OAUCHE SUR LA TERRE
Bas. Il y a deux arbres à côté d'Énoch et d'Elias.
134 LIVRES XYLOGRAPHIQUES
Pl. XVI. Etiacebûtcorpa. . .
Haut. L'Antéchrist est assis sur un trône.
Bas. Il n'y a pas de soldat à côté de l'évêque debout. Une seule personne est sur le point detre décapitée, et june seule tête gît par terre.
Pl. XVH, sign. 3. Hic sedet anlixps. . .
Haut. L'Antéchrist est assis sur un trône. A gauche, un roi et trois évêques, mais on ne voit que deux figures. La signature 3 se trouve dans le coin gauche supérieur.
Bas. A gauche, deux sectateurs et deux soldats, dont l'un ne laisse voir que sa tête. Au milieu, un olivier.
Pl. XVIII. Psepthnû angVm. . .
Haut. Cinq anges seulement et six vieillards.
Bas. Légende : T emplum dei.
Pl. XIX. Et ecce draco. . .
Bas. Le bouclier de l'ange de droite, qui plane dans les airs, porte une croix fieuronnêe, cantonnée de quatre ronds, liés entre eux en sautoir par un filet.
Pl. XX, sign. jft. Nue facta est. . .
Bas. Le bouclier de l'archange Michel n'est plus droit sur le côté gauche, la partie qui abrite le poing faisant saillie.
Pl. XXI, sign. jf. Date sunt mulieri due. . . Haut. La légende a dix lignes au lieu de neuf.
Pl. XXII. Iralus est draco. . .
Haut. Le bouclier d'un des anges est pareil à celui de l'archange Michel de la planche 20, ci-dessus.
Pl. XXIII, sign. JH. Draco est dyabolus. . .
Bas. Les adorateurs du dragon ne sont qu'au nombre de six.
Pl. XXW.Phanc bestiâ. . .
Haut. Les adorateurs de la bête ne sont qu'au nombre de quatre. Bas. Les guerriers renversés ne sont qu'au nombre de quatre; l'un d'eux seulement est armé d'un bouclier armorié avec une croix.
Pl. XXV, sign. H. Et uidi aliâ besliâ. . .
Haut et bas. Les adorateurs de la bête ne sont que quatre.
Pl. XXVI. Et faciet ônis (sic). . .
Bas. Les disciples de saint Jean ne sont plus que quatre.
Pl. XXVII, sign. ©. Et uidi altonim angelum. . .
Haut. Il n'y a qu'uN olivier. A droite, on distingué huit personnes.
Pl. XXVIII. Et angélus seculus est. . .
Haut. L'olivier est supprimé, ainsi que le nimbe de la tète do l'agneau.
Bas. Saint Jean n'a pas de nimbe, et n'a qu'uNE plume qu'il tient dans la main droite.
Pl. XXIX, sign. fl. El uidi et ecce nubê. . .
Haut. Saint Jean a son raton. La serpe de Dieu n'est pas dentelée.
Pl. XXX. E uidi aliud signh. . .
Haut. Il n'y a pas d'olivier. Saint Jean tient le bâton entre ses jambes.
Bas. Il n'y a aucune tête derrière les sept anges. Pl. XXXI, sign. ©. Et uidi poc her. . .
Haut. Quatre anges seulement derrière la tablette. Le nimbe crucifère du Christ n'a pas de rayons.
Bas. Dans le groupe, on ne voit bien que trois têtes et deux personnes en pied.
Pl. XXXII. Et secundus angélus. . .
Haut. Dans la mer, on voit une tête tonsurée.
Pl. XXXIII, sign. là. Et q rtits agVs effudit. . . Haut. Onze personnes dans la partie supérieure. Bas. Dans le groupe de blasphémateurs, on ne distingue bien que quatre personnes.
Pl. XXXIV. Et sextus angélus effudit.
La fenêtre du temple n'est pas vitrée.
136 LIVRES XYI.OGRAPHIQUF.S
Pl. XXXV, sign. Et septim* angl'us eff\tdit. . . Les fenêtres du temple sont vitrées.
Pl. XXXVI. Et util vnusde rij.anglis. . .
Haut. Saint Jeau n'a pas de nimbe.
Pl. XXXVII, sign. £. El posl hec uidi. . .
