‹ Manuel de l'amateur d'estampesChapitre 102 sur 144 · VIII. - ARABESQUES ET ORNEMENTS EN TOUT GENRE · texte numérisé non relu

VIII. - ARABESQUES ET ORNEMENTS EN TOUT GENRE

011. Arabesques symétriques avec deux Tritons (?) couchés sur le fins. Au milieu est une console montée sur deux serres d'oiseaux de proie. Plus haut, est un long cartouche d'où pendent deux barques; de chaque côté, un Triton (ou peut-être une Furie à queue de serpent), couché sur le dos, s'accroche au cartouche au-dessus duquel deux satyres enchaînés, accroupis, sont adossés à un médaillon rond où l'on voit un homme donnant à manger au cheval Pégase. Plus haut encore, deux chimères portant sur la tète des paniers de fleurs et soutenant chacune un houclier du milieu duquel sortent des arabesques avec des épis de blé. Fond noir. Duch., n° .'îôô. — Passav., V, p. KM, n° 116.)

Haut, 81 millim., Uiy., t£.

Très beau travail, qu'on attribue sans motifs suffisanls a N'icoletto de Modènr, mais qu'on pourrait donner avec plus de vraisemblance à Peregrini.

Duchesue en signale deux épreuves : t elle du cabinet Sykes (nM20ti|, vendue R£. l> sb., et celle du cabiuet Durand | vente de 18:16, w 10), qui est probablement celle du Cabinet des estampes de Paris. — Passavant en a vu une au Musée de Baie. — Une superbe épreuve en a figuré à la vente Santarelli (Leipzig, 1871, n° 2r>80 ) : vendue liOT francs, elle appartient actuellement à M. le baron Edmond de Roltiscliild.

<il2. Arabesques symétriques arec attributs de Neptune. Dans la partie inférieure est un mascaron orné de feuillage et appuyé sur deux queues de dauphins formant un enroulement. Sur la tête de ces animaux se tiennent debout deux dieux marins armés de tridents; celui de gauche, vu de dos, s'appuie d'une main sur un triton barbu; celui de droite, vu de face, a pour appui un jeune triton. Entre eux, dans le rond formé par les queues des dauphins, est un navire à la voile. Au milieu, une espèce de gondole, dont chaque extrémité so termine par une têto de bélier, est surmontée d'un vase orné, auquel sont adossés deux satyres enchaînés. Dans le haut, sur une tablette, est un ornement à coquille, surmonté d'un crabe, et de chaque côté un amour monté sur une chimère. Fond noir. (Duch., n"360. — Passav., V,p. 217, n°66.)

Haut., 73 millim.; Urg., «.

Pièce d'un dessin excellent et d'un travail très lin, dans le style de Peregrini, auquel on l'allribue non sans raison. Nous en donnons une reproduction.

Il y en a deux épreuves au Cabinet des estampes de Paris. — Celle de la coll. Revil

a été vendue eu 1830 yirl , 200fraucs. — Le catalogue Malaspina, t. II, p. Il, en décrit une. — L'épreuve de In coll. Durazzo in" l'X.A), avec marge, à l'encre verdàtre, vendue 130 florins, fail partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild. — Kntin, celle de la coll. Vico. de Rome (reproduite dans le calai, de la vente, 1883, n»373), a atteint le prix de II 40 fi., et a passé en Amérique.

613. Arabesques aux deux Dauphins. Ils sont dans le bas, et d leurs bouches sortent des enroulements, au-dessus desquels se trouvent deux cornes d'abondance dont deux oiseaux becquètent des fruits. Dans le haut, au milieu, une tète ailée. Duch., n°366. — Passa vM V, p. 218, n" 70.)

Haut., 50 miliim.; Inrg., 32.

Ouchesne et l'a-savant attribuent celle pièce a Perefîiini.

L'épreuve de la coll. Svkes l n° 1203) est au Rritisb Muséum. — Passavant en cite une dan- la coll. Saiilini : c'est peut-être celle qui a été vendue 1 t. G sli. à la venin Welleslev (juin 1800, iv 100), et qui fait actuellement parlic du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild.

614. Arabesques arec deux Cheraux marins. Au milieu est un ovale ménagé en blanc, ayant aux cotés deux chevaux qui so terminent par des feuilles d'acanthe d'où partent de grands rinceaux d'ornements. Fond noir. (Bartsch, XIII, p. 62, n" 31 . — Duch., n° 369. — Zanetti, p. 106, n" 1 47.)

Haut., 12 inillim.: larg., 103.

Travail soigné, mais un peu mairie.

On n'en connaît que l'épreuve de la coll. Durazio i n" 2934 1, dont il a clé fait uu fac-similé ; vendue 200 florins, elle fait actuellement partie du cabinet do M. le baron Edmond de Rothschild-

615. Arabesques arec un Enfant et deux Dauphins. Un enfant, vu de face, est assis dans le bas et soutient, de ses deux bras élevés, deux dauphins, terminés en volutes et en rosaces, qui portent un vase. (Passav., I, p. 341, n'766.)

Haut , 42 millim.; larg., 13.

Travail allemand dans le goût italien.

Cabinet des estampes de Munich.

