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et l'ingratitude des Juifs, et l'aveüglement des Gentils, et la lâcheté des.
disciples, et enfin la perte ‘éternelle d’un grand nombre d’âmes que le sa ' crifice sanglant du Calvaire ne devait pas retirer des mains du démon. Méditer sérieusement ces faits Drésents à l'esprit de Jésus-Christ, c'est un moyen pour arriver à son Cœur, et pour commencer à apprécier la violencé de ses tortures, l'amertume infinie de sa douleur.
Mais le Calvaire Hetiit être reniplácé par 'autel, le sacrifice dela croix par le sacrifice eucharistique. Or, l'autel "comme le Calvaire, le saint et adorable Sacrement comme l'arbre de la croix, n'offrentils pas bien souvent le spèttacle douloureux de la méme impiété, des mêmes sacrilèges, des plush Orribles profanations ?
- Va, âme fidèle, pénètre dans le Cœur de Jésus, et demande-lui le secret des douleurs amères qui sont comme l’uni-
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que tro payé. à son amour par un d nombre d'ingrats. | "Eh bien ! il n'y a pas une douleur.
dans l'àme de Jésus, il n’y a pas une ' tristesse qu'il ne soit en notre pouvoir «l'adoucir et de soulager. La réparation,
lexpiation, voilà ce que nous préche |
l'Eglise ! Et pourquoi donc, si ce n'est parce que son divin époux Va honorée «de ce consolant et précieux ministère ?
'' Je le sens, Ô mon Dieu, cette médi- -
tation va me remplir de zèle pour la :sanctification de mes actions. Oui, je Téparerai, j'expierai autant que ma faihlesse pourra me le permettre; oui, je <onsolerai le Cœur de Jésus, je lui apporterai du baume pour fermer les plaies que l'ingratitude des hommes a causées à ce Cœur adorable, O bonheur!
Ô joie ineffable ! je serai le consolateur
de Jésus 1
QUATRIÈME MOTIF | | 4 Hoc est corpus meum.
** Ceci est mon corps. slo MATH, 26, 26. j
AUi e dignité de 1 'E ucharisties |
Hélas ! je n’oserais approcher qu avec un respect timide du bois sacré de la vraie.Croix, parce qu'elle a été teinte dà sang de Jésus-Christ. Des miliers de fidèles entreprennent de longs et pénibles voyages pour visiter les lieux consacrés autrefois par sa présence. ^.
.* Ah! dit saint Chrysostome, il n’est ** pas nécessaire de traverser les mers * pour trouver quelque chose de plus ** grand et de plus respectable que;ce ** qu'ils vont chercher si loin. Ze salu “est proche de nous. | Entrez dans le * temple du Seigneur ; approchez de * l'autel, et vous y trouverez ce méme * Dieu dont les adorables vestiges im-
.'* primaient autrefois dans l'àme de nos
** pères, des sentiments si tendres et si
ee
* respectueux; : VOUS: y. récevrez ce
'* méme corps que le soleil ne put voir ** attaché à la croix sans se couvrir de:
**ténebres ; ce corps dont les derniers * soupirs ont déchiré le voile du temple, * ont brisé les rochers, ont fait trem- « bler la terre; ce. corps qui sortit du
* tombeau victorieux de la mort et de
* l'enfer, qui s'est ensuite élevé par sa
* propre vertu au plus haut des cieux,
< où 1l est assis à la droite du Dieu
* vivant ; ce corps que vous verrez, au .
| *&jour du jugement, Doré sur un nuage '*agec une puissance et une grande
* 5»qjesté, qui ébranlera là voûte du fir- “ mament. qui fera tomber devant lui * les astres et les étoiles, et qui d'un * seul regard fera disparaitre le ciel et
“a terre."
** Voulez-vous encore comprendre la
..'* grandeur et la dignité de ce Sacre:
* ment ? Ne vous arrêtez pas à le “comparer à ce que vous voyez de
** plus auguste et de plus respectable “ sur la terre: vous n'y trouverez que
cM
** des grandeurs fragiles et. passagère, | * de fausses grandeurs qui n'ont rien * de réel, et qui ne subsistent le plus * souvent que dans. l'imagination dés "hommes. Elevez plutôt votre esprit ** au plus haut des cieux ; vous y'verrez “ie Dieu-Homme assis sur le trône * de l'Eternel, des millions d'anges qui ** l'adorént, une multitude innombrable '** de Saints quà jettent leurs couronnes € Q) ses Pieds ei qui publierit ses lou- “anges: vous y entendrez le canti- * que éternel dont il est parlé dans ** P'Apocalypse : “ Sainé, saint, saint est de Seigneur Dieu tout-purssant, qui est, « qui était, et qui doit venir : gloire et.
honneur à celui qui vit dans Les siècles * des siècles, à l'Agneau qui s'est immolé ‘pour le salut du monde /" — Tout;le * ciel est rempli de sa gloire, tout est ‘ occupé à lui rendre hommage ; les uns * l'adorent dans un profond silence, les ‘ autres célèbrent sa miséricorde et sa ‘ bonté par des actions de grâce et par * des chants d'allégresse; d'autres lur
" présentent des caupes d'or pleines de /
** Jarfumsqua. sont les prières des Saints :
** tous sont heureux de le poséedeg, f et * de le voir." -
Ravi, étonné de ce brillant spectacle, croirez-vous en regardant la terre,
pouvoir y retrouver ce qu'il y a de plus; grand et de plus respectable au ciel ?.
Vous l'y trouverez cependant ; vous y
contemplerez ce méme corps que vous .
avez vu élevé au plus haut des cieux.
I] ne se montrera pas à vous avec tout léclat de sa majesté et de sa gloire :
mais, quoiqu'il soit caché et comme anéanti, 1l n'en est pas moins ce même Dieu à qui toute puissance a été donnée dans le ciel et sur la terre; ce méme Dieu qui fait le bonheur des Saints, qui est. de toute éternité, qui était avant les siècles, qui doit venir à la fin des temps pour juger le monde qu'il a racheté de son sang.
O Roi immortel des siècles ! ne m'humilierai-je pas devant vous? ne m'anéantirat-je pas en votre présence ? Ces
voiles, ces ombres qui vous couvrent seront-elles capables de diminuer ce respect profond que je dois à mon Dieu, à mon Seigneur et à mon Maitre?
L'état humiliant oü vous. avez. bien
voulu vous réduire pour. vous. donner
à moi, me fera-t-il oublier que vous êtes le Dieu fort, le Dieu puissant, le Dieu
. des armées, le souverain Maitre. de lu-.
nivers,? Non, Seigneur ;. sous ces viles .
espèces qui vous dérobent à mes yeux, la foi ame. découvre. toute la grandeur, toute là puissance et toute la majesté . du Tres-Haut.
O Dieu caché !/ó Verbe anéanti !
je vous adore et je mets à vos pieds tous les biens que j'ai reçus de vous, pour vous.en faire un humble sacrifice, Que ne puis-je vous rendre des hom-
mages aussi parfaits que ceux que vous recevez de ces âmes bienheureuses qui vous contemplent sans voile et sans nuage! O mon Dieu! je vous offre mon coeur en esprit de réparation pour tous mes péchés et les ingratitudes de
ie 310— :
tous les hommes envers le Sacrement de votre amour, . TOME, Mid
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