PREMIÈRE VISITE
Quomodo etiant cum tllo non omnia donavit ?! (Rom., 8.) Puisque Dieu a daigné nou$ 1, © donner son propre fils, comment avec, lui ne nous aurait-il pas accordé toutes choses qiiis
. llest.de foi/que tout ce que le Père | céleste-possède, 1l l’a: donné à sonfils.
(Jean, 13),et son: fils, à son: tour; daigne nous en faire part, Rendons; done; " rotin actions, ids: griees
(1) Me de la Bonis
à la bonté, à la miséricorde, à la libéralité infinie de notre Dieu et Sauveur, :
qui à bien voulu nous-rendre riches de:
tous ses biens en se dotnant lui-même à nous. - ! YN ‘Je puis Bob Ô Sith adotabtol d
Verbé éternel revêtu de notre Humanité, je puis ‘donc ‘penser que vous êtes à moi et moi à vous, sije le veux sincèrement; mais puis-je dire véritablement qué je suis tout à vous? Et combien de réserves et de partages ne mets-je pas souvent dans l'offrande que je vous fais de moi-même! O mon:
Sauveur, apportez le remède à Ce mal; afin que je ne donne pas au monde le spectacle d'une pareille ingratitude, etque je né refuse pas moi-même d'etre tout à vous, qui voulez bien être toutà !
mol : Ah qu'il n'en soit jamais: ainsi!
Oui, mon Dieu, je me consacre aujour: :
d'hui absolument ‘et irrévocablement à vous. Jé vous consacre pour le temps:
ét pour l'éternité, mes pensées, mes mi dpi mes souffrances, má liberté, |
ma vie, tout moi-même, Me voici tout. à
vous -commé une victime.qui vous. est
entièrement -dévouée.. .Consumez.moi par les flammes du divin. amour ; Ron;
je ne veux plus que les. créatures aient aucune. part dans mon cœur. Les preu:
ves. d'amour que vous m'avez données, .
quand je ne vous aimais.. pas; me, font.
espérer que vous aurez la même bonté maintenant que je me donne à vous par amour pour vous.
O Père éternel, je vous offre aujour-
Au toutes:les vertus, tous les actes, toutes. Jes. affections. et toutes. les. souf-
frances. de votre divin. Fils; acceptez-les “Dour: suppléer. aux.-miennes, , Par ses mérites qui sont à moi,; puisqu; jl me les a donnés, accardeg-moi.les-gráces, qu'il VOUS demande Pour. M0! ;, par. ses mérites, je. vous rends grâces de. tant de -miséricordes : ‘exercées ; à mon sÉgard ;
spar. ses: mérites j je;yous; ‘offre: la satisfac-
tion que je. vous dois poyr mes DÉARÉS à ,par-ses mérites, j'espère #açcore.:toutes.
les grâces de vous, le pardon, la pers
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vn d
vérance, et, par dessus tout, le don de
votre pur aou) 'Té^récóonhais que’je
niets moi-même obstacle à toutes: ces faveurs : dáignez' encore apporter::le rétiede à ce mal : je vous ‘en conjure par les mérites dé Jésus-Christ, qui nous à promis que lé Père céleste nous accorderait ce que nous Wists s au nom de son Fils. e. 1
PRIÈRE.": sanati “oi un fils qui sé présenté: à vous, Ô mon Dieu ; mais un fils bien: peu \
digne’ d'un si bon: père. Oui, mon Dieu, 'vous^ êtes mon Père, et À combien de titres né dois-je pas vous: donner? e
doux" nom? Père lé plus tendre, qui jorte tous sés enfants dans són cœur’ ;
Te plus compatissant, qui supporte
igo défauts et pourvoit'à^ tous tios
besoins ; Pere le plus libéral, qui nous comble ^de ses! : "dons saris -craitidre d'épuiser En a ses! esos ; ; Pere $i
bon, sr tendre, si généreux, qu'il s'immole pour ses enfarts et se. livre. lui-
méme: à la mort. pour, leur donner la vie. Hélas ! je vous l'ai, dit, en venant
‘à: vous, je. vous présente: un fils bien “peu digne de vous ; un fils indocile qui
n'écoute: pas la voix de son Père; un fils ingrat qui abuse de vos grâces et de votre bonté; un fils rebelle qui se révolte contre votre autorité; un fils dénaturé qui tourne vos bienfaits contre vous-même. Me voilà tel que je suis à vos yeux... Eh bien! mon Dieu, regar- -dez-moi comme un. véritable. enfant
prodigue, mais un enfant prodigue confus, humilié et contrit, qui revient. à ‘son père et qui, entrant dans les sentiments.de ce fils pénitent, vous. dit avec lui, plus par ses soupirs et ses armes que parses.paroles et ses expressions :; Mon père, j'ai Pêche contre le cel -
et contre vous : je ne mérite blus.d'étre “appelé votre fils... Mettes-moi.au nombre de ‘vos serviteurs. Je mérite. même d’être au-dessous d'eux, ayant eu le
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malheur d'offenser le meilleur des peres. | T - Cependant, malgré tous. nés: égare- ;auents, j'espère, ó mon Dieu, que vous ;daignerez;encore.me recevoir comme c fut regu le prodigue ; quoique j'aie cessé «d’être -un;.. véritable. fils envers vous ; Vous, n'avez. pas cessé. d'être mon. pere, et le.cœur d'un père tendre n'est jamais fermé à ;unfils. pénitent.: , Qui, . mon Dieu, vous trouverez désormais en: moi un. fils moins indigne de vous. Je serai plus docile à vos avis ; je serai plus reconnaissant pour vos bienfaits ; je serai plus soumis à vos volontés, plus attaché à votré service, plus dévoué à .wos intérêts. Daignez. donc encore me recevoir, et faites triompher votre grâce en me pardonnant. : «J'étais perdu, et vous m'avez’ ressuscité. , Oui, tendre | Père, je prendrai désormais envers VOUS les sentiments d’un. vrai fils ; mon respect, mon, .obéissance, ma reconnaisisde, mon amour dont vous ne se
" + AT z 1 Era bs uie
démentiront jamais et dureront, autant que mavie .
: 0 Dieu saint, 0. Roi de cet univers, vous m'élevez jusqu'à la gloire de vous ' appeler mon Père... Ah ! quels seraient mon. malheur et mon crime,. si. mon - Cœur y était insensible !. Non, mon Dieu, mourir mille fois plutôt que de manquer jamais au meilleur, au ‘plus tendre dé tous les pérés ! Que ne puis-je’ mourir de douleur à vos pieds, ct par ma douleur et ma mort réparer | mon ingratitude et mes DAMCBNON- Vers Qr. |
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