616. Arabesques avec une tète de Dauphin. Elle est dans le bas, tournée vers la droite. Les arabesques qui se trouvent en arrière se prolongent vers la gauche jusqu'à plusieurs vases placés les uns sur les autres et dont on ne voit que la moitié. Au-dessus, une corbeille de

fruits près de laquelle est un sphinx ailé, serrant dans ses maius un cordon auquel est suspendue une tablette. Les enroulements qui partent de la gueule du dauphin touchent à un grand vase à mascaron orné d'arabesques, mais dont on ne voit aussi que la moitié. Sur le haut de co vase est perché un oiseau les ailes déployées. (Duch., n° 379.)

H»ut., M miilin».;Ur(ç., Si.

Beau travail italien du quinzième siècle, fort semblable à celui île notre u» 620. Cabinet des estampes de Paris. — Catalogue Malaspina, t. II, p. 11.

617. Arabesques avec un Loup ravissant un agneau. Il est au centre, portant sur le dos un agneau qu'il tient avec sa gueule, et courant vers la droite. Auprès, un berger debout regarde son troupeau qui est à gauche. Dans le fond, du même côté, une maison. A •lroite, un oiseau aux ailes étendues est perché sur un rinceau des arabesques qui garnissent toute la pièce. Les quatre angles sont coupés, et dans chacun d'eux est un demi-cercle en blanc; celui d'en haut est percé, ce qui marque la place d'un clou. (Duelu, n°372.)

Beau travail italien du quinzième siècle.

On ne connaît de cette pièce que l'épreuve du Cabinet des estampes de Paris, provenant de la vente Hossi (n* 153).

Mous en donnons une reproduction.

618. Arabesques aux deux C lierres. Elles sont dans le bas, agenouillées, tournées en sens opposé et supportant un ornement avec une chimère aux ailes doubles, déployées. (Duch., n"36i. — Passav., I, p. 281, et V, p. 217, nD67.)

Haut., 63 millim.; laVg., 27.

Ducheme dit qu'au milieu, dans la marge du bas, se trouve une marque très petite, qu'on peut prendre pour uu P, c'est pourquoi il attribue celte pièce à Pérégrini. C'est en tout cas un travail excellent, supérieur même peut-être au style habituel de cet artiste.

Duchesne en cite deux épreuves : celle de la coll. Sykes (n° 1203 I et celle de la coll. Woodhurn. L'une d'elle est au British Muséum; l'autre est peut-être celle qui fait partie du cabinet de M. le baron Edmond de Rothschild ; elle est a toutes marges.

G 19. Arabesques avec plusieurs Animaux. Dans un seul enroule-

ment de feuillage, se trouvent placées diverses espaces d'oiseaux, ainsi qu'un sini:e, un lapin et un chien. (Duch., n" 353.)

Haut., 90 millim.; larg., 41.

Travail italien <lu quinzième Mè.le.

Catalogue Malaspina, I. Il, p. 11.

(120. Arabesques acec un Oiseau et un Griffon. Dans le bas, à droite, est une figure ailée, une espèce de sphinx, vu de profil. Du milieu de son corps partent des rinceaux qui occupent la majeure partie de l'estampe, et il a sur son épaule une corne d'abondance d'où sortent des enroulements. Un oiseau et un griffon occupent le centre des arabesques, dont les deux bords sont terminés par des ornements dont on ne voit que la moitié. (Duch., n" 371.)

haut., (G millim.; ter g., 65.

Jolie pièce, <lon( l'exécution est attribuée a iVregrini.

Ducliesne n'a connu que l'épreuve «lu Cabinet îles estampes «le Paris et un fia fi menl décrit dans le catalogue Malaspiua, t. II, p. II. — Il y en avait une belle épreuve avec marge, dans la coll. Duraz/.o in* 2fli«jl, vendue 2»1 florins, et qui fait partie «lu cabinet «le M. le baron Edmond de Holbscbild.

Nous donnons un.; reproduction «le <:elte pièce.

(521. Arabesques avec trois Amours. Au milieu est un Amour assis, les deux brus enlacés dans l'enroulement des rinceaux ; au-dessous, deux autres Amours montés sur des chimères qu'ils tiennent enchaînées. Dans le bas, au milieu, une tète de chérubin. (Duch., n°368.)

Trapèie un peu circulaire. H»ut., 31 millim.; larg., en haut, 23; en b»s, 34. Fort joli travail italien du quinzième siècle.

On n*en connaît que l'épreuve du Cabinet des estampes de l'aris.

022. Arabesques acec deux petits Amours et un mascaron. Ils sont assis de chaque côté d'un mascaron surmonté d'un vase; celui de gauche est vu de dos. A gauche un N ; à droite, un 0. Fond noir. (Duch., Voyage d'un Iconophile, p. 327. — Alvin, n°5. — Passav., I, p. 339, n° 747, etV, p. 101, n* 110. — Galichon, n° 7.)

Haut , 23 millim.; larg., 33.

Travail italien du quinzième siècle. Ou interprète généralement les initiales N O comme signifiant Xkvktti opus, et on attribue cette piè.e à Nicolettodc Modône. Celte attribution est cependant douteuse". D'un antre coté, ces lettres n'étant pas à rebours , il n'y faut pas voir un nielle, mais un modèle pour un nielle.

Duchesne n'a connu cette pièce que par l'épreuve qu'il a vue dans le cabinet

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