SIXIEME MOTIF
J6 45 Non est alia. natio. tam grands, | qua habeat Deos appropinquantes 5200, sicut Deus noster adest nobis, (Deut, 4.)
‘Il n'y a point d'autre nation, quel- ‘que puissante qu'elle soit, qui ait des Dieux. aussi proche d'elle, comme notre Dieu est proche de nous.”
Jésus usen en tout pays, au très saint | Sacremené, attend les adorations .
réparatrices des fidèles.
Non, il n’y a pas de nation si heureuse que le peuple chrétien, dans la facilité quil a de s 'approcher de son Dieu.
Autrefois, dans l'ancienne loi il n’y avait qu'un temple pour toute la terre, i! n'y avait qu'un sanctuaire, dont l'entrée n'était permise qu'au Grand-Prétre; encore remplissait-il par respect ce lieu sacré, de la fumée de l'encens, de peur que les yeux n'y vissent quelque chose.
Et aujourd'hui, non seulement le Dieu
d'infinie grandeur habite dans un temple par les effets de sa grâce ; mais corpo- "fellement, en autant de lieux qu'il y a 'd'églises au monde, qu'il y a d'autels.
Anciennemert, non seulement il n'était "pas permis de toucher l'Arche, mais “encore de la regarder de trop pres. Les ‘Béthsamites, pour y avoir jeté les yéax ‘avec trop de curiosité, furent punis. ^K présent, on peut, et ilest commandé "non de toucher simplement, mais de "manger célut dont l'Arché n'était que ^Porbre. ‘L'on peut bien dire ici qu'il
"R'y à point de foi, que, ayarit des yeux nous ne voyons pas, ayant des oreilles 'Hous n'entendons pas. .
"L'on fait des pèlerinages en des pays > éträngèts pour y'honorer Dieu dans les "Reliques de ses Saints, et c'est bien "fait? et à peine fera-t-on. cent pas pour ‘aller rendre ses respects au corps àdo-
"fable'de ce Dieu de majesté. ^
*'"Disons de ‘plus, que lexcès de "Páàmoür de Dieu fait l'exces de nos “glaces ét de nos insensibilités, par le
mauvais usage que nous en faisons.
Est-il possible que, si Dieu ne. nous ,ayait pas tant aimés, nous l'aimerions davantage? Apprenons, ces vérités terribles par ce que nous voyons, N’est-il .pas vrai que, si l’aimable Jésus n'avait établi la présence. de son divin Corps que dans un lieu de la terre, tous les peuples se sentiraient pressés d'y aller de toutes parts pour lui offrir, leurs vœux en ce Sanctuaire adorable? Et
lorsqu'ils seraient arrivés en ce. lieu,
leurs cœurs sans doute s’anéantiraient en la présence de nos redoutables mysteres ; ils seraient saisis d'une. divine frayeur à la considération de leur gran- ;deur ; l’on ferait tout avec respect, avec étonnement et avec amour. Mais parce que Dieu, dans sa bonté infinie, non seulement a établi la présence de són Corps en un lieu du monde, non seulement en chaque province ou en chaque ville, mais en autant de lieux qu'il y a d'églises, et qu'il y en à par- Teu usque dans les plus petits villages,
mous nous montrons froids et tdgligendo.
Le voilà à nos portes: il nous y attend jou: et nuit, et: par un mépris qui ne se peut comprendre, ce divin amant des hommes est abandonné de ses créatures. Et pourtant, aimable Jésus, dites- ‘moi, que pourriez-vous encore inventer pour vous faire aimer de nous? Ah!
malheur à nous si ousne vous. aimons point. Mais, Ô Jésus, maintenant; je veux vous ainier, et je vous. aime par dessus toütes choses ; je vous consacre toutes mes affections. C'est de; vous «que je tiens une-si bonne disposition ; dounez-nioi encore la force d'y :être fidèle jusqu'à la mort que je vous offre dés aujourd’h.comme ma dernière:et Suprême adoxátion réparatrice: ^»: