‹ Manuel de l'amateur d'autographes;Chapitre 13 sur 71 · Fénélon. 1693. L. A. S · texte numérisé non relu

Fénélon. 1693. L. A. S

« Collection Grimoard.»

Poésies de Malherbe^ précédées d'une notice historique. Paris, J.J. Biaise, 1822, in-S**.

Fac-similé de l'écriture de Malherbe.

Papiers inédits troussés chez Robespierre , St- Just^ Payait y etc,^ supprimés ou omis par Courtois, précédés du Rapport de ce député à la Convention nationale. Paris , Baudouin , 1828, 3 vol. in-8**.

Le premier volume contient les/ac-simile de l'écriture de :

Tallien, 25 prairial an 11. Fragm. Chalabre(lacorat. de). Frag. A S.

A. S. d'une lettre^ k Robes- Legendre. Fragm. A. S.,

pierre. Desmoulins (Camille). L. A. S.

Barbaroux. Fragm. A. S. Pétion, 7 ]uinl793. h- A. S.

i Lé deuxième voluiqe :

Robespierre. Fragm. A. d'un rapport, à 1^ ConyentiQii.

Hérault dD SécMlelk, id brumaire^ an II. L. A^ S.

Le Bas. Fragm. de L. A. S.

Payan , projet de rapport A.

Gensonné. Fragm. A. S.— Outre la

Le troisième volume :

Barras. Fragm. A. S. portant en outre les signatures de Garnier (de VAube), Rewbell, Lomont, Harmand, Goupilleau> Baudin»

Laignelot et Matbieu;

signature et les i^èoea écriti» par Gensonné, on voit les sig|i#tures deDumàs^ Goujon, Rd^, Barère , Camot , Billaud-Varenne, J. Bouctaotte, IHlot, ti^piettl, Javogues, Chalier, Golombeau, Deforgues, Achard , Gracier, etc.

Éarnot. Apostille A. S.

Santerre. Fragm. A. S.

Le Bon (Joseph). L. A. S.

Henriot. Ordre de service A. S.

Roman comique de Scarron^ suivi de ses Nouvelles tragi-comiques, avec une notice sur sa vie et ses ouvrages. Paris, i835,2 vol. în-8**.

he/aC'Simile de Scarron est une épigramme autographe , non signée , extraite des pièces de son procès avec Gilles Boileau.

Suisse pittoresque {la) et ses ens>irons\ par M. Alexandre Martin. Paris, i835, gr. in-8**, format pittoresque.

A la page 337 ^^ trouve une planche contenant le fac-similé de récriture de :

Mélaneton (Philippus).

Layater.

D'Afifri.

Necker.

Reding (Rodolphe).

Gessner (Salomon).

De Candolle.

Bonnet.

De Saussure.

Bemouilly (Daniel).

Bernouilly (Jean).

S. François de Sales.

Maràt.

Necker-Staèl (madame).

fiedenval (le baron de).

Luther (Martin).

Galyin.

Reynier (le général).

Zschokke.

Huss (Jean).

MflUer.

Haller.

Euler (L.)

Zwingle.

Pictet.

Tronehin.

Delolme.

Rousseau (J.-J.^.

5o MANUEL . .

y^ie du cardinal Maurjr , par son neveu. Paris, tll^è (jEé ft cime , d)&Qe<):ibre 1 8 1 5 .

J^ie de Henri IV ^ par Péréfixe . Paf ia , 1 8 1 Ç , in- 1 2 . i^<fzc-^//n/7€d'une,lettre(Juroi. .

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D'AUTOOIVitePHES. 5i

GHAPITRE IV.

Utilité <le8 autographes. Secours (ju'ils ont randus aux bellen-lettrev i tliistoire, à la biographie , etc., etc.

La recherche des autographes est develiue un be^iil et pour r^tmateur qui veut grctoir âa colleclicnft ^' et p<u^r rhomme de letti^es conscienéieux à qui ce^ manufi^rits fournisseut des renseigtietneiis qu'il edt dii Vàifl cherchés dans les chironîque^ ^ les mémoires ^ të^ tléâpaj^tiçulières ^.etc. Pouir celui-ci ^ surtout , tes atitdgrà^ phesont ulie supériorité ifaarquéesur les liDfMniïiés.

