‹ Manuel de l'amateur d'estampes (volume 2)Chapitre 9 sur 119 · PIÈCES JUSTIFICATIVES · texte numérisé non relu

PIÈCES JUSTIFICATIVES

Cicoonara, Dell' Origine, composisione, decomposisione ed escreitasione deiV arte dei nielli; Venise, 1831, page 51.

E fatale il dover convincersi spesse voile dello smammentodi tanle preziosita ; poichè non è da dubilare eue questa Paco citata dal Cellini, wmrao conosdtore, appartcnere posse mai ad altro intagliatore che al Finiguerra: ma questa celnssi aile nostre ricerche in Firenze ; poichè forse dispersa ncl 1527, quando furoiio consegnatc mollo argenterie del S. Giovanni alla Republica per balter moncta, in occasionc dcll'assedio di Firenze, comme accennd il Gori, o crodemmo aver corso la sorte infetice di lanti preziosi lavori fusi e coniati.'

Réponse du chevalier Antonio Ranrirez da Montalvo, directeur de la galerie do Florence, au comte Cicognara.

Fa maraviglia che dal Gori, il quale scarlabellô i registri di speso del magistrale dell' Artodi Calimala, ove trovôgli appunti del eoslo délie due Paci ancora csislcnti, ollre quella nolissima di Matteo Dei, non si trovasso notata anche quesla altra Paec délia Crociflssione del Finiguerra, non essendo da supporsi che, per non csislere piû a suo tempo, egli non avesse a famé menzione particolare, corne fecodi tante altrepreziosita attenenti a quella basilica ch' egli illustrava; e che pift non erano quand'egli scrisse. Ê certo che questo monumcnlo o non existe, o trovasi nascosto in parte remota, e indubitamentu più non si vede in Firenze.

Cicognara, DeW Origine, etc. (voir plus haut ); p. 4243.

Da ognuno si e scrilto, e la momoria si e diligentemente conservata délia famosa pacc del Finiguerra, la quale ha dato luogo a lunghe discussioui c dissertazioni. Di e&sa la reale galleria di Firenze conserva la piastra niellata ed originale ; duo zolfi ricavati in antico stanno deposti l'uno nella collciione del maichese Durazzo a Genova ; l'allro in quella del duca di Rurkingham a Londra ; e quest' ullimo e appunto lo zolfo che apparteneva al marchese Seratti (di cui vien recala nclle note del Duchesnc una disserlazionc illustrativa da luttradoltal; e finalmeute di questo rarissime Nielle si allcga esistere nna prova in caria nella bibliotheca reale di Francia, per una scoperla che dice si fatla dal AbateZani inParigi, contra la quale è ancora inedita una dissertazione, che sara fra più molto pubblicata dal professore Vitali da Parma, il quale spera produrre con buoni argomenti le prove di une sbaglio od in eu une, da cui sono stali sospresi lanto il conoscitore ilaliano, quanto gli esperti custodi del gabinclto francese.

Extrait de la lettre de Vitali.

Tengo il famoso disegno délia pace di Maso Finiguerra, cho fu posseduto dal Mariette ; sul quale ha egli scritto alcuna cosa di propria mano. Prczioso mi e questo riescito, poichè serve mirabilmente a comprovare che la slanipa di Parigi pubblicata da lo Zani non è verace, no puô provenire dall' originale Pace, corne ho dimoslrato nel terzo de'miei ragionamenti inediti.— (Si aggiungc che il Sig. Vitali ha acquisto questo disegno dall' crede dello Zani, al quale, seconde le osservazioni dello stesso Vitali, prima di morire, crano entrali moltt dubbj sulla propria sooperta.)

MANIÈRE CRIBLEE

qu'elles font partie intégrante a un -îles avaient précédé lé travail du dernière évidence, les lignes ■Vautres lignes espacées de ■ ]o verso, le charap de iKcr. On y trouvait par la manière •n'e 1473.

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Mll certain nombre d'années a pensé qu'il y avait des rair, la date du manuscrit, lait primitif et même barbare des deux ,,ur assigner qu'une date assez reculée.

... est admise, elle est la plus ancienne connue ; mais, quoi qu'il en soit, nous en citerons ««^ U1 ^ aie date authentique et incontestable : c est le .

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11 est debout, les bras élevés, tenant de la main droite c gramme entouré de rayons h + | \ et de la franche un livre ^ l'inscription : Viae loge, etc. En bas, une autre inscription ^ ^ lignes se termine, après Ya.nen, par la date 1454. Le ^tou^^ ^ conscrit par un ornement de nuages dans le style de 1 epoqi symboles des évangélistes se trouvent dans les quatre troins.^

Passavant dit que c'est la gravure la plus ancic "™ j vonC ^ par criblée qui porte une date. Elle fut trouvée en 1800, : ^ le commissaire français Maugerard. Puchesne, < anlr09 d'un Iconophilc, attribue cette gravure, ainsi que pjs aog d'un travail très varié en manière criblée, qui son^ a» avo j r estampes do Paris, à un certain Bernard Milnct, don p% trouvé le nom sur une estampe représentant la^« ^ ^ n)aîtrc l'enfant Jésus, en manière criblée, et qu'il pensai i ^ ^ français, graveur sur métal. D'après Viuscription 1 -

La manière criblée est une des formes primitives de la gravure. Elle paraît avoir pris naissance en Allemagne, et elle y a été exercée jusque vers la Un du quinzième siècle.

« Comme la gravure sur bois, dit Passavant, celle-ci est exécutée sur des planches d'un métal doux (probablement du laiton) ou sur du cuivre , de manière à ce que le fond reste en relief pour être imprimé en noir, mais cependant varié d'un pointillé ou d'un travail à guise de tapisserie. Do la môme façon les draperies sont souvent ornées de points de différentes grosseurs imitant les broderies on perles et en soie des tentures d'église, ou d'étoiles, de grains oblongs, etc., poinçonnés sur des hachures très fines ou sur le fond noir. Les parties claires sont dégradées vers les ombres on enlevant le métal. Il en résulte un jeu particulier d'ornements, de lumière et d'ombre qui ne manque pas d'un certain charme, quoique ce genre de travail ne puisse avoir la prétention d'occuper une place distinguée comme objet d'art. »

Il faut encore remarquer à ce sujet que les plus anciens échantillons de ce genre offrent la reproduction la plus exacte des ornements en perles et de la broderio en soie, et que cette exactitude arrive peu à peu jusqu'à dégénérer, vers la fin du quinzième siècle, en un travail grossier imitant le nielle.

Généralement les gravures en manière criblée appartiennent à uno classe d'artistes d'un genre secondaire et sont quelquefois assez barbares. C'est à cause de cette particularité qu'on a voulu aussi leur attribuer une très grande antiquité, quand il est de fait qu'elles appartiennent à une époque relativement récente. Pour les rendre plus acceptables, on les coloriait souvent d'une manière très négligée, au moyen de patrons découpés, en laque rouge, en brun-jaune, en vert-de-gris et couleur de chair.

Le Cabinet des estampes de Paris est possesseur de deux pièces dont M. Delaborde fait remonter la date précise à l'année 1406*. Elles

1. Xoticesur deux estampes de 1406 et le» commencements de la gravure en criblé (Gazette de* Bcaui-Artt, 1369, t. !«', p. 238 et suit.).

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sont d'autant plus curieuses qu'elles font partie intégrante d'un manuscrit du quinzième siècle. Elles avaient précédé le travail du copiste, c'est ce que prouvent, avec la dernière évidence, les lignes écrites sur le recto autour des gravures et d'autres lignes espacées de manière à charger aussi peu que possible, sur le verso, le champ de l'impression. La date du manuscrit était difficile a fixer. On y trouvait bien dans le calendrier une date de H13, mais qui. par la manière dont le chiffre 1 est formé, pouvait très bien indiquer l'année 1173.

M. Delaborde, par l'examen du calendrier comprenant dix-neuf années a partir do 130 t, s'est efforcé de prouver que les calculs sur les phases lunaires, suivis d'un tableau des années, des heures et des minutes auxquelles ces phénomènes doivent s'accomplir, ne peuvent s'accorder avec l'année 1173; qu'il faut donc voir là un lapsns cala mi.

Ensuite, comme le copiste indique qu'un certain nombre d'années ne se sont pas écoulées, M. Delaborde a pensé qu'il y avait des raisons sérieuses pour reporter à 1 106 la date du manuscrit.

