Cours plaie à Les principales rivières d'On
tario sont le St-Laurent supérieur, toujours grand, beau et navigable presque partout; la rivière Espa. gnole (46) et celle de Wahnapitig qui se jettent dans le lac Huron, au N. ; la rivière Française et la Severn, qui font communiquer les lacs Nipissing et Simcoe avec le lac Huron ; la Tamise, qui se jette dans le lac Ste-Claire ; la Grande-Rivière, qui se jette dans le lac Erié ; le Trent,qui se jette dans la baie de Quinté; la Madawaska,le Mississippi et le Rideau,qui débouchent dans l'Outaouais ; l'Outaouais, qui se jette dans le St-Laurent; et la rivière Niagara,qui unit les lacs Erié et Ontario ; elle est célèbre par la chute du même nom,une des plus étonnantes merveilles de la nature; pendant plus de deux milles, les flots se précipitent au milieu des rochers avec un bruit terrible qui s'entend de très-loin. Le courant emporte tout ce qui y tombe et attire même les oiseaux qui le rasent de trop près. Cette masse d'eau bouillonnante se précipite dans un abîme dont la profondeur est inconnue. La chute a plus de 160 pieds.
303.—8 IV. Régions physiques. La surface de cette Province est agréablement onduleuse plutôt que montagneuse ; elle est diversifiée par un bon nombre de lacs et de rivières; une chaine de hauteurs s'étend de Niagara à Hamilton, longe la péninsule et traverse l'ile Manitoulin, duns le Jac Huron. Les Laurentides, de Kingston, courent à l'Ouest vers le lac Simcoe, côtoyant la baie Georgienne et lu lac Huron. Une ligne de partage sépare les eaux de l'Outaouais de celles du St-Laurent, et une autre, moindre, sépare celles du lac Simcoe et de la baie Georgienne, de celles des lacs Erié et Ontario.
304.—$ V. Climat. Le climat de la province d’Ontario est beaucoupælus tempéré que cel de la province de Québec ; mais il est moins salubre, surtout
urs grand, ière Espa.
ettent dans la Severn, et Simcoe dans le lac dans le lac juinté; la ébouchent te dans le 8 lacs Erié du même la nature; récipitent rrible qui out ce qui rasent de > précipite naue. La
le cette Proneuse ; elle ières ; une n, longe la lac Huron.
vers le lac uron. Une je celles du lac Simcoe )ntario.
nce d’Onle la pro- 6, SUrioui
sur le bord des lacs, où les fièvres se font souvent sentir. À l'Ouest, l'hiver est court et peu rigoureux, et ne dure guère que trois mois ; les changements subits de la température Y sont aussi très-sensibles
305.—$ VI. Productions. 1. Minéraux. 11 Y a de riches mines d'or dans le comté de Peterborough $ des mines de cuivre inépuisables sur le lac Supérieur,et beaucoup de bon fer sur le lac Erié. On a aussi trouvé
d'autres minéraux importants. Dans une petite île”
du lac Supérieur,près du cap Tonnerre,est une mine d'argent importante. Près de la Grande-Rivière, il y a abondance de plâtre et de très-beau marbre. Les sources de Pétrole peuvent rivaliser avec celles de Pennsylvanie ; à Enniskillen, comté de Durham ( 44), elles donnent un rendement de 8 à 900 barils par jour.
2. Végétaux. Les forêts sont riches en beau bois, tels que le chène, le pin, le noyer et l’érable. Le froment d'automne y vient très-bien et forme la plus belle richesse agricole; on y cultive aussi l'orge, l’avoine, le blé d'inde ou mais, les pois, le sarasin et
Ja patate; les pommes, les poires, les cerises, les
prunes, les noix douces, 'les courges, les melons, etc.,
y viennent à peu près partout ; le raisin franc y mûrit bien, surtout au S.-O.
8. Animaux. On remarque l'ours, le loup, le renard,et,en général, à peu près tous les animaux de la province de Québec. Parmi les reptiles, on distingue, vers l'O., le dangereux serpent à sonnettes, qui infeste les parties basses, les îles, les rivages des
ne of, 2e D recrue a
= Pme Dame md a ee a RE 2 > TR RL D
nr PROVINCE D'ONTARIO.
grands lacs et des petites rivières. Les oiseaux sont à peu près les mêmes qr'e ceux du Bas-Canada.
SECTION II.—GEOGRAPHIE POLITIQUE
306.—? I. Historique. La découverte de la Province d'Onta. rio, appelée auparavant Haut-Canada, est due à l'intrépide Samuel de Champlain, aidé plus tard par les missionnaires Jé. suites. En 1613, il remonta la rivière des Outaouais, et deux ans après sa troisième expédition contre les Iroquois, il découvrit les lacs Nipissing,Ontario et Hurun. En 1672,le Comte de Frontenac bâtit le fort de Cataracoui, où est aujourd’hui la vilie de Kings. ton, et lui donna son nom. Dans la suite, plusieurs autres forts furent érigés en différents endroits, pour tenir les sauvages en respect et pour faciliter le commerce des pelleteries. Enfin, -en 1760, cette pnavince devint, comme celle de Québec, la possession des Anglais.
Population, en 1871; 1.620.851 hab. Pop. rel. 11.
307.—$ IL Ethnographie. 1. Races: Anglais, Irlandais, Ecossais, Canadiens-Frauçais, quelques sauvages et quelques nègres.