Haut. Saint Jean a son bâton, et il n'y a qu'us oiseau parmi les ruines.
Pl. XXXVIII. Et uox de throno. . .
Bas. Saint Jean tient sur ses genoux un livre fermé. L'agneau n'est tas nimbé.
Pl. XXXIX, sign. D. Et dixit michi scribe. . . Bas. Le manteau du saint ne lui couvre plus la tête. Derrière le Rédempteur il n'y a plus que deux hommes.
Pl. XL. Et vidi vnû angelû. . .
Bas. Saint Jean a son bâton qu'il tient dans la main droite. Les boucliers des adorateurs de la bête sont blancs.
Pl. XLI, sign. V"- Et apphensa ê bestia. . .
Haut. On ne voit que deux boucliers, chargés chacun d'une croix.
Bas. Saint Jean est debout.
Pl. XLII, sans sign. Et vidi sedes. . .
Haut. Le bâton du saint est à sa droite.
Bas. Le guerrier assis sur le dragon a son bouclier couvert de traits verticaux (palé).
Pl. XLIII, sign. o. Et dyabolus qui deducebat (sic) eos. . . Bas. Deux oliviers au centre.
Pl. XLIV, sans sign. Et ego ioWes uidi. . .
Haut. La légende occupe neuf lignes.
Bas. La légende compte dix-neuf lignes.
Pl. XLV, sans sign. Et oûdit (sic) michi. . . Haut. Saint Jean tient us livre sur ses genoux. Bas. Trois oliviers derrière le saint.
Pl. XLVI, sign. % . Et dLcit .michi designauei'is. . .
Bas. Il n'y a qu'uN enfant dans le groupe à l'entrée du temple.
Pl. XLVII, sans sign. SMtus huP imidi est. . . Haut. Deux personnes sortant du temple.
Bas. On ne voit plus le mari de Drusiana, et derrière elle il n'y a plus que trois personnes bien distinctes. La tète de saint Jean n'est
PAS NIMBKE.
Pl. XLVIII, sign. \. Beatus ioh'es iacentibusmortuis. . .
Haut. Le sceptre de Domitien est terminé en pointe. Saint Jean approche de ses lèvres non plus un petit vase, mais un calice. L'homme qui est derrière lui, armé d'un bâton, a un glaive au côté.
Bas. Le temple a deux fenêtres. Le corps du saint est plus étendu dans sa tombe.
Comme on l'a vu, cette édition (dont Heinecken et Sotheby ont donné un fac-similé de la première planche), de même que les suivantes, n'ont pas reproduit les deux planches additionnelles relatives ù la vie de saint Jean. Cette particularité semblerait en apparence contredire l'assertion que la présento édition n'est qu'une copie un peu libro de l'une des éditions du groupe flamand, attendu que les deux dernières de ces éditions ont les planches additionnelles. D'un côté, le rapport entre les compositions des planches des éditions des deux groupes est trop intime, et de l'autre l'écart est trop grand entre les peintures du manuscrit original et les gravures de la présente édition, pour lui donner le pas sur les trois précédentes, comme je l'ai expliqué plus haut. Assurément cette édition ne doit rien au manuscrit, et elle a pris pour modèle une édition xylographique antérieure, dont elle a modernisé les détails archéologiques et souvent simplifié les compositions. L'absence des deux planches additionnelles conduit à penser que cette copie a dû être faite plutôt sur la première édition, et que l'existence de ces deux planches faites après coup, comme cela a été démontré, et qui n'ont pas été jointes à tous les exemplaires de la deuxième édition, est demeurée inconnue à notre xylographe allemand, ou bien qu'ello est parvenue trop tard à sa connaissance, ce qui n'a rien de surprenant pour l'époque dont il s'agit.
138 LIVRES XYL0GRAPHIUUE5»
L'examen des filigranes des papiers de cette édition a conduit Sotheby à exprimer l'opinion que les plus anciens exemplaires ont dû en être tirés vers 1H5 et les derniers vers 1460. Au surplus, l'exemplaire de la bibliothèquo de lord Spencer est couvert de sa rehure originale dont l'un des plats porte cette inscription : Iste. liber, est. frts.Vlrici Gyslinger .lectoris .tvlma .mino2+. Illigatits.est ano.Dni. M.occc.LXVii. p me Iohanes (sic) RiCHENBACH.de Gyllengen*. La reliure étant de 1467, l'impression du volume est évidemment antérieure.