D'ailleurs, l'aspect tout à fait primitif et même barbare des deux estampes ne permet de leur assigner qu'une date assez reculée.

Si celle de HOC» est admise, elle est la plus ancienne connue jusqu'à présent; mais, quoi qu'il en soit, nous en citerons une qui, du moins, a une date authentique et incontestable : c'est le Saint Bernardin de 145 1.

11 est debout, les bras élevés, tenant de la main droite le monogramme entouré de rayons h+ | 9 , et de la gauche un livre avec l'inscription : Viac legi\ etc. En bas, une autre inscription de cinq lignes se termine, après Yamcn, par la date 1151. Le tout est circonscrit par un ornement de nuages dans le style de l'époque, et les symboles des évangélisles se trouvent dans les quatre coins.

Passavant dit que c'est la gravure la plus ancienne en manière criblée qui porte une date. Elle fut trouvée en 1800, à Mayence, par le commissaire français Mangerard. Duchcsne, dans le Voi/agc d'un Iconophile, attribue cette gravure, ainsi que plusieurs antres d'un travail très varié en manière criblée, qui sont au Cabinet des estampes de Paris, à un certain Bernard Milnet, dont il croyait avoir trouvé le nom sur une estampe représentant la sainte Vierge et l'enfant Jésus, en manière criblée, et qu'il pensait être un maître français, graveur sur métal. D'après l'inscription que Léon de La-

borde a reproduite en fac-similé, ce nom s'écrirait Bernhardinus Milnit. Il serait difficile do dire quelque chose de satisfaisant sur ce dernier mot; mais il est évident, dit Passavant, par la manière dont le premier nom est écrit avoc une h, et la terminaison nit du second, que cette gravure est plutôt d'origine allemande que française.

La gravure en manière criblée ne paraît pas avoir parcouru une longue carrière : elle appartient presque tout entière au quinzième siècle. On a même prétendu que la plupart de celles qui ont survécu sont antérieures à 1450. Nous pensons que cette assertion n'est pas exacte. L'opinion de M. Weigel nous semble approcher davantage de la vérité. Ce savant collectionneur avait une très nombreuse réunion d'estampes de ce genre. Elles figurent dans son catalogue sous les numéros 302 à 400, comprenant une centaine de gravures; aucune d'elles n'étant datée, M. Weigel n'a pu leur assigner une époque précise.

Il en place une seule, le numéro 322, dans les années 1425 à 1440; une autre, le numéro 323, de 1425 à 1450. Toutes les autres sont renvoyées au troisième et même au dernier quart du quinzièmo siècle jusqu'à 1500'.

Ces dates, comme cela est très facile à comprendre, sont conjecturales ; mais c'est déjà une appréciation très plausible que celle de M. Weigel, et même presque une certitude que ce genre de gravure était encore pratiqué vers le commencement du seizième siècle.

En France on a aussi employé le criblé, mais on ne paraît pas l'avoir appliqué à des gravures de grande dimension. La lourdeur des figures et l'effet peu gracieux des compositions exécutées par co procédé peuvent n'avoir pas engagé les artistes à s'en servir sous l'unique forme où il nous apparaît en Allemagne. On l'a assez souvent adopté pour les fonds des encadrements qui décorent les pages des livres d'heures. Ce mode de gravure produit dans cette circonstance un effet très piquant. Nous avons remarqué beaucoup de ces petites vignettes où les personnages, les détails d'architecture, les fleurs, les arabesques et autres accessoires, s'enlevaient de la manière la plus heureuse

I. Huit de» Duméros de Weigel »e rapportent aux années 1450-1470; «îx sont plxeé.« de 1450 i I (60 ; à quiute, on aniiftie la date vers t4C0; diwept pont préfttimta £tre vnifin» de 1S7"; dix «oui entre le» années 1470 et 1480; un de 1475 41430; deux vert 1480; dent autres le 148'Ja 1490: un de 1490 à 1500 ; enfla le numéro 400 e»t place ver» 1500. Ce» picce» étaient, pour la p!us grande partie, colorier*.

sur un fond rempli des petits trous du criblé. Il n'est pas rare non plus de trouver les fonds des grandes planches exécutés de la même manière'.

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