérieur soit à peu près au niveau de l'extrémité supérieure du cylindre en cuivre; la « boîte à flotteur » est ainsi susceptible de remplir le cylindre entièrement d'eau. La communication directe entre ce tuyau et le cylindre n'a pas été établie, parce que, ce tuyau étant à la pression de la ville, le cylindre (si le robinet n'était pas fermé à temps) serait rempli entièrement d'eau, ce qui pourrait produire une explosion quand on chauffe. La ce boîte à flotteur » pare à tout danger.
L'eau du « chauffe-bain » est chauffée au gaz. Entre le fond du cylindre et la paroi supérieure du chauffe-linge, se trouve un vide de quelques centimètres dans lequel passent des tuyaux de gaz horizontaux, « disposés en tuyaux d'org-ue », et munis de petits trous à leur génératrice supérieure. Un robinet dont la tige se meut sur un cadran gradué, qui mesure la grandeur de l'ouverture, permet l'admission du gaz dans les tuyaux d'orgue.
Précautions d'installation.— Le fonctionnement des appareils de distribution ne peut se faire sans qu'il se répande de l'eau sur le plancher. Aussi, a-t-on recouvert le
LA MAISON IDÉALE
Fig. in, — Bondi' Stpholde.
plancher de la pièce où se trouvent ces appareils par un terrasson en plomb imperméable. Uue pente est ménagée à ce terrasson, qui ramène les liquides vers un point bas où est établie une bonde siphoïde par où ils s'écoulent. Pour éviter les fuites au pointoù les tuyaux traversent le terrasson, on a soudé sur le plomb des gaînes d'une vingtaine de centimètres de hauteur au-dessus du sol, dans lesquelles plongent les divers tuvaux.
La bonde siphoïde, circulaire, est formée d'une plaque métallique (fig.
i i2),'dentelée sur ses bords, et portant, sur sa paroi inférieure, un anneau cylindrique vertical fondu avec cette plaque. Cet anneau, en métal plein, plonge dans une gaîue annulaire entourant le tuyau par où s'écoulent les liquides, mais sans toucher le fond. Les extrémités des dentelures reposent seules sur le bord de la gatne ; de sorte que, la bonde étant fermée, Je liquide puisse s'écouler entre le bord et le plein de la plaque métallique.
La gafne s'emplit de liquide jusqu'au bord du tuyau d'écoulement, et les retours de gaz sont rendus impossibles par le plongeaient de l'anneau cylindrique dans ce liquide. Pour que les gaz pussent remonter, il faudrait qu'ils eussent une pression, en hauteur d'eau, au moins égale à la hauteur dont plonge l'anneau plein dans le liquide.
Les bondes siphoïdes sont employées dans les éviers et dans les plombs servant à écouler les eaux mena-ères (i). °
, (i) Certaines bondes siphoides sont souvent très in>marfait« ■ ™ ci-avanl ace sujet : Maison imalubre, p. ,3,. m, P ar 'a't«, vo
L'EAU DANS UNE MAISON
Tous les cabinets d'aisances de l'hôtel que nous étudions sont munis d'un petit réservoir semblable, sauf les dimensions, à celui qui alimente le chauffe-bain. Une soupape à flotteur assure le remplissage constant de ce réservoir, et un tuyau de trop-plein en empêche le débordement. L'eau arrive sur le siège, au moment où l'on soulève la soupape, avec une pression modérée, proportionnelle à la hauteur du niveau de l'eau de ce réservoir au-dessus du siège qui esta l'anglaise. La soupape qui clôt la cuvette est à bords relevés, formant, avec le fond de cette cuvette, une fermeture hydraulique semblable à celle de la bonde siphoïde.
La baignoire (fig. n3 à n5) repose sur un parquet Coupe longitudinale
Bdiynoire
Zenùss-on
JX
Fig. u3 et 1 14. — Baignoire mobile avec terrasson en plomb (1).
surélevé de o m. iC au-dessus du sol environnant. Sur l'avant de la baignoire, ce parquet est formé de trois tronçons mobiles à claire-voie, par où peut s'écouler l'eau
(1) D'après la Construction moderne.
