Abraham partant pour le mont Moriah. Le patriarche et
:m OÎL'VRK I1K PEREGR1M
son disse dirigent vers la gauche. L'âne inarche derrière eux, portant le bois. A droite, viennent deux serviteurs, dont l'un coiffa d'un grand bonnet à plume, et l'autre nu-tcte, portant sur son épaule un baril au bout d'un bâton. Dans le fond, un arbre de chaque côté. Une tablette est suspendue au centre avec des rubans. Dans la marge du bas, la marque P barré. (Duch., n° 10. — Passav. , I, p. 270, et V, p. 207, n° 2.)
H»ut.,50 millim.; larg., 45.
Cabinet des estampes de Paris.— Cabinet Hussi (n« 151), épreuve vendue 100 fr. avec la suivante, et peul-elre la mime que celle du Brilish Muséum.
070. Les Serciteurs d'Abraham an puni de la montagne. Ils sont assis à gauche, le plus âgé s'appuyant sur un bâton ; l'âne est au milieu, sur le devant, couché à terre. Des arbres se trouvent dans le fond, qui est couvert de tailles croisées, excepté à droite où l'on voit un chemin escarpé conduisant à la cime du mont Moriah. Là apparaît Abraham marchant vers la gauche, précédé d'Isaac qui porte sur son épaule le bois destiné au sacrifice. Double bordure linéaire. Dans la marge du bas, le monogramme P barré. (Duch., nMi. - Passav., V, p. 207. u" 3.)
Haut., 48 millim.; larg., 43.
Cabinet des estampes de Paris. — Cabinet Rossi (iv 151). — Bibliothèque Bodléienno A Oxford, coll. Douce. — Britisb Muséum, épreuve enlière, provenant de la coll. Sladc, et une seconde épreuve, plus belle, mais rognée au bas, de sorte que le monogramme a disparu.
071. Abraham sur la montagne. 11 s'avance à droite, vers un rocher escarpé. Dans la main droite, il tient un glaive, et une torche dans la gauche. Isaac le suit portant des fagots do bois. Dans le fond, il y a des arbres. (Duch., n" 12. — Passav., V, p. 207, ne 4.)
Haut., 49 millim.; larg., 44.
Cabinet des estampes de Paris. — British Muséum.
072. Abraham sur le point de sacrifier son fils. Au milieu, Isaac à genoux sur le bûcher va être frappé par son père ; un ange apparaissant dans les airs, à droite, arrête son bras. A droite, lo bélier; à gauche, un arbre. (Duch., n° 13. — Passav., V, p. 207, n°5.)
Haut, 43 millim.: larg., 3 8.
Pièce décrite d'abord par Zani, Enciclop. metod., 2* part., t. III, p. 10 et H,
OEUVRE DE PEREGR INI
d'après une éprouve qu'il a vue en Italie. — Cabinet des estampe* de Paris, épreuve provenant de la coll. Marolle*, rognée dan» le bas.'dc sorle que le monogramme qui devait s'y trouver n'y csl plus.
On le voit, aucune collection ne possède culte belle suilc .
673. Saumon terrassant le lion. Vu presque de face, la téte tournée vers la gauche, il comprime du genou gauche le corps du lion tourné vers lui, auquel il déchire la gueule. Un bouclier est suspendu à ses épaules. A gauche, un petit arbre sur fond noir: du même côté, un rocher. Dans le fond, à droite, une montagne. Fond blanc. Dans la marge du bas, le monogramme CP liés. (Duch., App., A. — Passav., I, p. 27<ï, n° 18, note, et p. 283, n° 431, et V, p. 208, n° 7, note.)
Pièce ronde. Diam., iO millim.
Oltley (An Inyuirg, p. 3J5, n« 7), qui a possédé de cette pièce une épreuve très confuse, obtenue probablement far le tirage au Croît on, et où le monogramme n'est pas visible, a dit qu'elle était de l'Ecole de Bologne, et probablement de Fr. Francia, Duchesne ne la considère pas comme un nielle et s'exprime ainsi à cet égard : « Je ne puis partager l'opinion de M. Ottley, non seulement parce que le fond est reslé en blanc, mais aussi parce que le travail n'a pas les caractères qui distinguent les Iravaux des anciens orfèvres-melleurs. » Passavant, qui y voit un bon travail italien n'est pas d'avis de l'attribuer à Francia. Cependant Ottley a bien vu qu'elle était d'un artiste de l'Ecole de Bologne, et la présence du monogramme résout définitivement la question. Passavant regarde cette pièce comme une imitation du nielle n» 18 de Duchesne (voir notre n* 9), ce qui est contestable.
L'épreuve d'OtUey, qui a ensuite appartenu à Sykes (n* 1 130), vendue 2 £. 14 sh., est au British Muséum.— Passavant en signale une dans la collection Santini.— Celle de la collection Durazzo (n" 2925), avec le monogramme, brillante et avec marge, a atteint le prix de 2*0 florins, et elle fait actuellement partie du cab. de M. le baron Edmond de Rothschild.