Après avoir d'abord classé cette édition parmi les produits de la xylographie hollandaise, Sotheby amenda son opinion tant dans la préface du tome I" (p. vu) que dans son tome III {p. 162) consacré à l'examen des filigranes des papiers, et finit par incliner à penser qu'elle a pu être imprimée, quoiquo sur du papier hollandais, aux confins de l'Allemagne, et peut-être même à Cologne.
C'est la moins rare de toutes les éditions de l'Apocalypse.
L'exemplaire du duc de la Vallière, non colorié, a été vendu 800 francs, ot on ignore sa destinée.
Celui de Gaignat (ayant auparavant appartenu à Vuylenbroeck, de Bose et de Cotte), incomplet de la dernière planche, est aujourd'hui au British Muséum (acheté 300 fr.). Il est intcrf'olié avec du papier identique avec celui de l'édition, et qui contient une description des planches en allemand.
Ileinecken a vu à la bibliothèque de Wolfenbiittel un second exemplaire entremêlé de feuilles manuscrites, mais incomplet de neuf planches; un autre, incomplet de dix planches, à la bibliothèque royale de Berlin, et un complet à l'hôtel de ville de Harlem.
La bibliothèque Bodléicnne d'Oxford possède aussi un exemplaire interfolié avec un texte manuscrit allemand. Cet exemplaire avait appartenu à l'archevêque Laud.
L'exemplaire Crevenna a été vendu 510 florins, et on ignore sa destinée.
Il en est de même de celui de Servais, de Malines, vendu 630 francs en 1806, et revendu, relié en maroquin avec riches dorures, à la vente d'Ourches, en 1812, 661 francs seulement.
i. C* moine relieur e»t encore connu p.tr trois autre» reliure», datcu, l'une de 1469, et le* deux .utre* de 1*70. (So/Aféy, 1,22.)
Un exemplaire fut acquis à une vente de Londres, le 21 mai 1829, par le libraire Bohn pour la somme de 11 liv. 5 sh.
Libri en avait un exemplaire en trois cahiers intacts, non reliés, mais incomplet des planches 14 et 18. Il n'a été vendu que 40 1. st. (1,000 francs) en 1850.
L'exemplairo de Barrois a été vendu 2,900 francs en 1855.
L'exemplaire de Renouard, en parfait état, mais colorié, a appartenu en 1857 à M. Holford.
Un exemplaire incomplet de la planche 45 et colorié, ayant appartenu à Hanrott (vendu en 1833 pour 19 1. 10 st.), puis à Wilks (vendu en 1847 [n'a-t-il pas été compris dans la vente Libri faite cette même année?] pour 47 1.), faisait en 1857 partie du cabinet de M. Johnson, de l'observatoire d'Oxford. Ne serait-ce pas le même que l'exemplaire Tufton, annoncé à tort dans le cataloguo de la vente (1873) comme étant de la première édition d'IIeinecken, et qui a été acquis par nous au prix de 2,500 francs 1 ?
Brunet cite aussi un exemplaire acheté 2,250 francs par M. Hecrdigen, de Nuremberg, chez le libraire Hess, à Ellwangen.
L'exemplaire d'Yemcniz, provenant de l'Angleterre, colorié et accompagné d'annotations manuscrites en allemand, a été payé 5,000 francs par M. Didot, et revendu 5,900 francs à sa vente. Il était parfait de tirage, mais avait les marges un peu détériorées par l'acide au moyen duquel on a cherché à faire disparaître le texte allemand.
Dans le catalogue, de 1874, de M. B. Quaritch, libraire de Londros (n° 3891), a figuré, au prix do 200 1. st. (5,000 francs), un exemplaire colorié de cette édition, provenant de la bibliothèque de Seymour Kirkup. Selon M. Quaritch cette édition ne serait plus la quatrième mais la cinquième dans l'ordre de date, ce qui est erroné.
Notre Bibliothèque nationale en possède deux exemplaires : l'un non colorié, non contre-collé, fort beau, revêtu d'uno rcliuro de Derome en maroquin rouge; l'autre, colorié, incomplet do nouf planches, ayant appartenu au pape Pic VI.