Eneffi^li s'il est dans b mission d?un écriitain éè juger les hommes qui oat joué un tôle quelcoM^qpie da^fs* l'histoire, pdlitiqtte dé teur pays^ (]Qt ont acquis dé^ la céléhifité par leurs Vertus ou leurs talensy ou k q/ài roptqioti générale reproche quelques fhuiesv quelques jisaé^\t»f il ne dôîtie Êiire qu'à bofi escient j et fàttr aimi dire ^ pîéeâa en oaains : néanmoins lorsque tiooÀ> qberehons k démontrer cette supériorité (|ea( docum^tff maqûscrits iur les imprimés et^lâ préférence qti'ôn' ddil leur accorder ^ nous n'entendons , quant aut iitt'ftimé^i que ces compilations. iil(tt|^stes, ces iidÛèèSi aip^vyfimA r ces imémoi^es secrets^, ces vi^ pamiél!^ Uèires mexactes)^ écrits sous4%Yflitence du ()OuVofr bw d'une (Ofinianeiaa^péeeti àipt même djes^Affâmi^^

et lettres autographes, authentiques. En effet, quand, un auteur donne un ouvrage au public , il ne présente trop souvent les faits que sous le point de vue qui sert le mieux sa haine ou ses adorations. Il peut colorer son style , donner du mouvement à ses phrases , mai» lorsqu'il prend une plume à la hâte , lorsqu'il écrit une lettre confidentielle qu'il présume n'être jamais divulguée , c'est sans apprêt, sans affectation , sans préjugé qu'il parle, et le cœur ^^ sel<Hi l'expression de l'abbé Zanotti ^ ^e montre alors à nu ^ tel quHl est.

Si les lettres par elles-mêmes présentent de si grand» s^yantages , quel parti tirera-t^on des documens manuscrite? que deirichesses l'écrivain studieux y trouvera! Aju^iides hommes d'un mérite distingué ont-ils rediérché ^véc soin les autographes et formé des collectives, non pour enfouir les manuscrits, résultat de leurs laborieuaei» recherches , mais pour '- y faire participer lés beJles^^r lettres et l'histoire. A; qui, en effet ,^ s^mes-noufi redevables des précieiises' éditions des œui^res de Voltaire, de J. J. Rousseau, de Racine; d^ Ck)rneille/de Bernardin de Saint^Pierre , enrichies de «pièces inédites, si ce. n'est aux collecteurs d'autographes? A qui doit-fôn ces renseigneoiens curieux sur Les règnes particuliers de nos , rcns , sur < les intrigues dff3 grands seigneurs et dés gens de lettres? n'èstH^e pOÎM à certains aoiabéura.cpii ont réuni, cons^vé>^ coipniuniqué , fait imprimer les pièces de leuir^' eab|<i> Qets,?' /C'est à la .coUecIJOnde M.' > Monmerqué^et 4 celbes de< jt^uelquesa^trea ^atei»rs distingués quenous

d'autographes. 53

devons la belle édition des œuvres de nuidame de Sevigne ; sans les scHns per sévérans de M. Beuchot, ces précieux docuqnens , extraits par lui des lettres autographes des per^KHiBages^ du xv!!*" siècle, ajoutés aux nouvelles csuvres de Voltaire et à la correspondance de Grimm, Diderot et D'Alembert, n'auraient point été mis en lumière. C'est à la collection de M. Villenave que nous devons ces notes historiques qui sèment tant dMntérét sur ta vie de plusieurs personnages de la Biagraphie Ùjdverselle ; c'est aux collections de messieurs le marquis de Chateau-Giron,^ Guilbert-Pixerécourt, Lalande, Alexandre Martin, Lucas de Montigny, que nous devoos ces sources historiques qui ont enrichi nos annales révolutionnaires , et qui ont jeté un si gran^ éclat sur les illustres chef^ de no$ armées triomphantes;, enfin c'est à la collection du général Grimoard qu'on doit ces nombreux et cunenxfac simile qui orjient la belle édition des Oeuvres de Louis XIV.

Sans le goût pour les autographes nous* n'aurions point aujourd'hui ces lettres sr précieuses dé saibt François de Sales, lettres qui ont donné au. libraire J. J. Blaiâ& l'idée de publier; sa belle-édition des œuvres de ce père de la vie spirituelle. Ces lettres, les unes inédites, les autres déjà publiées, mais la plupart inexaçr tenaént, lui ojit fait reconnaître les nombreuses lacunes, les anachronismes, les répétitions qui existaient dahst

toutes les précédentes éditions (i). '^ i

(i) Les autographes n'ont f^as été moins utiles à la science et aux

L'utilité reoomiue des pièces autographes nenâ eocone plus cruelle la perte des mamiscrits. Et ^oiirtiuQt chaque ^ède a vu diminuer le nombre dé ces

docmneos knportans. Npus cîierons, en finitoaint ce chapitre, quelques-uns de oes écrits préciienx brârtés ou perdus.

MoLiÈi^ ( J. B« ) Poqualiu,.

Oq sait qu'à la mort d^ cet auteur inimi£able, ariwée ÇQ. 1673, ses manuacrits nombreux furent remis peraq

arts ; nous citerons le fait suivant à Tappui de notre asse^tioii : Les naturalistes , afatit CiiTÎér , avaient pensé que le re>f>te avait au^fois habité le9 Alpe^ et lee Pyrénées. Cette opinion ,qm éUdt IMirta^e par Bufibn lui-même , se fondait 9ur un passive altéré d*w très-ancien Traité de la chasse , attribué à un prince de la maison <}e Foix, Gaston-Phébns. On y trouvjB, en effet, le renne assez l>iep décrit soos le nom de rmngier , nom qu'il portait alors dans là laÀgàe iqidyaire ^ et qu'il conserve «ocQrA dans le laagage héraldique ^ «l Fauteur dit qu'il a vu cet ammal en Maurknne ti en Fueudèv^'^ di| moins c'est ainsi qu'on lit ce passage dans les deux édition^ imprimées des Déduits de la chasse , et personne avant Cuvier tî'y'âvàit soupçonné d'ineorrecjtiaB ; mais ce graad naturaliste , dont l'^eftprit ômt aussi pénétraat dana 169 investi^tious de dé^fls qu'il était brgf eX étendu dans les vues d'ensemble , ne se contenta pas de fairje re* marqner que le fàft adopté jusqne-rlà sans examen était incompatible atec les lois de la distribution géographique des ahimanx ; À entrepr^ii. d^mo^tr^r dV^jii r^ait- T'^v^^^r. A cet «Sét , il eut recours a« manuscrit original i et au lieu û^ ees deux noms de Pueudj^e.4^ Maurienne , il lut fort distinctement Xueden et NorwègfiCy Suède et Norvège. Cette cerraption édaircit non-seulement tin point de l^lQire du refvic, mais auaâ de .celle du prinee de Fbix, piiis* qu'elle montre que Gaston , qu'on «avait déjà aj^oir é<4 en jpcii9iei% s poussé encore plus au nord les excursions que lui faisait entrepren dre son caractère aventureux. (Mag. pitt., tom. 11, p. 104;)

d'autographes. 55

veareà l^aotenr Lagrange^ laprdh'la^ norl daqoel ;iià furent Vendi» pvëc sa faiiriiothétpiièl' Oîï ignore éfom quelle^ çfiains ils ont passé. Les lettres et l^s écrite de Molière .sont si rares qi^'on ne po^de de lui que huit signatures et un fragment : trois si^naturçs ^ur les registres de l'état civil^ conservées aux archives de la ville ; une sur un registre faisant partie des archives du Tiié&ABe Ff*aktçais}'et les tr6fs afitres ^ur dto cpitlaaHDes qu'on VQÎt ( ainsi i|u6' ^ le ibigitfeQl i k > la 'bihUothèqM

BoissARD (J.-Jf. ), antiquaire et poète latin né à Besançon ^a i5::^8.

n avait recueilli une nombreuse collection de lettres et docuïîifens liûf rahtîqWté. 11 âfe ï>]hoj^^ de publier èette' côri'esp<imdân<^ i de slêrfês divers,

lô'rsqull fiit' 'cîbligé (!e s^ebtpàtirîer ponr catisfe dk féifî^oiî. ÏI àtlà S^établft^ k litétii; Éri pâ^khtil lâ«àk^k Mikli^liàrci ces prfeîeùxmàtértâdx quitter âë s^s èdeiirà. totii fat pillg par les tôHràin^ k^uï'fâVkgèrent à cette époque ( iSg^ ) une partie de lâlfrâh-

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' MomBSQioniu'^Qlwkrtes-SeooiÉdatdf^). >t • > i ii.

> « Lméqae^ dit Vokatre ^ vtt honirae ^léJ^re était à ^sei^ <iev|it«rs mcanena, le Jésuite' >{toiith ao^ftféseiita diiirsia chambre 'du n|ourant^ et comme o*'iîdnohaesa, il passa dans une pièce voisine , et il se vantait partOUl:

56, .^ itMANUKb tj il

dèi)tii8>cl^ avcHff brùiéiious 16$^ manùuscrits èlt ia<coiH respondanoe de Pilliistrô 'aâtèiir de l'Esppit des 4oÎ6; .u ly

Gentil Bernard , né en 1716, mort en 1775. ^ Sa nièce / lorsqu'il mourut y jeta au feù to'iis ses ma-

nusçrîts et isès notes. I' ' . '

ÂBAuzrr (Firmin), hé en 1679^ mort en 1767. : IiaV»rt iété en correspondatice aVec Bayle, Basnà^e , Jorieu ^ St-Ëvjpemènt, Newton, etc. A sa moi^t^ tons 'sep manuscrits et sa correspondance furent brûlés à tJzès par ses héritiers. %

Abadie ( Jacques ), né en i65n^ mort en 1 727.

Il ne nous reste aucun des manuscrits d'Abadie.

BoiLE^V ( QiU?s.).> frère ;^îi^é^ d

Gil^s Boile^u a Ui^ fc^jt^ . avancée . une traduction (jei 1^. Poéticj^e d'iVristote^ dont le o^nuscrit autCH graphe f^t^e^l^à.Tou]reii, qui témoignait une enyi^ eistréme:d,'açhjey^,r l'ouvrage. Pespréaux y avait j6i|it qne pi^^c^écfif^id^ a^ m^in:. ce nf^nusc/rit. précieux a^disparp,, ,;., . ..^,, ^.^/^ - . .^ . .• .

La Bibliothèque de St-Germain-des-Prés'^ à Parfis , possédait une collection nombreuse de lettres et manuscrits autogràphefs. Tous ces écrits étaient comm^ autàiit de: preuve^ du savoir et dii travail des reli^Ux de cette illustre abbaye et de leurs, savans correspoiidans.: tout fut briulé lors de l'incendie qui consuma ce monutttent.- .' •■•• »

Granvellb ( le cardinal ).

On connaît la belle collection que ce prince de TÉglise romaine avait fiorn^e de < lettpoes autographes et de documens curieux. L'abbé Boisot, plus tard, réunit le ttfût en ^Uatrè-vingtié td irl-folio, après avoir

sauvé ces précieux matériaux des mains d'un épicier à qui on les avait vendus. Cette collection a été publiée sous le titre de Mémoires du cardinal Granvelle. he^; pièee^ origiiiâUs^ ont été détruiteis. \ '

Nous pourrions donner une bien plus grande 4ten^ due à cette nomenclature , mais les bornes de notre ouvrage nous forcent à ne consigner ici que cet aperçu succinct, qui est déjà biertVàssesi décourageant pour MM. les amateurs d'autographes.

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58 , VAJIJUfiL

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