Nous avons déjà décrit celle pièce au n» 10, ignorant alors qu'il en existait une épreuve avec le monogramme.
G74. L'Annonciation. Deux petits médaillons, l'un à côté de l'autre, avec figures à mi-corps, vues de profil. Dans le premier est l'archange Gabriel tenant un lis dans la main gauche . Dans le second, la Vierge, les mains jointes, devant un prie-Dieu portant un livre ouvert. Audessus, le Saint-Esprit dans une gloire. Entre les deux médaillons, le monogramme P barré. Bordure linéaire. {Duch., n* 127. — Passav., V,
Diam. de chaque médaillon, 18 millim. Haut, du la planche, 23 millim.; Itrg., 40.
On n'en connaît que l'épreuve du cab. Sykes, n* 1114, vendue S £. S sh., aujourd'hui au British Muséum, où se trouve également une copie de celte pièce.
114 <*:i VRE DE PEREfi RI NI
075. La NuliciliK La sainte Vierge est à genoux, dans le milieu, (lovant l'enfant Jésus couché à terre. A droite, derrière eux. saint Joseph endormi. Dans le fond, u no établi où l'on voit les têtes d'un bcouf et d'un une. A gauche, doux boxers qui accourent. Dans le fond, un paysage montuoux. Sur lo ciel, on voit l'étoile. La composition entière est encadrée par de riches arcades. Dans le haut. Dion le Père ost assis sur un trône; au-dessous, nu médaillon avec ce mot : vin tvs. A droite et à «fauche, doux potits anges avec doux grands écussons. Dans lo milion du soclo. un second médaillon, avec cos lettres : c. p. o.
Haut., 23S unllim.; Urg., VA.
Pièce non diVrile. Col un niodèl<* pour une Paix, cl peut-être l'une il«>> premières «■•■ivres de Peregrini.
On n'en connaît que l'épreuve do la coll. Durazzo (n* 3007), vendue 300 IloriiiS, el qui fait iicluellement parlic du cabinet de .M. le baron Edmond de Rothschild.
07(». La Résurrection de Jésus-Christ. Au premier plan figure le tombeau ouvert et vide, près duquel trois soldats en costume du quinzième siècle sont endormis. Au-dessus, le Christ ressuscité, vu de trois quarts, tourné a gauche, la main droite levée, et tenant dans l'autre l'étendard de la croix, s'élève vers les deux, et touche presque ù la petite partie cintrée qui déborde sur la marge de même que le sommet de la bannière. Ses pieds sont supportés par deux têtes de chérubins rayonnants. De chaque côté du Christ est un ange à genoux en adoration. Des groupes de chérubins voltigent au-dessus, remplissant les deux angles. Au second plan, derrière le tombeau, on aperçoit un grand concours de guerriers, dont plusieurs à cheval ; ils se dirigent vers Jérusalem qui apparaît au fond, entre deux montagnes, dont celle de gauche est couverte d'arbres, et dont celle de droite figure le calvaire avec les trois croix. Dans la marge du bas, cotte inscription en lettres capitales : dk — opvs — peregrini — cpf . (Duch., n° 122. — Passav., 1, p. 278, et V. p. 208, n" 13.)
Haut, de la planche, 81 millim.; larp., «0. Haut, au trait carré, 71 milliro.; larg., 54.
C'est la pièce découverte par Duclicsnc au Cabinet des estampes de Pari», dans un recueil d'anciennes estampes acquises a la vente du cabinet Silvctre en 181 1 , et cellelà même qui fit donner, au graveur du pièces puiianL différents mouogramme* où figure la lettre P, le nom de Peregrini, adopte depuis par les iconographes.
Duchcsue en décrit deux états, qui sont bien doutent :
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• EDVHE DE PERECtlINI
étiit. Non terminé, • en qui se voit surtout dans le fond, autour de la figure du Christ, où l'on aperçoit plusieurs parties blanches ». Cependant ces particularités peuvent provenir de l'imperfection du tirage. — Il n'en signale que l'épreuve du cab. Sykes (n» \ 15), vendue 525 fr. en 1824. Elle provenait de chez Slorck, de Milan, et a appartenu successivement ù Woodburn, à Sykcs, à Wilson (n« 39), et en dernier lieu a Wcllesley (vente de JSflo, n' 114), où elle a été adjugée a 30 ii., puis à Marshall (n* 1<39), où elle a été pajéc 40 £. par le British Muséum. Oltley en donne une reproduction dans sa A Collection «f fac-similés.
2e. Le fond entièrement noir et couvert de tailles croisées. — Il n'en cite que l'épreuve du Cabinet des estampes de Paris, qui est gravée dans son ouvrage, et dont nous donnons aussi une reproduclion. — Celle de la coll. Dtirazzo (n* 202 1 >, très belle et avec marges, a été acquise, au prix de \ 400 florins, par le Cabinet des estampe* «le Berlin. Elle est reproduite dans le catalogue illustré de cette vente.