LA MAISON IDÉALE
dégouttant du baigneur sortant du bain. Au-dessous de ce Plancher est un terrasson en plomb qai raSL le.
Xud S e V rV e i POint ,e P ,DSdéc,ive -JàlapTombd la boude de décharge de la baignoire. Dans le cas do M
paration ou de visite du terrasson et desa bonde d'écoulement on peut faire avancer le plancher sur lequel repose directement la ba.gnoire, en lui faisant prendre la pLe des trois tronçons mobiles que l'on a préalablement enlevés Ce plancher est en effet, supporté sur deux paires de roulettes en fonte qu. roulent sur deux petits rails en forme d U, et qui permettent facilement ce mouvement
Ensemble du service d'eau. L'eau de* la ville amenée au compteur, alimente d'eau ordinaire la grande noarnee jvi la distribue à tous les services où l'eau non nltrec suffit, ains, qu au réservoir du filtre Carré Celui-ci envoie son eau filtrée à la petite nourrice, qui alimente à son tour le service de réserve, le coquemard et surtout le grand réservoir en tôle placé dans les combles. Ce réservoir est le départ de la distribution générale intérieurepostes d eau, cuisine, baignoire, toilette, etc. Comme ce
L'EAU DANS UNE MAISON
réservoir est maintenu constamment plein à l'aide de son robinet à flotteur, on a toujours en réserve 900 litres permettant, en cas d'accident, de suffire quelque temps à tous les besoins.
La petite nourrice alimente seule le grand réservoir, mais pour parer à tout accident, on a l'ait communiquer ensemble les deux nourrices parle robinet n" 12. L'eau ordinaire, à l'ouverture de ce robinet, pénètre daDs la petite nourrice, qui peut ainsi alimenter d'eau ordinaire le grand réservoir, jusqu'à réparation de l'accident du filtre.
Postes d'eau. — La maisonque nous étudions est pourvue de nombreux postes d'eau.
Un poste d'eau, sorte de lavabo où l'on peut puiser de l'eau (fig-. 11G), est une pièce en fonte, émaillée à l'intérieur, dont la section, horizontale à la hauteur du robinet de puisage, est demicirculaire. La partie inférieure saillit vers l'avant, et forme une capacité prismatique rectangulaire à fond plat muni tr°une bonde siphoïde de vidange. On peut placer dessusun vase à remplir; une grille en fonte, placée sur ce fond, surélève le vase.
l'usie d'eau (FlicoteauxJ.
L'eau dans un établissement scolaire. — Nous donnons ci-après Fig. n( quelques indications et dessins sur les aménagements intérieurs de
I'eaudans un établissement scolaire récent, le lycée Laka nal(i).
(1) D'après la Construction moderne (1886).
LA MAISON IDÉALE
■Ge lycée est alimenté par l'eau de Seine; elle passe d abord par le compteur ; mais il existe un autre branchement, qui évite le passage à traversle compteur et per-
Aménagement d'eau.
met, en cas d'incendie, un débit plus rapide. Sur ce branchement se trouve un robinet r, scellé par la Compagnie des Eaux. v
Réserooirs En sortant du compteur, l'eau monte dans les combles ou elle alimente directement deux réser vo.rs R d'une contenance de 3.8oo litres chacun (fis- , , 7 )
Ces deux réservoirs R communiquent entre eux et avec 8 autres réservoirs R de môme capacité, à l'aide d'une conduite générale A placée à leur base.
De chacun de ces i réservoirs descendent deux conduis verticales C qui desservent les étages et qui viennent toutes se brancher sur une conduite générale B placée ■ dans le sous-sol et d'où partent toutes les autres distributions.
A la sortie , des réservoirs, elles sont munies de robinets. L ensemble de ces dispositions permet, en cas d'accident a I un des réservoirs, de l'isoler sans interrompre la circulation de l'eau dans les conduites qui en partent
En effet, en fermant les deux robinets qui les comman-