Dans la même collection a figuré (n* 2922) un tout premier état, non décrit, n'ayant pour inscription que les mots : orvs I'Ebrgri.no. Elle a été payée 2080 florins par M. le baron Edmond de Rothschild.
Plusieurs questions intéressantes provoquées par celte pièce ont été traitées avec des développements dans notre notice sur Peregrini placéoentêtede ce catalogue de son œuvre. Nous devons ajouter ici, ce qui n'a pas encore été remarqué, que le marquis Malaspina, dans son Cutaloyo, t II, p. i V, rapporte que deux plaques d'argent niellées ont été portées de Milan en Angleterre : Tune qui représentait la Yier>je avec l'enfant entouré de saints, l'autre qui avait pour sujet la présente Résurrection, avec l'inscription. Le premier renseignement est parfaitement exact et la plaque venait en efTet de Ciuseppe Slorck, do Milan (voir notre n* 193, page 47). Quant au second, nous pensons qu'il ne peut s'agir que de l'épreuve sur papier,menlionnéc ci-dessus, et qui provenait également de chez Slorck.
077. La Vierge, l'enfant Jésus, saint Paul et saint François d'Assise. La Vierge, tenant l'enfant Jésus sur ses genoux, est assise sur un trône ilont le dossier monte jusqu'au haut de la gravure, et des deux côtés duquel voltigent des chérubins. A droite est saint Paul, les deux mains appuyées sur son épéo; à gauche, saint François, reconnaissais à ses stigmates, tient une petite croix dans la main droite. Au milieu, sur le devant, est le petit saint Jean, à genoux, vu de face, tenant sa croix. Dans la marge du bas, au milieu, la marque P barré. (Duch., n° 58. — Passav., V, p. 209, n" H.)
H»uU, 65 miUira.; larg., 46.
Cabinet des estampes de Pari». - Cabinet de M. le baron James de Rothschild, épreuve provenant de la vente Griftilhs (Londres, 1880, n° 143, vendue 6 £. tOsh ), peut-être colle qui avait fait partie du cab. Buckingham.
078. Saint Jérôme. Il est dans un désert, à genoux, tourné vers la
ŒUVRE DE PEREGH INI
droite et tenant une pierre de la main gauche. En face de lui, sont placés un livre et un crucifix ; un lion est derrière lui. A droite, on voit une caverne dans un rocher; ji gauche, des arhres portant des oiseaux sur leurs branches et le chapeau du saint. Dans la marge du bas, la marque CP barré. (Duch.. n° 170. — Passav., V. p. 2u9, n" 16.)
Haut., 61 millim.; larg., 50.
Duclicsne ne signale que deux épreuves : celle du eah. Svkes, n» 1145, en mauvais étal, vendue seulement 2 el celle du cab. Douce, aujourd'hui A la Bibliothèque Bodléieune, à Oxford. — M. le baron Kdmond de Itothschild en possède une troisième, collée dans l'album de Peregrini. — Il en a figuré une a la deuxième vente de Wellexley (1860, n" 116), mais elle n'a atteint que le prix de 13 *h., avec une «preuve moderne d'un autre nielle (Ducb.,n* !«*).
ÏI. — SUJETS PROFANES
670. Triomphe de Mars. Le dieu de la guerre, vu de trois quarts, tourné à gauche, couvert d'une cuirasse et d'un casque à large panache, est assis sur un char plat à deux roues, dirigé vers la gauche et traîné par deux lions. Son bras gauche est appuyé sur un bouclier ovale, orné d'une figure, et il tient, assise sur ses genoux, Vénus, les jambes drapées, tournée vers lui et enlaçant son cou du bras gauche. Derrière le char marchent Mercure et un autre personnage avec une draperie flottante, attachée à la ceinture et au cou; l'un et l'autre tiennent des chaînes dont Mars et Vénus se trouvent liés. Au-dessus d'eux, une sorte de croix flamboyante. Sur le devant du char est un piquet surmonté d'une boule portant le monogramme au P barré, et sur laquelle se tient debout l'Amour aux yeux bandés, élevant son arc dans la main droite. Un homme nu conduit à pied l'attelage, qui est précédé d'un homme âgé et d'une femme jeune, vêtus mais nu-pieds, et vus presque de face ; lui, sur le devant, portant un court bâton dans la main gauche ; elle, munie d'un long bâton levé, qui touche à un croissant qu'on voit dans les cieux derrière le char du soleil se dirigeant vers la droite. Terrain parsemé d'herbes. Fond noir. (Bartsch, XIII, p. 207, n° 4. — Duch., n° 220. — Passav., V, p. 209, n° 18.)
Haul., 60 millim.; larg., 93.
L'une des pièces les plus importante» de cet artiste.
Ducbesne en indique deux états, dont nous intervertissons l'ordre pour élrc dans le vrai.
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